Chapitre d’ouvrage

XV. Du temps de l’hégémonie à celui de l’abaissement (404-330)

Pages 333 à 362

Citer ce chapitre


  • Richer, N.
(2018). XV. Du temps de l’hégémonie à celui de l’abaissement (404-330) Sparte : Cité des arts, des armes et des lois (p. 333-362). Perrin. https://shs.cairn.info/sparte--9782262039356-page-333?lang=fr.

  • Richer, Nicolas.
« XV. Du temps de l’hégémonie à celui de l’abaissement (404-330) ». Sparte Cité des arts, des armes et des lois, Perrin, 2018. p.333-362. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/sparte--9782262039356-page-333?lang=fr.

  • RICHER, Nicolas,
2018. XV. Du temps de l’hégémonie à celui de l’abaissement (404-330) In : Sparte Cité des arts, des armes et des lois. Paris : Perrin. Hors collection, p.333-362. URL : https://shs.cairn.info/sparte--9782262039356-page-333?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, VIII, 18 ; 37 ; 58. Cf. Lévy 1983.
  • [2]
    Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, VIII, 84, 5 ; traduction J. de Romilly, Paris, Les Belles Lettres, CUF, 1972.
  • [3]
    Xénophon, Helléniques, I, 4, 3 (Cyrus karanos) ; I, 5, 1-10 (entente de Lysandre et de Cyrus).
  • [4]
    Xénophon, Helléniques, I, 6, 7 ; traduction J. Hatzfeld, Paris, Les Belles Lettres, CUF, 1936.
  • [5]
    Isocrate, Panégyrique, 110-114 (texte de 380) ; en 371 encore, l’orateur athénien Autoclès aurait rappelé, à l’assemblée même des citoyens de Sparte, le caractère tyrannique des régimes établis par Sparte (Xénophon, Helléniques, VI, 3, 8).
  • [6]
    Xénophon, Helléniques, II, 4, 29-30 ; il est possible que les troupes levées par Lysandre aient été principalement constituées de mercenaires (Millender, 2006, p. 239).
  • [7]
    Xénophon, Helléniques, III, 1, 1 ; traduction J. Hatzfeld, Paris, Les Belles Lettres, CUF, 1936, modifiée.
  • [8]
    Xénophon, Anabase, I, 4, 2-3.
  • [9]
    Xénophon, Anabase, I, 9, 27 ; le nom de Counaxa a été transmis par Ctésias. Sur l’expédition des Dix-Mille, cf. Richer, 2015a, et sur le caractère fondateur de cet événement pour les ambitions grecques aux dépens de l’Empire perse, cf. Richer, 2017b, p. 80.
  • [10]
    Xénophon, Anabase, II, 5, 11 ; Helléniques, III, 1, 3.
  • [11]
    Xénophon, Helléniques, III, 1, 3 ; traduction J. Hatzfeld, Paris, Les Belles Lettres, CUF, 1936, modifiée.
  • [12]
    Xénophon, Helléniques, III, 1, 4.
  • [13]
    Xénophon, Helléniques, III, 1, 5.
  • [14]
    Sur cette jonction des forces, cf. Xénophon, Anabase, VII, 8, 24 et Helléniques, III, 1, 6.
  • [15]
    Xénophon, Helléniques, III, 5, 1.
  • [16]
    Pour une carte générale de la guerre de Corinthe, cf. Richer, 2017b, p. 65.
  • [17]
    Xénophon, Helléniques, II, 4, 30 ; traduction J. Hatzfeld, Paris, Les Belles Lettres, CUF, 1936.
  • [18]
    Xénophon, Helléniques, III, 5, 5 ; Plutarque, Vie de Lysandre, 27, 4.
  • [19]
    Xénophon, Helléniques, IV, 2, 14-23 ; Diodore, Bibliothèque, XIV, 83, 1-2 sur les effectifs et les pertes. Cf. Lazenby, Spartan Army, 1985, p. 135-143.
  • [20]
    Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, V, 71, 1 ; cf. supra, chapitre xiv, p. 320.
  • [21]
    Xénophon, Helléniques, IV, 3, 10-13.
  • [22]
    Xénophon, Helléniques, IV, 8, 1.
  • [23]
    Plutarque, Agésilas, 17, 3 et 18, 5.
  • [24]
    Sur la bataille de Coronée, cf. Xénophon, Helléniques, IV, 3, 15-20 ; Lazenby, Spartan Army, 1985, p. 143-148.
  • [25]
    Xénophon, Helléniques, IV, 8, 9-10.
  • [26]
    Xénophon, Helléniques, IV, 4, 7-13 et IV, 5, 7-17 (sur Léchaion cf. supra, chapitre vii, p. 159, et chapitre xiii, p. 304).
