Chapitre 2. Les inégalités de carrières dans le système scolaire français
Pages 39 à 64
Citer ce chapitre
- DURU-BELLAT, Marie,
- FARGES, Géraldine
- et VAN ZANTEN, Agnès,
- Duru-Bellat, Marie.,
- et al.
- Duru-Bellat, M.,
- Farges, G.
- et Van Zanten, A.
https://doi.org/10.3917/arco.duru.2022.01.0039
Citer ce chapitre
- Duru-Bellat, M.,
- Farges, G.
- et Van Zanten, A.
- Duru-Bellat, Marie.,
- et al.
- DURU-BELLAT, Marie,
- FARGES, Géraldine
- et VAN ZANTEN, Agnès,
https://doi.org/10.3917/arco.duru.2022.01.0039
Notes
-
[1]
Au niveau du secondaire, le panel achevé le plus récent porte sur les élèves entrés en 6° en 2007, suivis jusqu’à l’année scolaire 2015-2016 ; un nouveau panel est en cours sur les élèves entrés au CP en 2011, élèves qui atteindront (s’ils ne redoublent pas) le niveau de la classe Terminale en 2023.
-
[2]
Une différence d’un écart-type signifie qu’environ 85 % des enfants d’ouvriers ont un niveau inférieur à la moyenne des enfants de cadres, alors que si les deux groupes étaient de niveau égal, il s’agirait seulement de 50 % d’entre eux. Néanmoins, le recouvrement entre les deux courbes est important, et la majorité des membres d’un groupe ont donc des scores comparables à ceux de l’autre groupe.
-
[3]
Les « Notes d’information » – notées NI – sont des publications régulières du ministère de l’Éducation nationale consultables sur le site www.education.gouv.fr/stateval/ni/ni.htm (dans leur numérotation, le premier chiffre indique l’année de parution). La publication annuelle du Ministère « L’état de l’école », également téléchargeable, fournit les chiffres les plus récents et renvoie aux principales enquêtes statistiques disponibles, de même que celle, encore plus complète et également annuelle, « Repères et références statistiques ».
-
[4]
Cette question fait néanmoins l’objet de débats ; cf. le site du CNESCO (« Impacts du redoublement », 2017) ; cf. aussi Merle, 2019.
-
[5]
Nous ne traiterons pas ici des élèves « en situation de handicap », de plus en plus nombreux à être accueillis en milieu scolaire ordinaire, notamment depuis 2006, les éclairages sociologiques sur cette population étant très rares ; on se reportera au dernier numéro de « L’état de l’école » qui renvoie à certaines études statistiques du Ministère.
-
[6]
Sur la spécificité des scolarités des enfants d’enseignants, cf. Farges, 2018 ; Lasne, 2018, et chapitre 8.
-
[7]
Pour une analyse plus complète des inégalités entre les sexes à l’école, cf. le document sur ce thème téléchargeable, régulièrement publié par le ministère de l’Éducation nationale : « Filles et garçons sur le chemin de l’égalité ». Pour 2020, cf. http://www.education.gouv.fr/cid4006/egalite-des-filles-et-des-garcons.html. Voir aussi le numéro spécial de la revue L’orientation scolaire et professionnelle consacré à l’orientation (2019, n° 4).
-
[8]
Pour une présentation et une critique sociologique de ce dispositif, cf. le numéro « Sélection dans l’enseignement supérieur et sens de la justice », L’Année sociologique, 2020, n° 2 ; voir aussi INSEE, « D’admission post-bac à Parcoursup », France Portrait social, 2021.
-
[9]
Toutes les données du PISA sont accessibles sur le site de l’OCDE (OECD, PISA 2018, Database).
À l’école, certains enfants réussissent systématiquement mieux ou moins bien que d’autres. Qui sont-ils, et pourquoi ? Les carrières scolaires se caractérisent par des régularités sociologiques, aujourd’hui bien connues depuis la première grande enquête consacrée aux déterminants des trajectoires scolaires. De 1962 à 1972, Girard et Bastide, chercheurs à l’Institut national d’études démographiques, ont suivi une cohorte de 20 000 élèves, sortis de l’école primaire en 1962, dans un contexte où la question de la démocratisation est au cœur des débats. La réforme Berthoin (1959) vient en effet de prolonger la scolarisation jusqu’à 16 ans, et d’engager une unification des scolarités secondaires.
Cette enquête (cf. INED, 1970) a révélé pour la première fois au grand jour l’ampleur de la sélection sociale qui prend place à l’école, dès le niveau primaire. Elle se cristallise à 10-12 ans, lors de l’entrée en 6e, qui ne concerne à l’époque qu’environ 55 % des enfants. Trois facteurs apparaissent alors déterminants :
La réussite scolaire en primaire, évaluée par les jugements des maîtres et l’âge de l’enfant (un âge élevé indiquant un redoublement, donc des difficultés précoces) ; le type de scolarité primaire est aussi lourd de conséquences, les élèves des « petites classes » des lycées accédant majoritairement aux études secondaires, à la différence des élèves des écoles primaires.
L’habitat : les petits Parisiens accèdent à une 6e beaucoup plus souvent que les enfants des zones rurales…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
25,99 €