Chapitre 5. Soigner la différenciation de soi en équipe
Pages 65 à 85
Citer ce chapitre
- MEYNCKENS-FOUREZ, Muriel,
- KINOO, Philippe,
- MEYNCKENS-FOUREZ, Muriel
- et VANDER BORGHT, Christine,
- Meynckens-Fourez, Muriel.
- Meynckens-Fourez, M.
- P. Kinoo,
- M. Meynckens-Fourez
- et C. Vander Borght
https://doi.org/10.3917/dbu.kinoo.2019.01.0065
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- Meynckens-Fourez, M.
- P. Kinoo,
- M. Meynckens-Fourez
- et C. Vander Borght
- Meynckens-Fourez, Muriel.
- MEYNCKENS-FOUREZ, Muriel,
- KINOO, Philippe,
- MEYNCKENS-FOUREZ, Muriel
- et VANDER BORGHT, Christine,
https://doi.org/10.3917/dbu.kinoo.2019.01.0065
Notes
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[1]
Avec l’aimable autorisation des éditions De Boeck, nous reproduisons ci-après des extraits de l’article paru sous la référence Meynckens-Fourez M. (1999), « Au sein d’une institution résidentielle, la différenciation entrave-t-elle la cohésion ? », Cahiers de psychologie clinique, 13, 187-205.
-
[2]
Nous reprenons l’expression à Robert Pauzé et Linda Roy (1987) qui ont écrit un article intitulé « Agrégat ou système : indices d’analyse », Traces de faire, 4, 41-57.
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[3]
Une équipe, une institution n’est pas une famille – leurs finalités sont très différentes – mais, étant tous des systèmes humains, nous nous autorisons à certaines analogies qui doivent bien sûr tenir compte des contextes différents.
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[4]
« Divin » est à comprendre au sens large, comme l’entend Marcel Gauchet ; il est question de ce qui transcende et façonne l’humain.
-
[5]
Ce qui suit s’inspire largement de l’article de Meynckens-Fourez M. (2017), « L’équipe et ses coéquipiers : pour le meilleur et pour le pire », Thérapie familiale, 38(4), 371-392. Nous remercions Brigitte Waternaux (rédactrice en chef) et Marina Casselyn représentant les éditions Médecine et Hygiène de Genève de nous avoir donné l’autorisation d’utiliser cet article pour la rédaction de ce livre.
-
[6]
In Benoit, J.-C., Malarewicz, J.-A., Beaujean, J., Colas, Y. et Kannas, S. (1988), Dictionnaire clinique des thérapies familiales systémiques, Paris : ESF.
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[7]
Pour rappel Watzlawick et al. (1972) ont identifié trois types de réponse à toute communication : l’acceptation qui renforce positivement la personne, le refus qui entraîne un conflit et le déni qui nie la personne et qui, à terme, est hautement pathogène.
Comme évoqué dans le chapitre précédent, un des défis quotidiens du travail en équipe consiste à se positionner de manière différenciée (forces de déliaison) tout en prenant en compte le collectif et les collègues (forces de liaison). Ce challenge est d’autant plus difficile à relever que les émotions vécues dans la prise en charge des bénéficiaires font vivre aux professionnels des affects méconnus et parfois contradictoires. Le risque d’un enlisement dans l’émotionnel est alors bien présent.
Le concept de différenciation du soi développé par Murray Bowen (1984) (Meynckens-Fourez et Henriquet-Duhamel, 2005) peut nous éclairer, car relancer un processus de différenciation entre les membres d’une équipe reste une des finalités que nous poursuivons lors d’une supervision. Dans le cadre de supervisions cliniques, cela doit autoriser chaque professionnel à donner son point de vue sur le bénéficiaire ; dans le cadre de supervisions institutionnelles, l’idée est que chacun puisse s’énoncer, sans entraîner l’autre dans des conflits stériles ou des coalitions paralysantes.
Sur le plan biologique, le processus de différenciation est à l’œuvre dès le stade embryonnaire : la multiplication cellulaire se conjugue avec la différenciation, car au départ d’une seule cellule qui se divise se produit aussi leur spécialisation donnant naissance à des organes spécifiques. C’est à partir du contact avec d’autres organes que leurs extensions vont être coordonnées et limitées : c’est un processus naturel qui s’appelle l’…
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