IV. Cinq petits écrits
- Par Frédéric Berthet
Pages 51 à 54
Citer ce chapitre
- BERTHET, Frédéric,
- SÉITÉ, Yannick
- et PATRON, Sylvie,
- Berthet, Frédéric.
- Berthet, F.
- Y. Séité
- et S. Patron
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- Berthet, F.
- Y. Séité
- et S. Patron
- Berthet, Frédéric.
- BERTHET, Frédéric,
- SÉITÉ, Yannick
- et PATRON, Sylvie,
Notes
-
[1]
34/44, n° 2, printemps 1977, p. 112-116.
Et si quelqu’un un jour me disait : tu te dépêcherais pas un peu beaucoup, moi je dirais : très bien ! tout à fait ça peut-être ! cette idée me plairait, dirais-je – et je lui expliquerais, comment, dans une rue à l’aube, vers Londres ou vers Paris ou Rome, je conçus en courant (en courant ! suave !) CINQ PETITS ÉCRITS ! Et pourquoi si AVEUGLÉMENT ! Naturellement je lui expliquerais encore bien d’autres choses, et par exemple comment j’étais si pressé d’en finir (« le jour dans ce bar a commencé sur mon désespoir – d’en finir ! ») et pourtant mis au pas, contraint forcé, retardé ou scandé d’une chanson bien vieille ou bien nouvelle, savais-je ! Une cérémonie dans la bousculade, en somme, voilà, ça se passait… c’était… ô Raison : vieux Château. Allons : à nos allures très personnelles – tu fais promenade regards rapides arrêts très idiomatiques styles inaperçus – tu fais grande rafle petits billets et connaissance entre tes mains retrouvé au petit matin sur le port en whisky de velours noir – tu fais l’angle des jambes n’a jamais été un instrument de mesure l’hôtel est rose en face du débarcadère il fait chaud avec couleurs à l’appui le téléphone vient de sonner beau jeune homme car elles sont innombrables autant qu’il te faudra chaque fois en chœur nous nous échangerons et circulerons nous ignorerons même notre nom – ho ho nous frôlons d’innombrables cortèges, c’est fou le plaisir qu’on prend à s’imaginer en fauteuil à roulettes ma jeunesse ! – Déjà vu ? Déjà vu ? Moi j’ai rien vu rien vécu…
Date de mise en ligne : 05/11/2024
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