Introduction. Mille et un contes grivois
Pages 9 à 18
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- RICHARD, Jean-Pierre,
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- Richard, J.-P.
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Notes
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[1]
Lincoln’s Inn, Gray’s Inn, Middle Temple et Inner Temple. Lieux de formation des futurs administrateurs publics et de résidence pour jeunes gens à la mode. G. Boquet et É. Gruter, Les Îles britanniques au xvie siècle, p. 325.
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[2]
F. Rubinstein, A Dictionary of Shakespeare’s Sexual Puns and their Significance (1984).
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[3]
Troïlus et Cressida, 2 2 160-163 : « PÂRIS : […] C’est pourquoi je dis :/ Oui, battons-nous pour elle car nous sommes assurés/ Que tout l’espace du monde ne saurait l’égaler. […]Then, I say,/ Well may we fight for her, whom we know well/ The world’s large spaces cannot parallel. HECTOR : Bien dit, Pâris et Troïlus. Paris and Troilus, you have both said well. »
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[4]
W. Shakespeare, Œuvres complètes, t. 7, p. 1557, note 11.
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[5]
Cité par Gisèle Venet, ibid., t. 1, p. 1502.
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[6]
Voir le calembour « fort en vogue au xvie siècle » sur « occupation » / « au cul passions » dans le Prologue du Tiers Livre : F. Rabelais, Œuvres complètes, p. 328, note 10.
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[7]
Timon d’Athènes, 2 2 159 : « L’INTENDANT : […] Je me retirais près d’un tonneau en train de se vider […] I have retir’d me to a wasteful cock. » Le me to a wastefull cocke de l’in-folio a été « corrigé » par des éditeurs en me from a wasteful cock (Knight), me, like a wasteful cock (Mitford), me too a wasteful cock (Staunton), me to a wakeful cot (Daniel), me to a wakeful couch (Dreighton).
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[8]
Ou Thomas Middleton dans sa pièce A Yorkshire Tragedy (1605), 1 76-77, avec cette allusion aux amitiés particulières prêtées à Jacques Ier, ainsi qu’aux fournées de chevaliers ayant marqué le début de son règne : « They call it “knighting” in London, when they drink upon their knees. À Londres on appelle cela “être fait chevalier”, quand on boit à genoux » – comme lors d’une fellation.
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[9]
Les Deux Nobles Cousins, 3 4 10 : « Up with a course or two, tack about, boys ! »
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[10]
Voir Les Deux Gentilshommes de Vérone, 2 4 152-153 : « VALENTIN : Et je t’aiderai moi-même à l’y mettre :/ Elle sera élevée à l’honneur suprême. And I will help thee to prefer her too :/ She shall be dignified with this high honour. » (C’est nous qui traduisons.) Valentin veut aider son ami Protée à porter son érection (high) sur une Milanaise, qui sera honorée (dignified) d’accueillir sur elle (on her / honour) ses attributs virils (dignitas en latin).
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[11]
Voir Coriolan, 5 5 22-25 : « AUFIDIUS : […] dans ce dessein/ Il a fait ployer sa nature, […] to this end,/ He bow’d his nature. » Sollicitant les voix de la plèbe pour devenir consul, Coriolan a dû, à cette fin (to this end), ployer son naturel (bow’d his nature) peu enclin à la flatterie : tel un(e) prostitué(e), il a incliné (bow’d) son postérieur (nature) vers le bout (end) d’un autre homme.
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[12]
Voir Comme il vous plaira, 2 7 95-100 : « LE DUC AÎNÉ : L’ami, est-ce la détresse qui te rend si hardi […] ? Art thou thus boldened, man, by thy distress […] ? ORLANDO : Vous avez touché juste au premier mot : c’est la pointe épineuse de la détresse nue qui m’a ôté les dehors/ De la civilité soyeuse. You touched my vein at first : the thorny point/ Of bare distress hath ta’en from me the show/ Of smooth civility. » L’érection (distress, thorny point) d’Orlando est due aux attouchements du duc (touched my vein) ; en latin, distringere, qui a donné distress et « détresse », signifie « maintenir étendu » et vena désigne le « membre viril ». Voir F. Rubinstein, A Dictionary…, s.v. distress, p. 78.
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[13]
Le Conte d’hiver, 1 2 200.
À l’origine du présent ouvrage, la stupéfaction : derrière le Shakespeare que je traduisais en français tant bien que mal, celle d’en trouver un autre, pour moi franchement intraduisible. Pas parce que la morale réprouve tout ce qu’il produit, mais à cause de sa présence perpétuelle, en farceur mal embouché, sous la surface du texte. Qui pourrait recréer dans une autre langue et sur trente-neuf pièces un double discours délibéré et permanent ? Il ne suffit plus de savoir traduire d’une langue en une autre, d’anglais en français ; il faut traduire, dans chaque langue, d’un théâtre à un autre, de la scène visible à une scène invisible, de ce que l’on entend à ce qui est sous-entendu. Et l’intérêt de l’œuvre tient au moins autant à la coexistence perpétuelle de ces deux théâtres ingénieusement liés qu’à la grandeur incomparable de l’un et à l’inépuisable obscénité de l’autre. Leur conjonction génère une prodigieuse énergie, qui donne à l’œuvre, de bout en bout, une force comique.
Soit un vers aussi célèbre que le premier de Roméo et Juliette : « Two households both alike in dignity Deux maisons toutes deux égales en dignité » ; on peut le prendre au tragique et voir dans le premier mot – Two, « Deux », avec majuscule – l’étendard d’un duel atavique entre les Montaigu et les Capulet, un signe de mauvais augure qui défait d’entrée de jeu l’union des prénoms et des familles proclamée dans le titre de la pièce. On peut aussi le prendre à la rigolade, si dans house-, une « maison », on enten…
Date de mise en ligne : 06/12/2024
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