Les joies du mariage
- Par Pierre Lepape
Pages 173 à 239
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Notes
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[1]
Mise en français moderne par Isabelle Jourdan, Rennes, La Part commune, 2008, p. 110-111.
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[2]
1re partie, chap. VII, Paris, © Éditions Bernard Grasset, 1932, p. 430-431.
-
[3]
Paris, Éditions Garnier, 1943, p. 410-411.
-
[4]
Traduction de l’italien par Giovanni Clerico, Paris, Gallimard, « Folio », 2006, p. 235-238. © Éditions Gallimard.
-
[5]
Traduction de l’anglais et adaptation de Marion Bernède et Yves Beaunesne, Besançon, Les Solitaires intempestifs, 2006, p. 60-63.
-
[6]
Traduction de l’anglais par Denise Van Moppès, Paris, Robert Laffont, 1996, p. 195-197.
-
[7]
Traduction de l’anglais (États-Unis) par François Lasquin, Paris, L’Olivier, 2010.
-
[8]
Acte I, scène iii.
-
[9]
Traduction de l’italien par Marie-Hélène Poli, dans Conteurs italiens de la Renaissance, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1993, p. 558-559. © Éditions Gallimard.
-
[10]
Traduction de l’anglais par Léo Lack, Paris, Gallimard, 1982, rééd. « Folio », 1987, p. 240-243. © Éditions Gallimard.
-
[11]
Traduction du japonais par Anne Bayard-Sakai, dans Œuvres, tome II, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1998, p. 1088-1090. © Éditions Gallimard.
-
[12]
Paris, Gallimard, 1962, p. 150-151. © Éditions Gallimard.
-
[13]
Traduction de l’anglais par Jean-Robert Vidal, Paris, Gallimard, « L’Imaginaire », 1983, p. 48-51. © Éditions Gallimard.
-
[14]
Dans Nouvelles françaises du xviii e siècle, tome I, Paris, Livre de Poche, 1994, p. 206-209.
-
[15]
Traduction de l’anglais par Dominique Jean, Paris, Gallimard, 2002, p. 126-129. © Éditions Gallimard.
-
[16]
Paris, © Éditions de Minuit, 1958, p. 155-157.
-
[17]
Acte V, scène viii.
-
[18]
Paris, © Éditions Bernard Barrault, 1985, p. 333-335.
Colette opère un renversement de la tradition hostile au mariage. Selon cette tradition férocement misogyne, les femmes, rebelles, perverses, énergiques, déterminées et rouées ne peuvent faire que le malheur des hommes qui ont l’imprudence de les prendre pour épouses. À cause d’elles, la scène de ménage fait partie de l’économie ordinaire des couples, une sorte de rituel au cours duquel l’homme est amené à contempler sa défaite. Dans un petit livre paru vers la fin du xiv
e siècle, Les Quinze Joies du mariage, l’auteur anonyme (probablement un moine) compose une série de petits tableaux qui tentent de prouver que les « joies » du mariage sont autant de malheurs dont sont victimes les pauvres époux. Où l’on voit que le « sacrement » du mariage n’a pas convaincu tous les théologiens.
Le matin, il va trouver sa femme et lui déclare :
— Vraiment, Madame, je m’étonne fort de votre attitude, et je ne sais plus comment me comporter avec vous.
— Mon Dieu, est-ce que je vous cause tant de soucis ? Je passe mes nuits et mes jours à nourrir porcs, poussins, oies. Je file, je travaille et je fais de mon mieux, au point que j’en mourrai prématurément, et encore ne puis-je disposer d’une heure de répit ! Vous, au contraire, vous ne vous occupez de rien sinon de dilapider et d’entamer notre bien pour des gens qui nous sont indifférents.
— Indifférents ? C’est d’eux que dépend ma fortune ou ma perte !
Il lui revient alors à l’esprit que rien n’est trop beau lorsqu’un écuyer de la région à la réputation de joli cœur descend chez lui…
Date de mise en ligne : 12/02/2019
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