La Femme d’à côté (1981)
- Par Anne Gillain
Pages 255 à 270
Citer ce chapitre
- GILLAIN, Anne,
- Gillain, Anne.
- Gillain, A.
Citer ce chapitre
- Gillain, A.
- Gillain, Anne.
- GILLAIN, Anne,
Truffaut s’amusait souvent d’une question qu’aimaient lui poser les journalistes : « Où vous situez-vous ? » Le succès du Dernier métro lui avait laissé la désagréable impression qu’il était désormais situé dans la case « patron » du cinéma français, avec une œuvre consensuelle derrière lui. Comme il l’avait fait après le triomphe des 400 coups, il décide de faire voler en éclats ce cliché avec un film qui prendra systématiquement le contre-pied du précédent. Voici l’histoire « simple comme bonjour » qu’il va tourner : deux anciens amants, Bernard Granger (Gérard Depardieu) et Mathilde Bauchard (Fanny Ardant), chacun marié de son côté, se retrouvent par hasard voisins. Le film commence quand Mathilde et son mari emménagent dans la maison « à louer » en face de celle de Bernard. Dans cette tragédie ponctuée par trois scènes de détente collective – jeux de tennis, garden-party, fête pour la sortie d’un livre –, la passion va resurgir et tout ravager sur son passage. Le film se termine lorsque Mathilde retrouve la nuit Bernard dans la maison d’à côté à nouveau vide. Ils font l’amour ; elle lui tire une balle dans la tête et se suicide. C’est cette dernière scène de 27 plans en 4’ 39” que nous examinerons.
1 PR fixe 4’’ – Bernard et sa femme dorment dans leur lit. On entend claquer une porte. Bernard ouvre brièvement les yeux.
2 PR fixe 8’’ – La porte d’une maison battant dans la nuit.
3 PM mobile 17’’ – Reprise du plan 1. Bernard se réveille, se lève et va soulever le rideau…
Date de mise en ligne : 15/02/2022
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
16,98 €