Les idées originales d’Howard Becker pour enseigner la sociologie
- Par Jean Peneff
Pages 401 à 410
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Notes
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[1]
H. Mendras dans le souvenir de son passage à Chicago décrit un décor similaire : « Chez Lloyd Warner, le séminaire se tenait dans une sorte de salon où, affalés dans des sofas profonds, nous discutions les premiers résultats de Yankee-City », Comment devenir sociologue ?, Arles, Actes Sud, 1995, p. 46.
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[2]
Voir par exemple, sur son site Internet, le cours donné en 1997 à Santa Barbara (University of California), « Telling about society. Syllabus and class schedule ». Le programme des lectures proposées, les recherches demandées aux étudiants, les obligations de mise en forme des observations stupéfieraient un enseignant français. Avec toujours comme obsession le développement du sens critique et du travail autonome de l’étudiant.
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[3]
Writing for sociologists, p. 91. Le fait de corriger attentivement les papiers de ses étudiants est associé, pour Becker, à la libre disposition de son temps par les étudiants, à la faculté. Par exemple, la porte de son bureau est constamment ouverte ; celui qui passe à l’improviste est reçu, discute dix minutes et disparaît.
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[4]
Hommage à Howard S. Becker, textes réunis par Jean-Pierre Briand et Henri Peretz, Travaux et Documents, Paris VIII Vincennes Saint-Denis, 1996-1, p. 77.
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[5]
Idem, p. 78.
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[6]
Surtout s’ils abusent des notions mal définies, des concepts passe-partout, des béquilles ou artifices (« untel a montré ») ou des tendances actuelles voulues par les éditeurs : légèreté des notes, références en rafales à d’autres auteurs, toute une régression du mode de preuves par imposition de standards internationaux de la référence bibliographique.
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[7]
« Modest proposals for graduate programs in sociology », The American Sociologist, vol. 4, n° 3, pp. 227-234.
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[8]
C’est ce que j’avais suggéré dans un article sur le football et les analyses des intellectuels sur ce jeu. Jean Peneff, 2000, « Football : la pratique, la carrière, les groupes », Sociétés contemporaines, n° 37.
Parution originale : L’art du terrain, Mélanges offerts à Howard S. Becker, sous la direction de Alain Pessin et Alain Blanc, L’Harmattan, 2004, pp. 15-28.
Est-ce que j’aime enseigner ? Assurément, oui ! Je n’aime pas ce qui va avec : l’administration des départements, les réunions et les votes, l’établissement des programmes et les discussions des jurys. Mais j’aime m’asseoir au milieu de jeunes gens, bavarder ou parler de choses intéressantes, ce qui est ma conception de la pédagogie ou de ce qu’elle devrait être. Ces dernières années, j’ai souvent préféré instruire les débutants plutôt que les étudiants de maîtrise ou de DEA, peut-être parce que ces derniers sont si obsédés par le besoin de titres et de diplômes, par l’idée de l’emploi et des moyens pour l’obtenir, ils sont déjà si professionnels (je ne peux les en blâmer), qu’ils en ont perdu toute fantaisie. – Howard Becker et Shirah Hecht, « Talk between teachers », Qualitative Sociology, 1997, n° 4.
Personne d’autre qu’Howard Becker n’a autant réfléchi et écrit sur l’enseignement de la sociologie (surtout si on y inclut les conseils pour la rédaction) : un livre, plusieurs articles, des échanges avec de jeunes enseignants. Becker appartient à cette génération instruite par Hughes qui a lui-même écrit sur la pédagogie en sociologie et mis en valeur les travaux de ses étudiants. Il y a peut-être autre chose que le besoin d’un contact avec les jeunes générations et la transmission d’expériences. C’est ce que je pressentais quand je lui demandai l’autorisation d’assister pendant un semestre à l’un de ses cours…
Date de mise en ligne : 10/08/2023
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