XVIII. Séminaire du 24 avril 1985
Pages 261 à 289
Citer ce chapitre
- CASTORIADIS, Cornelius,
- Castoriadis, Cornelius.
- Castoriadis, C.
Citer ce chapitre
- Castoriadis, C.
- Castoriadis, Cornelius.
- CASTORIADIS, Cornelius,
Notes
-
[1]
<Thucydide, VI, 91.6.>
-
[2]
<Ibid., I, 78.1, 140.1.>
-
[3]
<Ibid., I, 22.2-4.>
-
[4]
<Sophocle, Antigone, v.368-370 ; et Castoriadis, DH, p. 300-303, rééd. p. 375-378 ; FP, p. 25-27, rééd. p. 32-35 ; CEL, p. 141-145.>
-
[5]
<M. Weber, Économie et Société (1918-1920), Paris, Plon, 1971, p. 3-26 ; « Essai sur quelques catégories de la sociologie compréhensive » (1913), repris in Essais sur la théorie de la science, Paris, Plon, 1965, p. 325-398. Cf. la critique de la « rationalité instrumentale » et de la méthodologie wébériennes in Castoriadis, « Individu, société, rationalité, histoire » (1988), MM, p. 39-69, rééd. p. 47-86.>
-
[6]
<C. von Clausewitz, De la guerre, op. cit., p. 545-546.>
-
[7]
<Ibid., p. 550.>
-
[8]
<Cf. IIS, p. 98-103, rééd. p. 106-111.>
-
[9]
<Thucydide, II, 2-5.>
-
[10]
<M.I. Finley, La Sicile antique (1968), trad. fr., Paris, Macula, 1985, rééd. 1997, p. 70-83.>
-
[11]
<Ibid., p. 74.>
-
[12]
<Cf. C. Castoriadis, « Héritage et révolution » (1985-1996), in FP, p. 139-142, rééd. p. 167-171. C’est cet aspect qui sera développé dans les années 1950 par Castoriadis et Lefort dans Socialisme ou Barbarie. Voir C. Castoriadis, L’Expérience du mouvement ouvrier, 1. Comment lutter, op. cit. ; C. Lefort, « L’expérience prolétarienne » (1953), repris in Éléments d’une critique de la bureaucratie, Genève-Paris, Droz, 1971, p. 39-58, rééd. Gallimard, coll. « Tel », p. 71-97. Castoriadis reviendra en 1973 sur ces thèmes dans « La question de l’histoire du mouvement ouvrier », L’Expérience du mouvement ouvrier, 1, p. 11-120.>
-
[13]
<Thucydide, III, 27-28 ; IV, 76 ; VIII, 21 ; I, 117.>
-
[14]
<Ibid., IV, 78, 2-3.>
-
[15]
<Ibid., IV, 80.4.>
-
[16]
<Ibid., IV, 108.2-5.>
-
[17]
<Ibid., IV, 81, 86-87, 105, 114, 120-121.>
-
[18]
<Ibid., IV, 104-107.>
-
[19]
<Ibid., IV, 81.>
-
[20]
<Ibid., IV, 84.2.>
-
[21]
<Cf. CEL, p. 40-41, 61-67 ; et les textes cités dans les notes complémentaires, p. 282-284.>
-
[22]
<Hérodote, VII, 144.>
-
[23]
<Thucydide, IV, 66-74.>
-
[24]
<Ibid., II, 67.1.>
-
[25]
<Cf. C. Castoriadis, CQFG1, p. 85-86, 103-104, 116-118, et les notes complémentaires p. 320-321, 326-328.>
-
[26]
<Voir ici même, p. 157-158.>
-
[27]
<Thucydide, IV, 108.7.>
-
[28]
<Ibid., IV, 108.4.>
-
[29]
<M.I. Finley, L’Invention de la politique, op. cit., dont le dernier chapitre est intitulé « Idéologie ». Cf. p. 33 : « Je pense simplement que dans un exposé sur la politique ancienne, la terminologie traditionnelle est plus commode, et ne comporte pas d’inconvénient. » >
-
[30]
<Thucydide, III, 86.4.>
-
[31]
<Ibid., VI, 11.1.>
-
[32]
<M.I. Finley, La Sicile antique, op. cit., p. 79.>
-
[33]
<Thucydide, VI, 49.>
-
[34]
<Ibid., VI, 9-14.>
-
[35]
<Ibid., VI, 11.4-5 (trad. Louis Bodin et Jacqueline de Romilly).>
