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Tenir bon dans l’éducation

Page 207

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  • Bohler, S.
(2023). Tenir bon dans l’éducation. Striatum : Comment notre cerveau peut sauver la planète (p. 207-207). Bouquins. https://shs.cairn.info/striatum-comment-notre-cerveau-peut-sauver-la-planete--9782382924426-page-207?lang=fr.

  • Bohler, Sébastien.
« Tenir bon dans l’éducation ». Striatum Comment notre cerveau peut sauver la planète, Bouquins, 2023. p.207-207. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/striatum-comment-notre-cerveau-peut-sauver-la-planete--9782382924426-page-207?lang=fr.

  • BOHLER, Sébastien,
2023. Tenir bon dans l’éducation. In : Striatum Comment notre cerveau peut sauver la planète. Bouquins. Bouquins Essai, p.207-207. URL : https://shs.cairn.info/striatum-comment-notre-cerveau-peut-sauver-la-planete--9782382924426-page-207?lang=fr.

Notes

  • [1]
    N. Gogtay et al., « Dynamic Mapping of Human Cortical Development During Childhood Through Early Adulthood », Proceesings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 101/21, 2004, doi : 10.1073/pnas.0402680101.

1 Le striatum va certes se rebeller (l’adolescent crie, réclame le droit de faire ce qu’il veut – et qui correspond généralement à ce qui est le moins fatigant –, trouve des moyens de se connecter à des réseaux sociaux pour glaner quelques points de popularité) mais les pauvres forçats qui ont la charge de son éducation se doivent d’investir dans son avenir : son cortex préfrontal. C’est une tâche de longue haleine, qui demande persévérance et abnégation – et qui suppose de la part du parent également un bon cortex préfrontal. En toute chose il faut considérer la fin : le développement du cortex futur du jeune, qui va prendre forme réellement au-delà de ses 20 ans. Ce qui, en soi, porte à l’indulgence et à la compréhension ; car à 18 ans, on n’est pas encore « préfrontalisé », de sorte qu’il est notamment difficile de retenir ses éclats de voix ou ses fluctuations émotionnelles.

2 Les études d’imagerie cérébrale réalisées par le neuroscientifique américain Jay Giedd et ses collègues de l’université de Californie à Los Angeles ont ainsi révélé que les fameux neurones qui relient le cortex préfrontal au striatum ne sont pas encore matures [1], de sorte que le jeune a du mal à anticiper les conséquences de ses actes et à se contrôler quand ses émotions deviennent trop fortes. Un argument qui a même pesé dans la décision de la Cour suprême des États-Unis en 2005 d’abolir la peine capitale pour les mineurs en raison de leur difficulté à saisir toutes les conséquences de leurs agissements dans les situations de passage à l’acte délictuel ou criminel.


Date de mise en ligne : 08/04/2024