9. Des primitifs et des poudrés
- Par Jacques Dubois
Pages 170 à 194
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- DUBOIS, Jacques,
- Dubois, Jacques.
- Dubois, J.
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Notes
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[1]
M. Bardèche, Stendhal romancier, La Table Ronde, Paris, 1947, p. 384-385.
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[2]
Ibid., p. 390.
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[3]
R. N. Coe, « La Chartreuse de Parme, portrait d’une réaction », in P.-L. Rey, Stendhal. La Chartreuse de Parme, Klincksieck, « Parcours critique », Paris, 1996, (1re éd. de l’article : 1967), p. 75.
-
[4]
Ibid., p. 86.
-
[5]
Philippe Dufour, La Pensée romanesque du langage, Seuil, « Poétique », Paris, 2004 (voir le chap. IX, « Stendhal et l’abus des mots », p. 225-245).
-
[6]
Ibid., p. 236.
Ouverture de La Chartreuse de Parme : « On était plongé dans une nuit profonde par la continuation du despotisme jaloux de Charles-Quint et de Philippe II ; on renversa leurs statues, et tout à coup l’on se trouva inondé de lumière » (CP, p. 48). Et plus loin : « La masse de bonheur et de plaisir qui fit irruption en Lombardie avec ces Français si pauvres fut telle que les prêtres seuls et quelques nobles s’aperçurent de la lourdeur de cette contribution de six millions » (CP, p. 49). Le ton est donné, il est allegro vivace — et même appassionato. Le roman ne s’en déprendra plus, même au moment des pires malheurs. C’est qu’ici, chose inaccoutumée, Éros et Polis marchent d’un même pas et main dans la main. C’est qu’ici la politique fait la guerre et que la guerre fait l’amour (« Dans les campagnes l’on voyait sur la porte des chaumières le soldat français occupé à bercer le petit enfant de la maîtresse du logis, et presque chaque soir quelque tambour, jouant du violon, improvisait un bal », CP, p. 50). De cet amour naîtra un beau bébé, fils présumé de la marquise del Dongo et d’un lieutenant de Bonaparte nommé Robert. Père et fils ne se verront qu’une fois : ils se croiseront à Waterloo, s’ignorant l’un l’autre, à ceci près que Robert devenu général confisquera le cheval de son bâtard de fils, le pétulant Fabrice.
Amour et politique de concert. Ça ne pouvait durer. Jointes au départ, les deux voies vont se séparer. Blessé et recueilli dans une auberge flamande après Waterloo, le beau Fabrice conjugue encore guerre et amour lorsqu’il séduit gentiment la jeune Aniken mais, dès ce moment, on sent obscurément qu…
Date de mise en ligne : 01/04/2012
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