6. Les prisonniers ont-ils des droits ?
- Par Ahmed Othmani
- et Sophie Bessis
Pages 95 à 109
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- OTHMANI, Ahmed
- et BESSIS, Sophie,
- Othmani, Ahmed.
- et al.
- Othmani, A.
- et Bessis, S.
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- Othmani, A.
- et Bessis, S.
- Othmani, Ahmed.
- et al.
- OTHMANI, Ahmed
- et BESSIS, Sophie,
Notes
-
[18]
Les Règles minima des Nations unies pour les sanctions non privatives de liberté, op. cit.
-
[19]
En 1994, PRI a publié un document intitulé Pratiques de la prison, du bon usage des règles pénitentiaires internationales, qui décrit et analyse les normes édictées par les Nations unies depuis les années cinquante en matière de condamnation et de détention, et donne des éclairages sur les règles que le législateur international a voulu instituer.
? Partout dans le monde, la perception et le respect des droits des prisonniers évoluent trop lentement, malgré la définition de plus en plus précise de normes internationales à peu près acceptées par la majorité des États de la planète. Il est encore difficile aujourd’hui de concevoir que délinquants et criminels puissent avoir des droits. C’est pourtant au respect de ces derniers qu’on peut, aussi, mesurer le degré de civilisation d’une société. Et, à cette aune, les pays les plus civilisés ne sont pas forcément ceux auxquels on pense.Il y a les pires, ceux où un système totalitaire a réussi à rendre totale l’opacité du système carcéral. Ces régimes qui cultivent le secret – de la Corée du Nord à Cuba, l’Irak, la Syrie, l’Arabie saoudite ou la Chine –, où la condition des prisonniers est souvent plus proche de l’enfer que de l’humanité, privilégient deux types de lieux de détention : les prisons clandestines censées ne pas exister officiellement et le système des camps, comme en Chine. Il n’est pas facile, on s’en doute, d’être informé de ce qui s’y passe et, encore moins, d’y intervenir.Il y a aussi les pays où le droit est bafoué, non pas tant du fait d’une volonté délibérée des gouvernants, mais à cause d’une situation d’exception. C’est le cas, aujourd’hui, du Rwanda, étrange pays des « mille prisons », qui vaut qu’on s’y arrête. ?
La prison est certes faite, avant tout, pour protéger la société. Mais le législateur et l’administration ont le devoir de garantir les droits de tous, y compris des personnes qui ont enfreint la loi et ont été enfermées pour cela…
Date de mise en ligne : 02/04/2013
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