4. Des alternatives à la croissance actuelle ?
Pages 386 à 389
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- BATTISTONI-LEMIÈRE, Anne,
- Battistoni-Lemière, Anne.
- Battistoni-Lemière, A.
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- Battistoni-Lemière, A.
- Battistoni-Lemière, Anne.
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Le sociologue et philosophe français Bruno Latour place la question climatique au cœur de toute réflexion politique. « Il s’agit bien de savoir, au fond, quel peuple nous voulons être sur quel genre de Terre. » La question première est de savoir comment maintenir l’habitabilité de la planète, la question de la production est seconde. Il met en évidence ce lieu Gaïa, qui découle de l’histoire de la vie sur Terre et qui a abouti à créer un milieu de vie de plus en plus habitable, en modifiant la planète Terre sur quelques kilomètres d’épaisseur. Ce concept, plus précis que celui de nature, met en évidence les interactions permanentes entre l’air, les océans, les sols, le climat, tous les éléments du vivant. « Nous ne sommes plus des humains dans la nature mais des vivants au milieu d’autres vivants. » Dans ces conditions, toute la politique est conditionnée au nouveau régime climatique : comment rester sous les deux degrés recherchés par les accords climatiques pour maintenir l’habitabilité de notre territoire dont nous dépendons ?
Tout en étant par conséquent très critique sur les logiques économiques capitalistes, il récuse le terme de décroissance. C’est « une idée juste (qui) est annulée par le manque de soin dans le choix des mots. “Croître”, mais c’est un mot magnifique, c’est le terme même de tout ce qui est engendré, c’est le sens de la vie même ! Rien ne me fera associer “décroissance” avec un quelconque progrès dans la qualité de vie. » Il faut maintenir le besoin et l’envie de prospérer, alors que l’obsession pour la production destructrice actuelle empêche bien des gens d’accéder à la prospérité…
Date de mise en ligne : 18/10/2022
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