11. La guerre, inévitable
Pages 167 à 188
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- PELLISSIER, Pierre,
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Notes
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[1]
Georges Thierry d’Argenlieu a rejoint en 1947 le carmel de Relecq-Kerhuon, où il meurt en 1969.
Après l’échec de la conférence de Dalat, les espoirs de Leclerc et de Salan se reportent sur la conférence de Paris ; Leclerc se confie à son adjoint : « Vous avez sauvé en partie l’essentiel, c’est à Paris que tout doit se conclure, mais que de retards ! »
Le 31 mai 1946, Hô Chi Minh et Raoul Salan prennent l’avion pour la France. Ce n’est pas encore l’ère des long-courriers, plutôt le temps des voyages qui n’en finissent pas ; et celui-là va les occuper jusqu’au 12 juin… Les conditions météorologiques détestables laissent prévoir un vol difficile, avec des escales imprévues. Le périple commence par Rangoon, où ils campent sur une base anglaise en cours d’évacuation. Ils dorment dans un hangar avec une moustiquaire pour deux, ce qui peut incliner aux confidences, comme en témoigne un curieux dialogue entre Salan et Hô Chi Minh :
« Vous avez signé “Hô Chi Minh” les accords du 6 mars, mais votre véritable nom n’est-il pas Nguyên Ai Quôc ?
– Sainteny, qui a paraphé de ce vocable ces mêmes accords, ne s’appelle-t-il pas en réalité Jean Roger ? »
Un long silence, puis Salan demande à Hô Chi Minh s’il n’est pas inquiet d’avoir laissé Hanoi à la seule responsabilité de Giap, tandis que Dong, son fils spirituel, sera à Paris pour toute la durée de la conférence : « Giap m’est totalement dévoué, du reste il n’existe que parce que je le soutiens, il a été suffisamment attaqué ; lui comme les autres ne peuvent rien sans moi et tous unis nous représentons une force inébranlable…
Date de mise en ligne : 19/11/2021
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