-
[36]
<Ibid., VI, 16-26.>
-
[37]
<Ibid., VI, 15.2.>
-
[38]
<Ibid., VI, 15.4.>
-
[39]
<Ibid., VI, 16.2.>
-
[40]
<Plutarque, Vie d’Alcibiade, 9.1-2.>
-
[41]
<Cf. CQFG1, p. 185-201.>
-
[42]
<Hérodote, I, 5 ; cf. CEL, p. 247-249.>
-
[43]
<Sophocle, Antigone, v. 365-366 ; cf. Castoriadis, FP, p. 25-26, rééd. p. 32-33.>
-
[44]
<Thucydide, III, 82.2.>
-
[45]
<Ibid., III, 82-83.>
-
[46]
<E. Kant, Projet de paix perpétuelle. Esquisse philosophique (1795), Paris, Vrin, 1948 ; rééd. bilingue, trad. J. Gibelin, 2002, p. 76-77.>
-
[47]
<Allusion à la visite, le 5 mai 1985, du président américain Reagan et du chancelier Kohl au cimetière de Bitburg, où étaient enterrés de très nombreux SS, qui suscita à l’époque de violentes polémiques.>
-
[48]
<Aristote, Éth. Nic., V, 5, 1134a 30-32, 1134b 14-15. Cf. Castoriadis, CEL, p. 200-202.>
-
[49]
<Sur la « fabrication sociale de l’individu » et la « fiction incohérente de l’individu-substance », voir aussi IIS (1975), chap. VI ; « Pouvoir, politique, autonomie » (1988), in MM, spéc. p. 113-119, rééd. p. 137-145 ; « Fait et à faire » (1989), in FF, spéc. p. 26-53, rééd. p. 30-63 ; « La démocratie comme procédure et comme régime » (1993-1995), in MI, spéc. p. 221-224, rééd. p. 268-270.>
Nous avons parlé la dernière fois de la théorie de la guerre chez Thucydide. Je voudrais apporter un complément aujourd’hui, avant de passer à un autre aspect : le conflit comme guerre civile entre démocrates et oligarques. Dans cette théorie, nous distinguions trois éléments, surplombés en quelque sorte par une idée plus générale, celle de l’existence de centres de puissance, de la poussée à un moment donné d’un de ces centres et de la dynamique à peu près autonome des événements ainsi déclenchée. Les trois éléments sur lesquels nous allons revenir maintenant se dégagent très nettement du texte, sans qu’il soit nécessaire, me semble-t-il, de le solliciter. En premier lieu, il y a effectivement des stratégies rationnelles, celle de Périclès notamment, dont la rationalité est en quelque sorte confirmée par les conseils d’Alcibiade aux Spartiates : il faut savoir ce que les Athéniens craignent le plus, et faire très exactement cela même. Cette stratégie retournée sera en fin de compte gagnante, malgré la fantastique énergie que déploie encore le peuple athénien. Deuxièmement, il existe aussi des facteurs que l’on pourrait appeler et qu’en tout cas nous appellerons irrationnels. Ils ont une importance énorme, et Thucydide parle à leur propos d’éléments para logon ou hèkista epi rhètois, ceux qui peuvent se dire ou se penser le moins (le terme grec pour les nombres irrationnels est arrhètos, « indicible »), ou encore para doxan. Troisièmement, non seulement ces facteurs sont toujours présents, mais la guerre elle-même tend à les engendrer : la guerre, Thucydide le dit explicitemen…
Date de mise en ligne : 26/08/2022
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
14,00 €