Chapitre premier. Le corps des condamnés
- Par Michel Foucault
Pages 9 à 40
Citer ce chapitre
- FOUCAULT, Michel,
- Foucault, Michel.
- Foucault, M.
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- Foucault, M.
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Notes
-
[1]
Pièces originales et procédures du procès fait à Robert-François Damiens, 1757, t. III, p. 372-374.
-
[2]
Gazette d'Amsterdam, Ier avril 1757.
-
[1]
Cité in A.L. Zevaes, Damiens le régicide, 1937, p. 201-214.
-
[2]
L. Faucher, De la réforme des prisons, 1838, p. 274-282.
-
[1]
Robert Vaux, Notices, p. 45, cité in N.K. Teeters. They were in prison, 1937, p. 24.
-
[2]
Archives parlementaires, 2e série, t. LXXII Ier déc. 1831.
-
[1]
I.C. de Beccaria, Traité des délits et des peines, 1764, p. 101 de l'édition donnée par F. Hélie en 1856, et qui sera citée ici.
-
[1]
B. Rush, devant la Society for promoting political enquiries, in N.K. Teeters, The Cradle of the penitentiary, 1935, p. 30.
-
[2]
Cf. Annales de la Charité, II, 1847, p. 529-530.
-
[1]
Texte anonyme, publié en 1701.
-
[2]
Supplice des traîtres décrit par W. Blackstone, Commentaire sur le Code criminel anglais, trad. 1776, 1, p. 105. La traduction étant destinée à faire valoir l'humanité de la législation anglaise par opposition à la vieille Ordonnance de 1760, le commentateur ajoute : « Dans ce supplice effrayant par le spectacle, le coupable ne souffre ni beaucoup ni longuement. »
-
[3]
Cf. Ch. Hibbert, The Roots of evil, éd. de 1966, p. 85-86.
-
[1]
Le Peletier de Saint-Fargeau, Archives parlementaires, t. XXVI, 3 juin 1791, p. 720.
-
[2]
A. Louis, Rapport sur la guillotine, cité par Saint-Edme, Dictionnaire de pénalité, 1825, t. IV, p. 161.
-
[1]
Thème fréquent à l'époque : un criminel, dans la mesure même où il est monstrueux, doit être privé de lumière : ne pas voir, ne pas être vu. Pour le parricide il faudrait « fabriquer une cage de fer ou creuser un impénétrable cachot qui lui servît d'éternelle retraite ». De Molène, De l'humanité des lois criminelles, 1830, p. 275-277.
-
[2]
Gazette des tribunaux, 30 août 1832.
-
[1]
G. de Mably, De la législation, Œuvres complètes, 1789, t. IX, p. 326.
-
[1]
E. Durkheim, « Deux lois de l'évolution pénale », Année sociologique IV, 1899-1900.
-
[1]
De toute façon, je ne saurais mesurer par des références ou des citations ce que ce livre doit à G. Deleuze et au travail qu'il fait avec F. Guattari. J'aurais dû également citer aussi à bien des pages le Psychanalysme de R. Castel et dire combien j'étais redevable à P. Nora.
-
[2]
G. Rusche et O. Kirchheimer, Punishment and social structures, 1939.
-
[1]
Cf. E. Le Roy-Ladurie, « L'histoire immobile », Annales, mai-juin 1974.
-
[1]
E Kantorowitz, The King's two bodies, 1959.
-
[1]
J'étudierai la naissance de la prison dans le seul système pénal français. Les différences dans les développements historiques et les institutions rendraient trop lourde la tâche d'entrer dans le détail et trop schématique l'entreprise de restituer le phénomène d'ensemble.
Damiens avait été condamné, le 2 mars 1757, à « faire
amende honorable devant la principale porte de l'Église de
Paris », où il devait être « mené et conduit dans un tombereau, nu, en chemise, tenant une torche de cire ardente du
poids de deux livres », puis, « dans le dit tombereau, à la
place de Grève, et sur un échafaud qui y sera dressé, tenaillé
aux mamelles, bras, cuisses et gras des jambes, sa main
droite tenant en icelle le couteau dont il a commis le dit
parricide, brûlée de feu de soufre, et sur les endroits où il sera
tenaillé, jeté du plomb fondu, de l'huile bouillante, de la poix
résine brûlante , de la cire et soufre fondus et ensuite son
corps tiré et démembré à quatre chevaux et ses membres et
corps consumés au feu, réduits en cendres et ses cendres
jetées au vent ».
« Enfin on l'écartela, raconte la Gazette d'Amsterdam.
Cette dernière opération fut très longue, parce que les chevaux dont on se servait n'étaient pas accoutumés à tirer ; en
sorte qu'au lieu de quatre, il en fallut mettre six ; et cela ne
suffisant pas encore, on fut obligé pour démembrer les cuisses
du malheureux, de lui couper les nerfs et de lui hacher les
jointures...
« On assure que quoiqu'il eût toujours été grand jureur, il
ne lui échappa aucun blasphème ; seulement les excessives
douleurs qui lui faisaient pousser d'horribles cris, et souvent
il répéta : Mon Dieu, ayez pitié de moi ; Jésus, secourez-moi.
Les spectateurs furent très édifiés de la sollicitude du curé de
Saint-Paul qui malgré son grand âge ne perdait aucun
moment pour consoler le patient…
Date de mise en ligne : 26/11/2021
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