Jésus le Christ : la foi et la Loi
- Par Stanislas Breton
Pages 45 à 65
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- BRETON, Stanislas,
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- Breton, S.
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Paul, « esclave du Christ Jésus », comme il aime se qualifier dans l’adresse de ses lettres (cf. Romains 1,1 ; Philippiens 1,1), est aussi l’apôtre intransigeant (« apôtre par vocation, mis à part », Romains 1, 1 ; « apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu », I Corinthiens 1,1) qui oppose à ses adversaires, d’où qu’ils viennent et si séduisants que soient leurs discours, l’authenticité de son Evangile. Evangile « qu’il n’a pas reçu d’un homme » pour l’adapter à une « mesure humaine », mais de la révélation du Christ (cf. Galates 1, 11-12). Pour lui, qui était et qu’était ce Christ ?
La réponse à la question ne se trouve pas (on s’en doute) dans les définitions conciliaires relatives aux « deux natures », l’une divine, l’autre humaine, « dans l’unité d’une seule personne ». Paul ignore ce langage savant emprunté, pour les termes de son vocabulaire, à la Grèce des philosophes. Sans aller aussi loin, on chercherait en vain une formule aussi précise que la finale de Matthieu (28, 19) : « Allez, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. » Par contre, les doxologies abondent qui associent à « Dieu le Père le Seigneur Jésus Christ » (I Corinthiens 1, 3), ou qui, plus complètes encore, unissent à « la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint Esprit » (II Corinthiens 13, 13).
L’histoire du dogme trinitaire est, comme on sait, fort complexe, qu’il s’agisse de la doctrine en sa teneur chrétienne, de ses origines ou de son influence sur la réflexion philosophique…
Date de mise en ligne : 01/07/2014
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