III. Le nouveau paradigme de Marc Bloch
- Par Florence Hulak
Pages 115 à 146
Citer ce chapitre
- HULAK, Florence,
- Hulak, Florence.
- Hulak, F.
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Notes
-
[1]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 44. Voir chap. I.
-
[2]
Voir Chap. II, 3.
-
[3]
Voir Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 45.
-
[4]
Ricœur, « Objectivité et subjectivité en histoire », Histoire et Vérité, op. cit., p. 23-44.
-
[5]
Ibid., p. 34.
-
[6]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 129.
-
[7]
Ricœur, « Objectivité et subjectivité en histoire », Histoire et vérité, op. cit., p. 26.
-
[8]
Ibid.
-
[9]
Ibid., p. 26-27.
-
[10]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 134.
-
[11]
Bloch, La société féodale, op. cit., p. 15.
-
[12]
Ibid., p. 79.
-
[13]
Ricœur, « Objectivité et subjectivité en histoire », Histoire et vérité, op. cit., p. 27.
-
[14]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 131.
-
[15]
Ricœur, « Objectivité et subjectivité en histoire », Histoire et vérité, op. cit., p. 32.
-
[16]
Ibid., p. 31.
-
[17]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 64.
-
[18]
Bloch, Marc, L’Étrange défaite, Gallimard, Paris, 1990 [1946].
-
[19]
Ibid., p. 54.
-
[20]
Voir Weber, Florence, « Métier d’historien, métier d’ethnographe », Cahiers Marc Bloch, 4, 1996, p. 12.
-
[21]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 105-106.
-
[22]
Ibid., p. 52.
-
[23]
Ricœur, « Objectivité et subjectivité en histoire », Histoire et vérité, op. cit., p. 44.
-
[24]
Ibid., p. 43.
-
[25]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 63.
-
[26]
Bloch, « Fustel de Coulanges, historien des origines françaises » [1930], Histoire et Historiens, op. cit., p. 216.
-
[27]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 52.
-
[28]
Ibid.
-
[29]
Ibid., p. 53.
-
[30]
Ricœur, « Objectivité et subjectivité en histoire », Histoire et vérité, op. cit., p. 41.
-
[31]
Ibid., p. 43.
-
[32]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 156.
-
[33]
Ibid.
-
[34]
Ibid., p. 104. L’épisode était déjà raconté dans « Réflexions d’un historien sur les fausses nouvelles de la guerre » Histoire et historiens, op. cit., p. 161-163.
-
[35]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 131 (nous soulignons).
-
[36]
Ibid., p. 63.
-
[37]
On ne rejoint donc pas la thèse de Burguière selon laquelle cette expression révèlerait la croyance de Bloch en l’existence d’un « fonds culturel très ancien et pratiquement commun à toute l’humanité » (L’École des Annales – Une histoire intellectuelle, op. cit., p. 81). Selon Burguière, « en se référant à des auteurs comme Frazer, Marc Bloch suppose la persistance d’archétypes mentaux » (p. 76). Mais Bloch ne cite Frazer qu’en condamnant sa tentative pour restituer des archétypes (Bloch, Les Rois thaumaturges, op. cit., p. 52). De plus, s’il suppose bien quelque chose comme un fonds de représentations communes aux sociétés européennes (mais non pas à l’humanité) dans Les Rois thaumaturges, il abandonne par la suite cette perspective, en tant qu’elle succombe encore à ses yeux à « l’idole des origines » (Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 53). L’article « Pour une histoire comparée des sociétés européennes » évoque certes « l’unité fondamentale de l’esprit humain ». Mais l’élément commun est constitué de « ressources intellectuelles » et non culturelles : il ne s’agit pas de représentations déterminées mais des conditions formelles de l’activité mentale humaine. (Mélanges historiques I, Éditions de l’EHESS, Paris, 1983 [1963], p. 19).
-
[38]
Voir Langlois et Seignobos, Introduction aux études historiques, op. cit., p. 67-68.
-
[39]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 88.
-
[40]
Ricœur, « Objectivité et subjectivité en histoire », Histoire et vérité, op. cit., p. 29.
-
[41]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 88.
-
[42]
Voir par exemple Fustel de Coulanges, Numa-Denis, « L’histoire, science pure » [1875, Leçon d’ouverture à la Sorbonne], in Hartog, François, Le xixe siècle et l’histoire. Le cas Fustel de Coulanges, PUF, Paris, 1988, p. 343.
-
[43]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 126.
-
[44]
Ricœur, « Objectivité et subjectivité en histoire », Histoire et vérité, op. cit., p. 44.
-
[45]
Ibid., p. 32.
-
[46]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 154 sq.
-
[47]
Ricœur, « Objectivité et subjectivité en histoire », Histoire et vérité, op. cit., p. 38.
-
[48]
Ibid., p. 43.
