XIX. Séminaire du 15 mai 1985
Pages 291 à 317
Citer ce chapitre
- CASTORIADIS, Cornelius,
- Castoriadis, Cornelius.
- Castoriadis, C.
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- Castoriadis, C.
- Castoriadis, Cornelius.
- CASTORIADIS, Cornelius,
Notes
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[1]
<Cf. les cinq séminaires, du 12 janvier au 9 mars 1983, repris dans CQFG1, p. 164-264.>
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[2]
<Allusion sans doute à la « foule bigarrée d’hommes peu recommandables » (Lois, IV, 707b, trad. Brisson et Pradeau).>
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[3]
<G. Grote, Plato and the Other Companions of Sokrates (1867), Londres, J. Murray, 3 vol., rééd. Cambridge, Cambridge University Press, 2010.>
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[4]
<Cf. Castoriadis, SPP (séminaires février-avril 1986), p. 25-28, 70-76, 192-194 ; SV, p. 337-339.>
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[5]
<Cf. les séminaires des 18 avril, 2 mai et 9 mai 1984, dont la substance est reprise dans « Anthropogonie… » et dans « Notes sur quelques moyens de la poésie », FP, p. 13-61, rééd. p. 17-75 ; et les séminaires des 4 mai et 25 avril 1984, CEL, p. 135-153, 224-234.>
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[6]
<CQFG 1, p. 65-74 (séminaire du 24 novembre 1982), p. 85-120 (1er et 15 décembre 1982), p. 150-160 (12 janvier 1983).>
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[7]
<Cf. ibid., p. 77-83 (séminaire du 24 novembre 1982).>
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[8]
<Aristote, Physique, I, 185a 15.>
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[9]
<Cf. Castoriadis, « Portée ontologique de l’histoire de la science », DH, surtout p. 438-441, rééd. p. 548-551 (texte qui reprend des exposés de mai et juin 1985, donc à peu près contemporains de ce séminaire).>
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[10]
<CQFG1, p. 203 sq. (séminaire du 23 février 1983). Mais déjà dans « Valeur, égalité… » (1975), CL, p. 270-278, 306-313, rééd. p. 352-363, 401-409.>
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[11]
<Cf. CQFG 1, p. 203, 254, et les notes complémentaires correspondantes.>
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[12]
<Sur cette opposition phusis/nomos chez Castoriadis, voir, outre « Valeur, égalité… » (1975), loc. cit., CQFG 1, p. 203-205, 223-224 (séminaire du 23 février 1983), p. 253-261 (séminaire du 9 mars 1963) ; aussi CEL, p. 221-223 (séminaire du 25 avril 1984) ; et FF, p. 23-25, rééd. p. 26-28.>
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[13]
<F. Heinimann, Nomos und Physis. Herkunft und Bedeutung einer Antithese im griechischen Denken des 5. Jahrhunderts, Bâle, Friedrich Reinhardt AG, 1945, rééd. Darmstadt, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 1978 ; M. Ostwald, Nomos and the Beginnings of the Athenian Democracy, Oxford, Oxford University Press, 1969, rééd. Wesport, Greenwood Press, 1979 ; E. Benveniste, Vocabulaire des institutions indo-européennes, Paris, Minuit, 1969, t. 1, p. 84-86.>
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[14]
<Sophocle, Électre, v. 150.>
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[15]
<Platon, Protagoras, 339c.>
-
[16]
<Thucydide, V, 105.1 (dialogue entre les Athéniens et les Méliens).>
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[17]
<Hérodote, I, 94.2.>
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[18]
<Aristote, Éth. Nic., V, 5, 1133a 25-31.>
-
[19]
<Pindare, frag. 49 de l’éd. Puech. L’expression est surtout connue de nos jours grâce à la citation d’Hérodote, III, 39.>
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[20]
<Héraclite, DK 22 B 114.>
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[21]
<Frag. rapporté par Diogène Laërce, IX, 72 (= DK 68 B 117).>
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[22]
<Voir surtout CQFG1, p. 255-259.>
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[23]
<Aristote, Politique, III, 16, 1287a 32.>
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[24]
<Hérodote, VII, 101-104.>
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[25]
<Cf. J. Burnet, L’Aurore de la philosophie grecque (1892), trad. Aug. Reymond, Paris, Payot, 1910, rééd. 1970, p. 39-52, spéc. p. 48. ; G.S. Kirk, J.E. Raven et M. Schofield, Les Philosophes présocratiques, trad. fr. Éd. Universitaires Fribourg Suisse-Éd. du Cerf, Paris, 1995, p. 79-103 (de la 2e éd. angl. 1983). Nos principales sources sont ici Aristote, Métaphysique, A 3, 983b 6, et De caelo, B13, 294a28.>
-
[26]
<Aristote, De anima A 2, 405a 19.>
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[27]
<Cf. Castoriadis, FP, p. 296-298, rééd. p. 356-359.>
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[28]
<Cf. CQFG1, p. 187-201.>
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[29]
<Sources et discussion in J. Burnet, L’Aurore de la philosophie grecque, op. cit., p. 77-83 ; G.S. Kirk et al., Les Philosophes présocratiques, op. cit., p. 151-171.>
-
[30]
<Formulée par Meyer en 1901 dans sa Geschichte des Altertums et surtout connue aujourd’hui par la discussion de Weber en 1906 (voir Essais sur la théorie de la science, op. cit., p. 300-319) ; cf. aussi Castoriadis, SV, p. 28-34 et 411-413.>
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[31]
<P. Anderson, The Guardians of Time, New York, Ballantine, 1960 ; trad. fr. : La Patrouille du temps, Verviers, Marabout, 1965.>
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[32]
<Chiffre légèrement sous-évalué, le PS ayant obtenu 31 % des voix (tout en en perdant 6,5 %).>
Nous nous sommes essentiellement intéressés ces dernières années à la naissance de la démocratie et à certains aspects de l’imaginaire grec. Il n’a été question de la philosophie, l’autre aspect de la création grecque, que quand nous avons parlé de sa naissance même et évoqué certains grands noms comme Anaximandre ou Héraclite. Nous allons aborder maintenant la période de la crise, de la mort en fait de la démocratie, et voir aussi quelles sont les conclusions qu’en tire un très grand philosophe, le plus grand probablement qui ait jamais existé, à savoir Platon, ennemi acharné de la démocratie et du dèmos. Pour lui, il l’écrit en toutes lettres, la démocratie est le règne de la crapule ; et à partir de là, il va présenter les choses d’une certaine manière, y compris les événements historiques. Mais il édifie aussi une philosophie qui est un véritable labyrinthe – qu’on ne saurait réduire à un système, même si les professeurs de philosophie ont toujours essayé de faire de Platon un philosophe systématique et d’éliminer de l’œuvre tout ce qui ne semble pas correspondre à l’idée qu’ils s’en font. Pourtant, on ne peut pas non plus se contenter – ce fut au xixe siècle la tendance de gens comme Grote, dont il faut par ailleurs saluer le travail – d’affirmer l’absence de système et la présence d’orientations plus ou moins contradictoires et plus ou moins acceptables. C’est infiniment plus compliqué que cela. Certes, d’un côté, l’on peut avancer sans simplification outrancière que la tonalité des énoncés platoniciens, sur le plan politique mais aussi philosophique, est essentiellement antidémocratique ; et que cet aspect est lié à toute sa philosophie, qu’elle soit ou non systématique…
Date de mise en ligne : 26/08/2022
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