  • [27]
    Xénophon, Helléniques, V, 1, 18-24.
  • [28]
    Xénophon, Helléniques, V, 1, 25-28.
  • [29]
    Xénophon, Helléniques, V, 1, 31.
  • [30]
    Polybe, Histoires, VI, 49, 5 ; traduction R. Weil, Paris, Les Belles Lettres, CUF, 1977.
  • [31]
    Isocrate, Panégyrique, 122 en particulier.
  • [32]
    Xénophon, Helléniques, V, 1, 32-33.
  • [33]
    Xénophon, Helléniques, V, 2, 1-7.
  • [34]
    Xénophon, Helléniques, V, 2, 8-10.
  • [35]
    Xénophon, Helléniques, V, 2, 11-24 ; 2, 37-43 ; 3, 1-9 ; 3, 18-19 ; 3, 26. Cf. Psoma, 2001.
  • [36]
    En l’occurrence, un Thébain, le polémarque Léontiadès, souhaite éliminer ses ennemis politiques et utilise les fonctions qu’il exerce pour installer les forces de Phoibidas dans la Cadmée ; les Spartiates profitent ainsi d’un soutien local pour s’établir : Xénophon, Helléniques, V, 2, 25-36. Pour un plan de Thèbes, cf. Richer, 2017b, p. 38.
  • [37]
    Xénophon, Helléniques, V, 3, 27. Le fait que les Spartiates, en prenant le contrôle de Thèbes, ne respectent pas son autonomie et bafouent donc la paix du Roi de 386 est explicitement noté, en 371, par l’orateur athénien Autoclès (Xénophon, Helléniques, VI, 3, 9). Pour Xénophon, cet acte impie scelle, par la volonté des dieux, l’abaissement à venir de Sparte : Xénophon, Helléniques, V, 4, 1 (avec nos remarques sur l’importance du respect des serments, Richer, Religion, 2012, p. 565-568) et VI, 4, 3 où Xénophon attribue les événements menant à Leuctres à quelque daimonion, un mauvais génie qui aurait aveuglé les Spartiates en leur donnant le sentiment qu’ils pouvaient, par la force, faire entendre raison aux Thébains.
  • [38]
    Sur l’épisode, cf. supra, chapitre xiii, p. 300.
  • [39]
    Pour une carte de la Ligue béotienne, cf. Richer, 2017b, p. 39.
  • [40]
    Xénophon, Helléniques, V, 4, 20-33.
  • [41]
    Diodore de Sicile, XV, 31, 1-2 ; traduction C. Vial, Paris, Les Belles Lettres, CUF, 1977, modifiée.
  • [42]
    Entendons les gens de la Chalcidique de Thrace ; il doit s’agir des habitants de cités qui étaient alliées des Lacédémoniens en 381, avant la défaite et le ralliement d’Olynthe en 379 : cf. Xénophon, Helléniques, V, 3, 6.
  • [43]
    P. Cartledge, Agesilaos, 1987, p. 272, qui renvoie à Xénophon, Helléniques, VI, 1, 1, où l’on voit qu’un meros d’alliés est joint à quatre mores de Sparte.
  • [44]
    Cf. Psoma, 2001, p. 229.
  • [45]
    Diodore, Bibliothèque, XV, 29, 7.
  • [46]
    Xénophon, Helléniques, V, 4, 60-81 et surtout Diodore, Bibliothèque, XV, 34, 4-35, 2.
  • [47]
    Diodore, Bibliothèque, XV, 35, 2.
  • [48]
    Xénophon, Helléniques, VI, 1, 14-17 ; cf. supra, chapitre xii, p. 277.
  • [49]
    Xénophon, Helléniques, VI, 1, 17.
  • [50]
    Xénophon, Helléniques, VI, 2, 18-26.
  • [51]
    Xénophon, Helléniques, VI, 3.
  • [52]
    Xénophon, Helléniques, VI, 3, 14.
  • [53]
    Plutarque, Agésilas, 27, 6-28, 3.
  • [54]
    Xénophon, Helléniques, VI, 3, 18-20.
  • [55]
    Plutarque, Agésilas, 27, 4-28, 1 ; Pausanias, Périégèse, X, 13, 2.
  • [56]
    Plutarque, Pélopidas, 20, 1 ; Diodore, Bibliothèque, XV, 52.
  • [57]
    Pour une analyse du texte de Xénophon présentant la bataille de Leuctres (Helléniques, VI, 4, 3-17), cf. Richer, 2010b, p. 145-150.
  • [58]
    Pausanias, Périégèse, IX, 6, 4.
  • [59]
    Xénophon, Helléniques, VI, 4, 17-26.
  • [60]
    Xénophon, Helléniques, VI, 5, 3-5.
  • [61]
    Xénophon, Helléniques, VI, 5, 10-25.
  • [62]
    Xénophon, Helléniques, VI, 5, 28.