-
[49]
Ibid., p. 27.
-
[50]
Ibid., p. 31.
-
[51]
Ibid., p. 30.
-
[52]
Ibid.
-
[53]
Schmitt, « “Façons de sentir et de penser”. Un tableau de civilisation ou une histoire-problème ? », in Atsma et Burguière (dir.), Marc Bloch aujourd’hui, op. cit., p. 407-418.
-
[54]
Febvre, « La société féodale : une synthèse critique », Pour une histoire à part entière, op. cit., p. 427.
-
[55]
Schmitt, « “Façons de sentir et de penser”. Un tableau de civilisation ou une histoire-problème ? », in Atsma et Burguière (dir.), Marc Bloch aujourd’hui, op. cit., p. 413.
-
[56]
Bloch, Marc, « Candidature au collège de France » [1929]. Cité par Duby, Georges, « Préface », in Apologie pour l’histoire, 1974, op. cit., p. 10.
-
[57]
Bloch, La société féodale, op. cit., p. 16.
-
[58]
Bloch, Les Rois thaumaturges, op. cit., p. 20.
-
[59]
Schmitt, « “Façons de sentir et de penser”. Un tableau de civilisation ou une histoire-problème ? », in Atsma et Burguière (dir.), Marc Bloch aujourd’hui, op. cit., p. 415.
-
[60]
Ibid. (Citation de Bloch, La société féodale, op. cit., p. 610).
-
[61]
Ibid., p. 407.
-
[62]
Le Goff, « Introduction » in Bloch, Les Rois thaumaturges, op. cit., p. XXVIII.
-
[63]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., chap 2 : « L’observation historique », p. 67-86.
-
[64]
Ricœur, « Objectivité et subjectivité en histoire », Histoire et vérité, op. cit., p. 25.
-
[65]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 68.
-
[66]
Langlois et Seignobos, Introduction aux études historiques, op. cit., p. 65.
-
[67]
Simiand, « Méthode historique et sciences sociales », Méthode historique et sciences sociales, op. cit., p. 135-136.
-
[68]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 69.
-
[69]
Ibid., p. 70.
-
[70]
Nous reprenons ici la distinction wittgensteinienne entre « suivre une règle » et « interpréter » : Voir Wittgenstein, Ludwig, Recherches philosophiques, Gallimard, Paris, 2004, § 201, p. 127.
-
[71]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 69.
-
[72]
Ibid., p. 71.
-
[73]
Bloch, Marc, « Comment écrire l’histoire d’un village. Cours de Fontenay » [1938], La terre et le paysan, Armand Colin, Paris, 1999, p. 182.
-
[74]
Ibid., p. 187.
-
[75]
Voir Bloch, « Les “usages locaux”, documents historiques » [1933], La terre et le paysan, op. cit., p. 90-91.
-
[76]
Ricœur, Temps et récit III, op. cit., note 1 p. 205.
-
[77]
Michelet, Jules, Journal, Gallimard, 1959, T. I, p. 378 « Il leur faut un Œdipe qui leur explique leur propre énigme dont ils n’ont pas eu le sens, qui leur apprenne ce que voulaient dire leurs propres paroles, leurs actes qu’ils n’ont pas compris ».
-
[78]
Voir Fustel de Coulanges, fragment publié in Hartog, Le xixe siècle et l’histoire. Le cas Fustel de Coulanges, op. cit., p. 374 : « L’histoire est une science. […] Elle ne procède, comme la géologie, que par l’observation. Elle peut user d’induction, et parfois même de l’hypothèses ; mais elle n’arrive vraiment à son but que par l’étude des faits ».
-
[79]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 152.
-
[80]
Voir Chap. V et VI.
-
[81]
Ricœur, « Objectivité et subjectivité en histoire », Histoire et vérité, op. cit., p. 30.
-
[82]
Bloch, La société féodale, op. cit., T. I : « la formation des liens de dépendance ».
-
[83]
Ricœur, « Objectivité et subjectivité en histoire », Histoire et vérité, op. cit., p. 27.
-
[84]
Febvre, « La société féodale : une synthèse critique », Pour une histoire à part entière, op. cit., p. 427.
-
[85]
Ibid., p. 418.
-
[86]
Ibid., note 1, p. 426.
-
[87]
Ibid., p. 426.
-
[88]
Ibid., p. 423.
-
[89]
Voir plus loin, Chap. VII, III, 2.
-
[90]
Febvre, « La société féodale : une synthèse critique », Pour une histoire à part entière, op. cit., p. 426.
-
[91]
Ibid., p. 424.
-
[92]
Ibid., p. 425.
-
[93]
Ibid.
-
[94]
Ibid.
-
[95]
Schmitt, « “Façons de sentir et de penser”. Un tableau de civilisation ou une histoire-problème ? », in Atsma et Burguière, (dir.), Marc Bloch aujourd’hui, op. cit., p. 407-418.
