IV. – Judaïsme. Paul et la loi Recherches sur le judaïsme au temps de saint Paul
- Par Michel Quesnel
Pages 85 à 101
Citer ce chapitre
- QUESNEL, Michel,
- Quesnel, Michel.
- Quesnel, M.
Citer ce chapitre
- Quesnel, M.
- Quesnel, Michel.
- QUESNEL, Michel,
Notes
-
[1]
H. Hübner, Das Gesetz bei Paulus, Göttingen, 1978 (2e éd. 1980) ; E. P. Sanders, Paul and Palestinian Judaism, A Comparison of Patterns of Religion, Philadelphia, 1977 ; Id., Paul, the Law, and the Jewish People, Philadelphia, 1983 ; H. Räisänen, Paul and the Law, Tübingen, 1983 (2e éd. 1987).
-
[2]
Voir les titres et quelques mots de présentation pour chacun dans notre ouvrage Les chrétiens et la loi juive, Une lecture de l’Épître aux Romains, Paris, 1998, p. 115-117.
-
[3]
C’est l’opinion à laquelle se rangent la plupart des commentateurs actuels et que nous avons retenue au chapitre I. L’opinion que les destinataires seraient les habitants de Pisidie et de Lycaonie (Rome avait intégré ces régions à la province de Galatie) évangélisés au cours du premier voyage missionnaire n’a que quelques partisans.
-
[4]
À la différence des Églises de Galatie méridionale, principalement Antioche de Pisidie et Iconium qui, si l’on en croit le témoignage des Actes, se constituèrent dans des villes abritant une communauté juive et possédant une synagogue (Ac 13,15 ; 14,1).
-
[5]
Le substantif « obéissance » et le verbe correspondant « obéir » sont absents de l’épître aux Galates.
-
[6]
Pour plus de détails, voir notre ouvrage Les chrétiens et la loi juive, Une lecture de l’épître aux Romains, Cerf, Paris, 1998, p. 109-112.
-
[7]
Suétone, Vie de Claude, XXV. La date de cet édit est controversée ; voir ch. II, note 2. Il remonte soit aux débuts du règne de Claude, qui régna de 41 à 54, soit aux alentours de l’année 49.
-
[8]
Cette situation conflictuelle, interne à la communauté chrétienne, transparaît à travers le texte de Rm 14,1 à 15,6. Ceux que Paul appelle les « forts » sont sans doute les pagano-chrétiens peu soucieux de règles alimentaires ; les « faibles » sont au contraire les judéo-chrétiens, plus scrupuleux et désormais minoritaires dans la communauté. Cette situation a été analysée par P. S. Minnear, The Obedience of Faith, Londres, 1971.
-
[9]
Dispersion dans la ville encore plus marquée qu’à Corinthe. Voir le chapitre II.
-
[10]
Telle est l’opinion de H. Räisänen, op. cit. Voir note 1.
-
[11]
« A convenantal nomism ». Voir les titres des ouvrages de Sanders dans la note 1.
-
[12]
4 Q MMT. Voir traduction française dans H. Cousin, J.-P. Lémonon, J. Massonnet (éd.), Le monde où vivait Jésus, Paris, 1998, p. 500-505. C’est nous qui soulignons.
-
[13]
On notera que Matthieu, écrivant plus tard que Paul et dans un tout autre contexte, témoignera de la même exigence qu’il place dans la bouche de Jésus dans le cadre du Sermon sur la montagne (Mt 5,18-19).
-
[14]
Cet accent de la pensée paulinienne a été bien mis en valeur par A. Badiou, Saint Paul, La fondation de l’universalisme, Paris, 1997.
-
[15]
Cet aspect de la morale paulinienne a été présenté de façon très complète par J. Murphy O’Connor, L’existence chrétienne selon saint Paul (Lectio divina n° 80), Paris, 1974.
Paul et la loi : peu de questions théologiques et exégétiques
sont actuellement autant débattues que celle-là. Trois
auteurs y ont consacré des livres importants il y a une
vingtaine d’années, respectivement dûs à la plume de
H. Hübner, E. P. Sanders et de H. Räisänen ; ces publications
ont été à l’origine d’un véritable raz-de-marée éditorial. Les
enjeux sont importants, car il en va non seulement de ce
qu’est la morale chrétienne et de la place qu’y tiennent les
commandements du Premier Testament ; et il en va
également du rapport entre christianisme et judaïsme.
L’éventail des positions des exégètes qui se sont penchés
sur cette question est très ouvert. À propos de la loi, il arrive
que l’on voie en Paul un véritable continuateur de la morale
juive, allant jusqu’à conserver pour les chrétiens l’essentiel
des commandements de la Tora ; et à l’autre extrémité, on
fait de lui un « antinomien », c’est-à-dire un tenant farouche
d’une morale sans loi. Quant aux rapports qu’il entretient
avec le judaïsme, ils sont situés à l’intérieur d’un éventail
tout aussi ouvert : certains exégètes et historiens ont de Paul
l’image d’un véritable Pharisien, en profonde communion
de pensée et d’esprit avec les intellectuels juifs du ier siècle ;
d’autres au contraire vont jusqu’à affirmer qu’il n’avait à
peu près rien compris au judaïsme de son temps. Les plus
acharnés dans ce dernier sens prétendent même que Paul
n’était pas juif !
Nous allons apporter notre pierre à ce débat. Mais il est
évident que, dans un concert aussi cacophonique, nous ne
pouvons prétendre fournir des solutions meilleures que
celles données par d’autres…
Date de mise en ligne : 30/09/2025
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
11,99 €
Acheter ce chapitre
5,00 €