Article de revue

Famille, je vous ai !

Pages 53 à 63

Citer cet article


  • Lebrun, P.-B.
(2025). Famille, je vous ai ! Les Cahiers de l’Actif, 592-593(4), 53-63. https://doi.org/10.3917/caac.592.0053.

  • Lebrun, Pierre-Brice.
« Famille, je vous ai ! ». Les Cahiers de l’Actif, 2025/4 n° 592-593, 2025. p.53-63. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-les-cahiers-de-l-actif-2025-4-page-53?lang=fr.

  • LEBRUN, Pierre-Brice,
2025. Famille, je vous ai ! Les Cahiers de l’Actif, 2025/4 n° 592-593, p.53-63. DOI : 10.3917/caac.592.0053. URL : https://shs.cairn.info/revue-les-cahiers-de-l-actif-2025-4-page-53?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/caac.592.0053


Notes

  • [1]
    Jacques Ellul (1912-1994), philosophe, sociologue et historien du droit, auteur d’une soixantaine de livres, souvent qualifié d’anarchiste chrétien (il considère la Bible comme un texte libertaire), a théorisé la révolution politique et sociale « du quotidien », à l’échelle individuelle, convaincu que chacun peut, face à la puissance (la capacité de faire quelque chose), opposer sa « non-puissance » (la capacité de faire et le choix de ne pas faire) pour ne pas être contraint à l’impuissance (l’incapacité de faire). Sa devise était « exister, c’est résister ».
  • [2]
    CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), Tous vulnérables ? Étude les Français et les vulnérabilités, 30 septembre 2025.
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Questionner la place des familles dans l’accompagnement, pourquoi pas, mais d’abord : qu’est-ce que la famille ? La définir n’est pas chose aisée : on peut la considérer comme un groupe de personnes, vivantes ou non, reliées entre elles par des liens de parenté (ascendants, descendants) ou des alliances (mariage).C’est vague.Et ça en fait, du monde !Mais si la nièce de mon arrière-grand-oncle fait bien partie de ma famille, merci, même si elle insiste, de ne pas l’impliquer dans mon accompagnement et de ne pas l’interroger sur ma fin de vie.
La famille se crée par le mariage ou la filiation (le concubinage et le PACS ne créent pas de famille tant qu’un bébé n’est pas venu égayer le quotidien du couple). Le mari de la sœur de mon épouse fait partie de ma famille (je suis relié à la sœur de mon épouse par mon mariage et à son mari par le sien), mais le père de ma compagne n’en fera partie que si nous le transformons un jour en grand-père (ou que notre mariage le désigne comme mon beau-père, dont je deviendrai alors obligé alimentaire).
Ah oui ! Il faut ajouter cette dimension économique (potentiellement ruineuse) : je suis obligé alimentaire de mes ascendants, de mes ascendants, de mon époux ou épouse et de ses parents, mais je ne le suis pas de mon concubin ou de ma concubine et de mon ou ma partenaire de PACS (le PACS ne crée qu’un devoir dont il est simple de se dégager, il suffit de se dépacser, c’est une décision unilatérale : le PACS a fait entrer la répudiation dans le Code civi…


Date de mise en ligne : 13/02/2026

https://doi.org/10.3917/caac.592.0053

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