-
[96]
Ibid., p. 414.
-
[97]
Bloch, La société féodale, op. cit., p. 104-105.
-
[98]
Bloch, « Mémoire collective, tradition et coutume » [1925], Histoire et historiens, op. cit., p. 196.
-
[99]
Bloch, La société féodale, op. cit., p. 155.
-
[100]
Ibid., p. 124.
-
[101]
Ibid., p. 126.
-
[102]
Ibid.
-
[103]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 140-141.
-
[104]
Bloch, La société féodale, op. cit., p. 115.
-
[105]
Ibid., p. 116.
-
[106]
Voir Chap. II, 3.
-
[107]
Bloch, La société féodale, op. cit., p. 119.
-
[108]
Ibid., p. 129.
-
[109]
Ibid., p. 130.
-
[110]
Ibid., p. 115.
-
[111]
Ibid., p. 117.
-
[112]
Voir Chap. V, 1.
-
[113]
Althusser, Louis, « Sur l’objectivité de l’histoire. Lettre à Paul Ricœur » [1953], Solitude de Machiavel, PUF, Paris, 1998, p. 17-31.
-
[114]
Ibid., p. 22-23.
-
[115]
Ibid., p. 29.
-
[116]
Ibid., p. 30.
-
[117]
Ibid., p. 26.
-
[118]
Bloch, La société féodale, op. cit., p. 610-612.
-
[119]
Althusser, « Sur l’objectivité de l’histoire », op. cit., p 24.
-
[120]
Voir Chap. IV, 1.
-
[121]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 146.
-
[122]
Althusser, « Sur l’objectivité de l’histoire », op. cit., p. 27.
-
[123]
Bloch, Apologie pour l’histoire, op. cit., p. 135-146 : « 3. La nomenclature ».
-
[124]
Althusser, « Sur l’objectivité de l’histoire », op. cit., p. 24.
-
[125]
Ibid.
-
[126]
Bloch, La société féodale, op. cit., p. 97-98.
-
[127]
Voir Weber, Max, « L’objectivité de la connaissance dans les sciences et la politique sociales », Essais sur la théorie de la science, trad. J. Freund, Paris, Plon, 1965, p. 200.
-
[128]
Bloch L’étrange défaite, op. cit., p. 185.
-
[129]
Bois, Guy, « Marc Bloch, historien d’un système social », in Atsma et Burguière (dir.) Marc Bloch aujourd’hui, op. cit., p. 165-171.
-
[130]
Ibid., p. 166.
-
[131]
Duby, « Préface » in Apologie pour l’histoire, 1974, op. cit., p. 12-13. Voir aussi Schmitt, « Marc Bloch », in Le Goff (dir.), La Nouvelle histoire, op. cit., p. 81.
-
[132]
Bloch, La société féodale, op. cit., p. 335-381 : T. I, Part. II, livre iii : « Les liens de dépendance dans les classes inférieures ».
-
[133]
Voir Chap. V et VI.
-
[134]
Voir Ricœur, « Objectivité et subjectivité en histoire », Histoire et vérité, op. cit., p. 27.
Tout comme Febvre, Bloch rejette l’épistémologie nomologique de Comte. Il se démarque ainsi tant des sociologues durkheimiens que des « historiens historisants ». C’est en effet au nom d’une telle conception unitaire de la science que Simiand appelle à la constitution d’une histoire scientifique et que Seignobos renonce sceptiquement à la scientificité de l’histoire. En s’écartant de ces deux voies, Bloch peut sembler voué à suivre les traces de Dilthey, à distinguer les sciences naturelles explicatives des sciences de l’esprit compréhensives. Toutefois, alors que Dilthey perçoit les sciences naturelles comme fondées sur des lois universelles, Bloch juge que les transformations radicales qui les affectent dans les années 1930, notamment sous l’effet des théories des quanta et de la relativité, ont mis à bas l’idéal de certitude et d’universalité des lois de la science, au profit d’une conception relativiste et probabiliste de la connaissance. Cette mutation, nous l’avons vu, permet à Febvre d’assumer le caractère subjectif et incertain des résultats de la science historique sans les opposer pour autant à ceux des sciences naturelles, et de légitimer l’usage en histoire d’une méthode herméneutique, qui ne se confond toutefois pas avec celle de Dilthey. Bloch tire-t-il de cette évolution des conclusions analogues, et pratique-t-il lui aussi une forme psychologique d’herméneutique ? La confrontation de l’histoire de Bloch à la lecture herméneutique qu’en propose Paul Ricœur, puis à la psychologie historique febvrienne dégagée au chapitre précédent permet de montrer que l’histoire blochienne relève d’un autre paradigme, inédit, qui rompt avec la psychologie herméneutique…
Date de mise en ligne : 19/07/2022
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