  • [63]
    Cf. supra, chapitre xiv, p. 314-315.
  • [64]
    Diodore, Bibliothèque, XV, 67, 1.
  • [65]
    Cf. Diodore, Bibliothèque, XV, 66. La muraille de 9 kilomètres de long, encore bien préservée, est généralement datée du milieu du ive siècle. Sur la Messénie et les Messéniens, cf. Figueira, 1999, Shipley, 2004a.
  • [66]
    La perte de la Messénie réduit considérablement les terres cultivables dont disposaient les Spartiates, qui perdent environ 90 000 des 140 000 hectares qu’ils contrôlaient, a-t-on pu estimer.
  • [67]
    Xénophon, Helléniques, VII, 1, 1-14.
  • [68]
    Diodore, Bibliothèque, XV, 72, 4.
  • [69]
    Pour une carte politique du Péloponnèse au début du ive siècle, cf. Richer, 2017b, p. 67.
  • [70]
    Xénophon, Helléniques, VII, 1, 20-22 et 28-32 ; Plutarque, Agésilas, 33, 5 sur l’appellation de la bataille (adakrys machè).
  • [71]
    Xénophon, Helléniques, VII, 1, 33-40.
  • [72]
    Xénophon, Helléniques, VII, 4, 6-10.
  • [73]
    Aristote, Politique, II, 9, 16 ; 1270a 33-34.
  • [74]
    Xénophon, Helléniques, VII, 5, 1.
  • [75]
    Xénophon, Helléniques, VII, 5, 18.
  • [76]
    Xénophon, Helléniques, VII, 5, 3-14. Dans le récit qu’il donne de cette – vaine – attaque brusquée sur Sparte, Diodore (Bibliothèque, XV, 82, 6-84, 1) appelle Agésilas du nom d’Agis et Archidamos du nom d’Agésilas (alors que le roi agiade du moment, absent des sources, est Cléomène II). Sur la récompense de l’exploit d’Isadas qui aurait eu lieu alors, cf. supra, chapitre vii, p. 168-169 ; sur Isadas fils de Phoibidas, cf. Cartledge, 2002, p. 237-239.
  • [77]
    Diodore, Bibliothèque, XV, 84, 4 (et 86, 1 sur l’ampleur inégalée des effectifs engagés).
  • [78]
    Xénophon, Helléniques, VII, 5, 10 avec les remarques de Lazenby, Spartan Army, 1985, p. 168.
  • [79]
    Xénophon, Helléniques, VII, 5, 23.
  • [80]
    Sur Anticratès, cf. supra, chapitre xiii, p. 303.
  • [81]
    Xénophon, Helléniques, VII, 5, 26-27 ; traduction J. Hatzfeld, Paris, Les Belles Lettres, CUF, 1939.
  • [82]
    Diodore, Bibliothèque, XV, 87, 3-4.
  • [83]
    Diodore, Bibliothèque, XV, 79, 2 ; cf. aussi 88, 4.
  • [84]
    Diodore, Bibliothèque, XV, 89, 1-2.
  • [85]
    Isocrate, Archidamos, 8-10 ; traduction G. Mathieu et É. Brémond, Paris, Les Belles Lettres, CUF, 1938, légèrement modifiée.
  • [86]
    Xénophon, Helléniques, VII, 4, 9.
  • [87]
    Plutarque, Agésilas, 32, 3.
  • [88]
    Sur l’expédition d’Agésilas en Égypte, cf. supra, chapitre xii, p. 289.
  • [89]
    Isocrate, Lettre à Archidamos.
  • [90]
    Sur la troisième guerre sacrée, cf. par exemple P. Brun dans P. Brulé et alii, 2004, p. 64-67 et 72-75.
  • [91]
    Diodore, Bibliothèque, XVI, 29, 2-3 (et 23, 2).
  • [92]
    Diodore, Bibliothèque, XVI, 39, 1-5.
  • [93]
    Démosthène, Pour les Mégalopolitains, 16-17.
  • [94]
    Diodore, Bibliothèque, XVI, 37, 3.
  • [95]
    Diodore, Bibliothèque, XVI, 59, 1.
  • [96]
    Cf. Diodore, Bibliothèque, XVI, 63, 1.
  • [97]
    Diodore, Bibliothèque, XVI, 62, 4 – 63, 1.
  • [98]
    Diodore, Bibliothèque, XVI, 88, 3.
  • [99]
    Diodore, Bibliothèque, XVI, 63, 1 et 64, 2-3 ; Pausanias, Périégèse, III, 10, 5.
  • [100]
    Pausanias, V, 4, 9 (aide des Éléens à Philippe) ; Plutarque, Moralia, 235A-B (ultimatum aux Lacédémoniens) ; Polybe, Histoire, IX, 28, 5-7 (invasion et amputation territoriale). Les sources sur cet épisode sont rassemblées par P. Goukowsky dans Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, Paris, Les Belles Lettres, CUF, 2016, p. ccxvi-ccxvii ; cf. Cartledge et Spawforth, 1989, p. 14-15 et 18.
