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34. Michel Foucault pour penser le genre : Sujet et pouvoir

Pages 485 à 498

Citer ce chapitre


  • Riot-Sarcey, M.
(2010). 34. Michel Foucault pour penser le genre : Sujet et pouvoir. Dans
  • D. Chabaud-Rychter,
  • V. Descoutures,
  • E. Varikas
  • et A. Devreux
Sous les sciences sociales, le genre : Relectures critiques, de Max Weber à Bruno Latour (p. 485-498). La Découverte. https://doi.org/10.3917/dec.chaba.2010.01.0485.

  • Riot-Sarcey, Michèle.
« 34. Michel Foucault pour penser le genre : Sujet et pouvoir ». Sous les sciences sociales, le genre Relectures critiques, de Max Weber à Bruno Latour, La Découverte, 2010. p.485-498. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/sous-les-sciences-sociales-le-genre--9782707154507-page-485?lang=fr.

  • RIOT-SARCEY, Michèle,
2010. 34. Michel Foucault pour penser le genre : Sujet et pouvoir. In :
  • CHABAUD-RYCHTER, Danielle,
  • DESCOUTURES, Virginie,
  • VARIKAS, Eleni
  • et DEVREUX, Anne-Marie,
Sous les sciences sociales, le genre Relectures critiques, de Max Weber à Bruno Latour. Paris : La Découverte. Hors collection Sciences Humaines, p.485-498. DOI : 10.3917/dec.chaba.2010.01.0485. URL : https://shs.cairn.info/sous-les-sciences-sociales-le-genre--9782707154507-page-485?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dec.chaba.2010.01.0485


Notes

  • [1]
    Note des directrices de l’ouvrage : Cet article, rédigé pour le présent recueil et répondant à la grille d’analyse commune que nous avons proposée, paraît, selon le souhait de son auteure, simultanément dans un autre ouvrage qu’elle dirige.
  • [2]
    Je distingue domination et pouvoir de la manière suivante : si les relations de pouvoir sont constitutives de toutes sociétés, les rapports de domination tendent à perpétuer ces relations, en les fixant sur une échelle hiérarchique non réversible, à partir d’identité construite sur la base de différences naturalisées. Le pouvoir social ou politique de l’un donne une autonomie dont l’autre ne peut disposer. En ce sens, l’idée de complémentarité entre un pouvoir féminin dans la famille par exemple et un pouvoir masculin dans l’espace public est une manière de faire croire à la réversibilité des pouvoirs qui n’ont rien d’équivalent.
  • [3]
    Notons au passage la vision réductrice du genre, qui, comme on le sait, ne se limite pas aux simples relations entre les sexes mais signifie les rapports de pouvoir qui les constituent.
  • [4]
    J. W. Scott se réfère au premier volume de l’Histoire de la sexualité [1976] de Michel Foucault.
  • [5]
    J. W. Scott reprend ici la définition précise de Michel Foucault du mot discours, au centre des ses travaux théoriques.
  • [6]
    La Volonté de savoir, premier volume de l’Histoire de la sexualité a paru, aux éditions Gallimard, en 1976 et nombre de conférences ont été données préalablement entre 1970 et 1975.
  • [7]
    La Volonté de savoir [Foucault, 1976] est la référence privilégiée de l’auteure.
  • [8]
    Reprise d’un article paru dans L’Arraisonnement des femmes [Mathieu, 1985].

Les travaux de Michel Foucault, contemporains des mouvements féministes, ont considérablement influencé les théoriciennes du genre. Et pourtant le travail de l’« historien de la pensée », comme il se désigne lui-même, n’a pas précisément pour objet la relation de domination entre hommes et femmes. Cependant le champ investi par M. Foucault, ses analyses politiques de la modernité, son regard sur les dispositifs de pouvoirs, à l’écart des idéologies, ont ouvert une voie critique que nombre de chercheuses ont empruntée pour travailler avec les concepts foucaldiens.
L’essentiel de la réflexion de M. Foucault consiste à « produire une histoire des différents modes de subjectivation de l’être humain » [Foucault, 1984b, p. 297] dans un environnement marqué par les relations de pouvoirs entre les individus et au sein de collectifs institutionnels ou non. Toute la difficulté — et l’invention — du travail de M. Foucault se loge dans cette idée de subjectivation. Le sujet est saisi dans une interaction constante avec la société. « La constitution d’un sujet n’est pas donnée définitivement. Il n’est pas ce à partir de quoi la vérité arrive à l’histoire » ; le sujet « est à chaque instant fondé et refondé par l’histoire » [Foucault, 1994, p. 540]. Il n’y a pas, en effet, de sujet neutre. Nous savons, avec François Guizot et, mieux encore, avec Karl Marx, que l’histoire est une succession de rapports de forces. M. Foucault, plus attentif aux formes diverses d’aliénation et de servitude, est davantage attaché à saisir la façon dont se perpétuent le…


Date de mise en ligne : 28/10/2011

https://doi.org/10.3917/dec.chaba.2010.01.0485

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