1 - Aux fondements de l’Oman moderne
- Par Marc Valeri
Pages 17 à 56
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- VALERI, Marc,
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- Valeri, M.
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Notes
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[1]
Voir Tuhfat al-a‘yan bi-sirat ahl ‘uman [l’œuvre des notables dans l’histoire du peuple d’Oman], livre 1, Sib (Oman), Maktabiyya Nur al-Din al-Salimi, 2000, p.29.
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[2]
Pour une étude détaillée de l’histoire socio-économique d’Oman, mettant en avant le rôle du falaj dans l’organisation spatiale du peuplement, cf. J. Wilkinson, Water and Tribal Settlement in South-East Arabia : A Study of the Aflaj of Oman, Oxford, Clarendon Press, 1977.
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[3]
Littéralement « les sortants ». Cette appellation a acquis une connotation péjorative de « sécessionnistes ».
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[4]
Voir T. Lewicki, « Ibadiyya », in Encyclopédie de l’Islam, 2e éd., vol. III, p. 670. John Wilkinson doute de la réalité historique du contenu de sa doctrine, qui aurait été reconstruite et formalisée beaucoup plus tard (cf. J. Wilkinson, The Imamate Tradition of Oman, Cambridge, Cambridge University Press, 1987, p. 153 et plus largement note 1, p. 340).
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[5]
En dehors des périodes d’expansion territoriale, vers l’Afrique ou vers le sous-continent indien, les revenus de l’imamat ont toujours été extrêmement faibles, centrés autour de l’aumône islamique et de quelques taxes sur la production agricole et sur le commerce avec la côte.
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[6]
In The Imamate Tradition of Oman, op. cit., p. 187.
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[7]
L’un des « porteurs », ‘Abd Allah bin Rustam, conquit la ville de Tahert (actuelle Tiaret, Algérie) et en fit la capitale de l’imamat rustémide (776-909), qui constitua l’apogée de l’ibadisme en Afrique du Nord. De nos jours, les « confettis » ibadites au Maghreb, héritiers de cet âge d’or, se situent en Algérie (Mzab), en Tunisie (Djerba) et en Libye (Jabal Nafussa).
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[8]
J. Wilkinson, The Imamate Tradition of Oman, op. cit., p. 72.
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[9]
Voir par exemple l’utilisation du terme « l’Oman proprement dit » pour désigner l’actuelle province intérieure majoritairement ibadite, in C. Le Cour Grandmaison, « Présentation du sultanat d’Oman », in P. Bonnenfant (dir.), La péninsule Arabique d’aujourd’hui, Paris, Editions du CNRS, 1982, tome 2, p. 270. Pour notre part, nous préférons recourir au terme plus neutre d’« Oman de l’intérieur » – qui renvoie à l’expression utilisée sur place par une grande majorité de la population. Il recouvre une population en majorité ibadite, qui se réclame d’une ascendance tribale arabe, originaire des provinces administratives de la Dakhliyya, de la Dhahira, de la Charqiyya et du Sud de la Batina.
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[10]
Réflexions recueillies en Oman.
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[11]
Pour une étude approfondie de la querelle entre les deux écoles au XIe siècle, cf. J. Wilkinson, The Imamate Tradition of Oman, op. cit., pp. 166 et suiv.
-
[12]
Ibn Battuta, « Voyages et périples », in Voyageurs arabes, Paris, Gallimard, 1995, pp. 620-621.
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[13]
La notion de cheikh recouvre en Oman trois réalités qui vont souvent ensemble mais qui peuvent être dissociées, à savoir la compétence religieuse, l’ancienneté et enfin la distinction familiale héréditaire. Dans notre propos, cheikh désigne plus particulièrement cette dernière.
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[14]
R. Bocco, « ‘Asabiyat tribales et États au Moyen-Orient ; confrontations et connivences », Monde arabe Maghreb Machrek 147, janvier/mars 1995, p. 5.
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[15]
E. E. Evans-Pritchard, Les Nuer ; description des modes de vie et des institutions politiques d’un peuple nilote, Paris, NRF-Gallimard, 1968, p. 176.
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[16]
D. Eickelman, The Middle East and Central Asia. An anthropological approach, 4e éd., Upper Saddle River (NJ), Prentice Hall, 2002, pp. 131-132.
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[17]
Pour paraphraser Jean-François Bayart, pour qui « l’ethnicité [...] est un processus de structuration culturelle et identitaire, plutôt qu’une structure donnée » (dans L’État en Afrique. La politique du ventre, Paris, Fayard, 1989, p. 83).
-
[18]
J. Wilkinson, The Imamate Tradition of Oman, op. cit., p.123 et 139.
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[19]
J. Cagne, cité dans D. Hart, « Faulty models of North African and Middle Eastern tribal structures », Revue du monde musulman et de la Méditerranée 68-69, 1993, p. 235.
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[20]
J. Wilkinson, The Imamate Tradition of Oman, op. cit., p. 124.
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[21]
Entretien, 2 décembre 2002.