  • [101]
    Sur la Ligue de Corinthe, cf. P. Brun dans P. Brulé et alii, 2004, p. 89.
  • [102]
    Pour une carte des alliés de Philippe de Macédoine dans le cadre de la Ligue de Corinthe, cf. Richer, 2017b, p. 79.
  • [103]
    Cartledge et Spawforth, 1989, p. 19.
  • [104]
    Diodore, Bibliothèque, XVII, 8-14 ; Arrien, Anabase d’Alexandre le Grand, I, 7-9.
  • [105]
    À l’exception des sanctuaires et de la maison du poète Pindare, selon Arrien, Anabase, I, 9, 9-10.
  • [106]
    Arrien, Anabase, I, 16, 7 ; traduction P. Savinel, Paris, 1984.
  • [107]
    Diodore, Bibliothèque, XVII, 62-63.
  • [108]
    Alexandre aurait reproché à Darius, dans une lettre, d’avoir envoyé de l’argent aux Grecs pour les encourager à se soulever, un argent que seuls les Lacédémoniens auraient accepté (Arrien, Anabase, II, 14, 6).
  • [109]
    Diodore, Bibliothèque, XVII, 62, 6.
  • [110]
    Quinte-Curce, Histoire d’Alexandre, VI, 1, 20.
  • [111]
    Diodore, Bibliothèque, XVII, 62, 7.
  • [112]
    Dinarque, Contre Démosthène, 34.
  • [113]
    Quinte-Curce indique explicitement que la défaite d’Agis fut consommée avant la victoire d’Alexandre à Arbèles, datée de l’automne 331 (Histoire d’Alexandre, VI, 1, 21).
  • [114]
    Diodore, Bibliothèque, XVII, 63, 4.
  • [115]
    Diodore, Bibliothèque, XVII, 63, 3 ; cf. Brulé, 1999, p. 58. Le pourcentage de pertes serait seulement de 16,56 % du côté lacédémonien en considérant que les pertes indiquées comprennent celles des mercenaires, mais le rapport ordinaire des pertes entre vainqueurs et vaincus ne serait alors pas celui que l’on constate en général. Quinte-Curce indique 5 300 morts pour les Lacédémoniens et moins de 1 000 pour les Macédoniens, mais presque tous auraient été blessés (Histoire d’Alexandre, VI, 1, 16).
  • [116]
    Plutarque, Agésilas, 15, 6. D’après Diodore de Sicile (Bibliothèque, XVII, 61, 3), à Arbèles (ou Gaugamèles) les pertes des Perses auraient été de plus de 90 000 hommes et celles des Macédoniens de 500 hommes, tandis que, d’après Quinte-Curce (Histoire d’Alexandre, IV, 12, 13 ; IV, 16, 26), les Perses auraient aligné 105 000 hommes et en auraient perdu 40 000, les Macédoniens en perdant moins de 300 ; d’après Arrien (Anabase, III, 8,6 et III, 15, 6), les troupes du Roi auraient compté un million de fantassins et 40 000 cavaliers, et 300 000 cadavres barbares auraient été dénombrés alors que 100 hommes seraient tombés parmi les troupes d’Alexandre. Sur les difficultés que posent les effectifs des armées royales perses, cf. P. Briant, 1996, p. 803-820.
  • [117]
    Diodore, Bibliothèque, XVII, 73, 5-6 ; Quinte-Curce, Histoire d’Alexandre, VI, 1, 16-21.
  • [118]
    P. Cartledge dans P. Cartledge et A. Spawforth, 1989, p. 23.
  • [119]
    Diodore, Bibliothèque, XIX, 70, 5.
  • [120]
    Plutarque, Agésilas, 30, 6 ; cf. supra, chapitre xi, p. 263.
  • [121]
    Diodore, Bibliothèque, XIX, 70, 4-5.
  • [122]
    Plutarque, Moralia, 235B.
  • [123]
    Diodore, Bibliothèque, XVII, 73, 5.
  • [124]
    Quand en 315 Cassandre intervint effectivement dans le Péloponnèse, ce fut pour prendre le contrôle de la Messénie, et non celui de la Laconie.
  • [125]
    Aristote, Politique, VIII, 4, 4 ; 1338b 24-29.
  • [126]
    Polyen, Stratagèmes, II, 3, 15, où le stratège écrase la tête d’un serpent devant ses troupes pour les convaincre que, une fois les Lacédémoniens vaincus, l’armée ennemie n’aura plus de force.
  • [127]
    Plutarque, Moralia, 191D.

