Flétri
- Par Stéphanie Genand
Pages 57 à 62
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- GENAND, Stéphanie,
- Genand, Stéphanie.
- Genand, S.
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- Genand, S.
- Genand, Stéphanie.
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Notes
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[1]
A. M. Laborde, Correspondances, t. IV, p. 126.
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[2]
A. M. Laborde, Correspondances, t. VII, p. 169.
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[3]
A. M. Laborde, Correspondances, t. IV, p. 125.
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[4]
D. A. F. de Sade, Justine ou les Malheurs de la vertu, Œuvres, t. II, p. 222.
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[5]
Ibid., p. 229.
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[6]
A. M. Laborde, Correspondances, t. XV, p. 88.
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[7]
A. M. Laborde, Correspondances, t. III, p. 78.
-
[8]
D. A. F. de Sade, La Nouvelle Justine ou les Malheurs de la vertu, Œuvres, t. II, p. 395.
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[9]
D. A. F. de Sade, Idée sur les romans, Les Crimes de l’amour, p. 47.
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[10]
D. A. F. de Sade, Voyage de Hollande, Œuvres complètes du marquis de Sade, t. XVI, p. 93.
-
[11]
Ibid., p. 90.
-
[12]
Ibid., p. 105.
Donatien découvre alors la vie en infamie. Elle commence, stratégiquement, par un éloignement : tout Paris bruit du scandale dont Sade est désormais le nom et le président lui-même, prudent, encourage son gendre au départ : « L’éclat est une chose bien terrible dans les affaires malheureuses, et la prévention du public est, au plus, quelque chose de bien difficile à détruire. Il faut fuir les lieux où elle réside. » L’affaire d’Arcueil, en effet, affecte aussi les Montreuil : outre leur réputation, c’est celle de leur fille, et maintenant de leur petit-fils, qui souffre du haro sur Donatien. En privé, ils lui gardent leur confiance et la présidente, qui connaît bien son gendre, interprète de manière nuancée le dossier Rose Keller. Sade reste pour elle un libertin, mais pas un fou, encore moins un criminel, et il importe de dissocier, dans cette ténébreuse soirée, le vice ordinaire des pathologies avec lesquelles on l’a tristement confondu. L’image du gendre idéal, en revanche, se lézarde et, pour ses beaux-parents, le temps seul apaisera les rumeurs en autorisant, progressivement, le retour de la confiance. Si Donatien se conduit bien, tout s’oubliera peut-être et « le public », comme la présidente le nomme de manière obsessionnelle, finira par se taire. Cette tactique, dictée par la sagesse et le souci des convenances, répond aussi à de plus obscures ambitions : en éloignant son gendre, Marie-Madeleine devient la mère symbolique de ses enfants. C’est bien sûr Renée qui accouche, et même avec difficulté lorsque naît son deuxième fils, le 27 juin 1769. Présenté comme un bébé de grande taille, Claude-Armand, tel que la présidente le décrit, met en effet à l’épreuve la fragile constitution de sa fille…
Date de mise en ligne : 02/06/2022
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