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[22]
Pour une étude détaillée du départ de Sa‘id vers Zanzibar, voir la thèse de doctorat de M. Bhacker, Roots of Domination and Dependency : British Reaction Towards the Development of Omani Commerce at Muscat and Zanzibar in the Nineteenth Century, Université d’Oxford, 1988, pp. 138 et suiv.
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[23]
Ibid., p.17.
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[24]
De nombreuses contributions ont permis d’approfondir la connaissance de la présence omanaise en Afrique. Consulter plus particulièrement M. Bhacker, Trade and Empire in Muscat and Zanzibar : Roots of British Domination, Londres, Routledge, 1992 ; A. Sheriff, Slaves, Spices and Ivory in Zanzibar : Integration of an East African Commercial Empire into the World Economy. 1770-1873, Londres, James Currey, 1987, ainsi que les travaux de Colette Le Cour Grandmaison. Il sera aussi intéressant de se reporter à l’autobiographie de la fille du sultan Sa’id bin Sultan (E. Ruete, Mémoires d’une princesse arabe, Paris, Karthala, 1991).
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[25]
Voir C. Le Cour Grandmaison, « Rich cousins, poor cousins : hidden stratification among the Omani Arabs in Eastern Africa », Africa 59 (2), 1989.
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[26]
Durant tout ce travail, le vocabulaire du « retour » sera utilisé pour évoquer l’installation des familles omanaises d’Afrique en Oman à partir des années 1960 et jusqu’à maintenant – comme les acteurs eux-mêmes le font invariablement dans les trois langues (anglais, arabe, français). Or ce registre lexical du « retour au pays natal » ne recouvre que partiellement la réalité : en effet, de nombreux Omanais d’Afrique n’avaient concrètement jamais posé le pied sur le sol omanais avant leur « retour ». Nous gardons néanmoins ce vocabulaire lourd de sens, qui témoigne à la fois de leur extranéité vis-à-vis de la société africaine dans laquelle ils étaient installés et de la complexité des rapports symboliques entretenus avec Oman depuis leur réinstallation sur ce territoire.
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[27]
J. Peterson, « Oman’s diverse society : Northern Oman », Middle East Journal 58 (1), 2004, p. 46.
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[28]
Cette évaluation, comme toutes celles relatives à l’origine tribale ou ethnique et à la religion, est difficile car il n’y est jamais fait référence dans les documents officiels publiés.
-
[29]
Pour une liste complète, cf. S. al-Mughayri, Juhaynat al-Akhbar fi Tarikh Zinjibar (Informations avérées sur l’histoire de Zanzibar), Mascate, Ministère du Patrimoine national et de la Culture, 1995.
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[30]
Appelés aussi ‘abid (« esclaves ») ou parfois zunuj (sing. zinj, « noirs ») à Sur et dans le Dhofar.
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[31]
Cf. J. Glassman, « The Bondsman’s new clothes : the contradictory consciousness of slave resistance on the Swahili coast », The Journal of African History 32 (2), 1991, p. 299.
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[32]
M. Limbert, Of Ties and Time : Sociality, gender and modernity in an Omani town, thèse de doctorat, Université du Michigan, 2002, p. 263.
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[33]
S. Miles, The Countries and Tribes of the Persian Gulf, Reading, Garnet, 1994, p. 526 [1re éd. : 1919].
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[34]
M. de La Harpe, Histoire générale des voyages, Vol. 5, Paris, 1780, pp. 537 et suiv.
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[35]
C. Allen, Sayyids, Shets and Sultans : Politics and Trade in Masqat under the Al Bu Saïd. 1785-1914, thèse de doctorat, Université de l’État de Washington, 1978, p. 128.
-
[36]
C. Niebuhr, Description de l’Arabie, Copenhague, Nicolas Möller, 1773, p. 264.
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[37]
Entretiens, mars 2003.
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[38]
Cf. C. Allen, op. cit., pp. 118 et suiv.
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[39]
Littéralement « enceinte des Lawatiyya ».
-
[40]
Entretien, 22 février 2006.
-
[41]
F. Barth, Sohar : Culture and Society in an Omani Town, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 1983, p. 212.
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[42]
Ces familles ont accueilli, durant la guerre du Golfe en 1990 puis lors de l’attaque de l’Irak menée par les États-Unis en 2003, des familles de Bassora et de Koweït venues se réfugier en Oman, pour fuir les zones dangereuses (entretien, 17 février 2003).
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[43]
A. al-Salimi, op. cit., livre 2, p.259 et 265.
-
[44]
O. Roy, « Ethnies et politique en Asie centrale », Revue d’études du monde musulman et de la Méditerranée 59-60, 1991, p. 19 et 22.
-
[45]
B. Berman, « Ethnicity, patronage and the African State : the politics of uncivil nationalism », African Affairs 97 (388), juillet 1998, pp. 311-312 et 326.
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[46]
L. Layne, Home and Homeland ; The Dialogics of Tribal and National Identities of Jordan, Princeton (NJ), Princeton University Press, 1994, p. 7.