Après une guerre qui a duré le temps d’une génération (431-404), Sparte a joué dans le monde grec égéen un rôle de premier rang pendant le temps d’une autre génération (404-371). Elle a ensuite déployé des efforts qui ne lui ont pas permis de restaurer sa puissance passée, mais qui ont affirmé sa place singulière.
Il est patent que, malgré l’affaiblissement considérable subi par les Athéniens en Sicile en 413, ceux-ci ont encore pu résister plusieurs années à la pression militaire exercée sur eux par les Lacédémoniens. Il est net aussi que c’est l’entente de Sparte avec les Perses, marquée par les trois traités successivement conclus en 412-411, qui a finalement fourni à Sparte des moyens matériels décisifs : le troisième, en particulier, stipulait que les Lacédémoniens pouvaient demander au satrape Tissapherne l’argent nécessaire à l’entretien d’une flotte, qui devait être remboursé à la fin de la guerre. Mais la contrepartie de ces trois accords était la reconnaissance de la possession par le Roi de son territoire en Asie Mineure. Les habitants grecs de cet espace étaient donc abandonnés au Roi. En 411, le Lacédémonien Lichas en vint à déclarer
que les Milésiens, comme tous les habitants du pays du Roi, devaient obéir comme des esclaves [au satrape] Tissapherne dans tout ce qui ne passait pas la mesure, et le courtiser jusqu’à ce que la guerre fût menée à bonne fin.
Plus tard, le soutien de la puissance perse aux Spartiates fut renforcé par l’entente particulière entre le Spartiate Lysandre, navarque en 407, et le fils du Roi, Cyrus le Jeune, établi comm…


Date de mise en ligne : 12/07/2019

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

15,99 €

480 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

5,00 €

30 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?