Introduction : un espoir sans fin
- Par Alain Bertho
Pages 7 à 11
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- BERTHO, Alain,
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- Bertho, A.
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« Datazone est le nom qui désigne un espace imaginé, ponctué de villes immenses ou de déserts, reliés les uns aux autres par les promesses d’un destin compromis. Cette galaxie terrestre est la nôtre. » Terreur sur papier glacé du pouvoir nord-coréen ou de la finance des émirats, désastre écologique au Nigeria, Japon éventré par le tsunami, Flint (Michigan) éventré par les friches industrielles, horreur de la vie quotidienne à Mumbai, murs de barbelés au centre de l’Europe, maisons particulières gardées les armes à la main à Kaboul, pôles en surchauffe : le photographe Philippe Chancel, exposé à Arles en 2019, nous en dresse un portrait saisissant.
Mis en vis-à-vis, ces clichés des quatre coins du monde bousculent notre raison plus efficacement que des démonstrations argumentées. La discussion n’est pas de mise : le désastre de l’humanité ne se divise pas en catastrophes séparées, bien rangées dans des cases comme autant de rubriques de débat télévisuel : l’économie, l’écologie, la politique, les relations internationales. Non, il ne se divise pas, il se décline dans toutes les facettes de notre perte de contrôle global. Cette « galaxie » du désastre relie avec évidence, la folie égocentrée des pouvoirs et des finances, l’extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des États dans l’extension de la guerre et la destruction de la planète.
La voix du Paul Nizan d’Aden Arabie nous revient comme un songe du siècle dernier, celui d’un Monde qui « avait l’air du chaos que les Grecs mettaient à l’origine de l’Univers dans les nuées de la fabrication…
Date de mise en ligne : 30/04/2024
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