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[47]
Voir L. Vail, The Creation of Tribalism in Southern Africa, Londres, James Currey, 1989. Pour un aperçu plus large, C. Lentz, « ‘Tribalism’ and ethnicity in Africa ; a review of four decades of Anglophone research », Cahiers des sciences humaines 31 (2), 1995, pp. 315 et suiv.
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[48]
Par exemple S. Miles (agent politique à quatre reprises entre 1872 et 1887), op. cit. Par ailleurs, J. Lorimer a compilé toutes ces informations à partir de Calcutta : Gazetteer of the Persian Gulf, ‘Oman and Central Arabia, 9 vol., Gerrards Cross (RU), Archives Editions, 1986 [1re ed. 1908].
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[49]
Notamment A. al-Salimi, op. cit., et Ibn Ruzayq, Al-fath al-mubin fi-sirat al-sada al-Busa‘idiyin (L’éclatante conquête dans l’histoire des al-Busa‘idi), Mascate, Ministère du Patrimoine national et de la Culture, 2001 (1re ed. 1858).
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[50]
Voir S. al-Kharussi, Malamah min al-tarikh al-‘umani (Physionomie de l’histoire omanaise), Sib (Oman), Maktab al-damri li-nachr wal-tawzi‘, 2002 (orig. n.d.) ; S. al-Siyabi, ‘Uman abr al-tarikh (Oman à travers l’histoire), 4 vol., Mascate, Ministère du Patrimoine national et de la Culture, 2001 [1re ed. 1982].
-
[51]
R. Zahlan, The Making of the Modern Gulf States : Kuwait, Bahrain, Qatar, the United Arab Emirates and Oman, Londres, Unwyn Hyman, 1989, pp. 13-14.
-
[52]
J. Peterson, Oman in the Twentieth Century. Political Foundations of an Emerging Arab State, Londres, Croom Helm, 1978, p. 60.
-
[53]
R. Landen, Oman since 1856. Disruptive Modernization in a Traditional Arab Society, Princeton, Princeton University Press, 1967, p. 314.
-
[54]
J. Peterson, Oman in the Twentieth Century, op. cit., p.48.
-
[55]
Ibid., p. 170.
-
[56]
Pour un compte rendu détaillé, par le représentant britannique de l’époque, des circonstances qui ont précédé la signature de l’accord et du détail de celui-ci, se reporter à R/15/6/264 (reproduit dans R. Bailey (ed.), Records of Oman, vol.3, Farnham Common (RU), Archives Editions, 1988, pp. 198-211).
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[57]
Traduction personnelle à partir du texte arabe.
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[58]
In R. Bailey (ed.), op. cit., p. 205.
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[59]
Cité par J. Wilkinson, The lmamate Tradition of Oman, op. cit., p. 251.
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[60]
Cf. J. Kelly, « A Prevalence of Furies : Tribes, Politics and Religion in Oman and Trucial Oman », in D. Hopwood (ed.), The Arabian Peninsula. Society and Politics, Londres, George Allen and Unwin, 1972, p. 122. Pour une approche contradictoire, voir les courriers de St. John Philby dans Middle East Journal 13 (1), hiver 1959, pp. 126-127, et 13 (4), automne 1959, p. 487.
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[61]
B. Berman, art. cité, p. 315.
-
[62]
J. Wilkinson, The Imamate Tradition of Oman, op. cit., p. 8.
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[63]
F. Bailey, Les règles du jeu politique ; étude anthropologique, Paris, PUF, 1971, chapitre 8 [1re ed. 1969].
Très tôt l’importance stratégique de cette péninsule entre Mésopotamie et Indus a conduit les empires voisins à s’y intéresser. Etablis au confluent des routes maritimes reliant l’Égypte, le Golfe et l’Inde, ses habitants ont développé dès l’époque de Magan une puissante tradition marchande au départ des ports de Suhar ou Qalhat, qui les aurait conduits jusqu’en Chine. L’extraction du cuivre ainsi que la culture de l’encens ont été les fers de lance de ces échanges soutenus. Au début de l’ère chrétienne, Oman était occupé par quelques colonies de peuplement d’origine perse dans la Batina et l’intérieur du territoire. Néanmoins, c’est consécutivement à la rupture du barrage de Ma’rib, au Yémen, autour de l’an 120 de notre ère, que les migrations arabes les plus significatives vont se produire, en deux vagues principales : l’une à travers l’Arabie centrale et la côte du golfe Persique, l’autre par le Sud, par voie de terre (Hadramaout) et de mer. Ces deux vagues migratoires sont à l’origine des affinités tribales qui s’établirent par la suite en Oman, sous la forme de deux alliances connues sous le nom de tribus « nizarites », arrivées par le Nord, et de tribus « yéménites », arrivées par le Sud. Parmi ces dernières, la légende fait des Azd, avec à leur tête Malik bin Fahm, le premier groupe à remettre en cause la suprématie des Perses, jusqu’à les évincer du territoire au début du IVe siècle. C’est au temps de Malik bin Fahm que le terme « ‘Uman » serait apparu. L’historien ‘Ab…
Date de mise en ligne : 24/06/2015
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