23. Les études postcoloniales en France : émergence et résistances
Pages 309 à 316
Citer ce chapitre
- SMOUTS, Marie-Claude,
- MBEMBE, Achille,
- VERGÈS, Françoise,
- BERNAULT, Florence,
- BOUBEKER, Ahmed,
- BANCEL, Nicolas
- et BLANCHARD, Pascal,
- Smouts, Marie-Claude.
- Smouts, M.-C.
- A. Mbembe,
- F. Vergès,
- F. Bernault,
- A. Boubeker,
- N. Bancel
- et P. Blanchard
https://doi.org/10.3917/dec.bance.2010.01.0309
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- Smouts, M.-C.
- A. Mbembe,
- F. Vergès,
- F. Bernault,
- A. Boubeker,
- N. Bancel
- et P. Blanchard
- Smouts, Marie-Claude.
- SMOUTS, Marie-Claude,
- MBEMBE, Achille,
- VERGÈS, Françoise,
- BERNAULT, Florence,
- BOUBEKER, Ahmed,
- BANCEL, Nicolas
- et BLANCHARD, Pascal,
https://doi.org/10.3917/dec.bance.2010.01.0309
Notes
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[1]
Notamment en traduisant un manuel fondamental sur les postcolonial studies : LAZARUS N. (dir.), Penser le postcolonial, op. cit., en traduisant les grands noms des études postcoloniales (Spivak, Bhabba) et des cultural studies (Hall) et en faisant une large place aux études postcoloniales dans leurs revues Multitudes et La Revue internationale des livres et des idées.
-
[2]
« Postcolonialisme et immigration », Contretemps, op. cit., p. 17-132 ; « Pour comprendre la pensée postcoloniale », Esprit, op. cit., p. 76-168 ; « La question postcoloniale », Hérodote, op. cit., p. 1-272 ; « Faut-il être postcolonial ? », Labyrinthe, nº 24, 2006, p. 6-112 ; « Le postcolonial et l’histoire », Multitudes, nº 26, automne 2006, p. 75-163 et « Qui a peur du postcolonial ? », Mouvements, op. cit., p. 7-155.
-
[3]
Voir DIOUF M. (dir.), L’Historiographie indienne en débat, op. cit.
-
[4]
Celles-ci sont très bien analysées par MOURA J.-M., Littératures francophones et théorie postcoloniale, PUF, Paris, 2007 (1999).
-
[5]
Ibid., p. 7.
-
[6]
Cf. ibid., p. 151-172 et les contributions de Denise Coussy, Alexis Tadié, Denis Martin, Jean-Marc Moura dans SMOUTS M.-C. (dir.), La Situation postcoloniale, op. cit.
-
[7]
Voir notamment les travaux des chercheurs du Groupe de recherche Achac (www.achac.com).
-
[8]
Loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés, article 4, alinéa 2 : « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit. »
-
[9]
BLANCHARD P., BANCEL N. et LEMAIRE S. (dir.), La Fracture coloniale, op. cit.
-
[10]
BANCEL N. et BLANCHARD P., « Fracture coloniale : retour sur une réaction », Mouvements, nº 51, septembre-octobre 2007, p. 40-51.
-
[11]
Pour une bonne discussion à propos des débats anglophones sur le postcolonial à partir de la traduction du livre coordonné par LAZARUS N., Penser le postcolonial, op. cit., voir SIBEUD E., « Du postcolonialisme au questionnement postcolonial : pour un transfert critique », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 54-4, octobre-décembre 2007, p. 142-155.
-
[12]
Dans « Les études postcoloniales, une invention politique de la tradition ? » (loc. cit.), Jean-François Bayart donne une analyse approfondie et argumentée de ce qui constitue à ses yeux les grandes faiblesses théoriques de l’approche postcoloniale. On peut en lire une version abrégée dans « En finir avec les études postcoloniales », Le Débat, nº 154, mars-avril 2009.
-
[13]
SMOUTS M.-C., La Situation coloniale, op. cit., p. 271.
-
[14]
AMSELLE J.-L., L’Occident décroché, op. cit., p. 242.
-
[15]
« Et puis on se demande, pour finir, si Amselle ne grossit pas le trait d’une posture universaliste-républicaine qui ne lui irait pas très bien dans le seul but d’exister à son tour dans le débat en cours, d’intervenir dans l’espace des discours pour ou contre quelque chose comme “le postcolonialisme” » (CUSSET F., « Le champ postcolonial et l’épouvantail postmoderne », La Revue internationale des livres et des idées, nº 5, mai-juin 2008).
-
[16]
Voir l’utilisation toute en finesse qu’en fait Pap N’Diaye dans son beau livre La Condition noire. Essai sur une minorité française, Calmann-Lévy, Paris, 2008.
-
[17]
Voir LOOMBA A. et alii, Postcolonial studies and Beyond, Duke University Press, Durham, NC, 2005.
Près de trente ans après leur émergence dans les universités anglophones, les postcolonial studies commencent à faire débat en France.
Elles n’étaient connues jusque-là que d’un petit nombre d’initiés. Depuis
2005, les éditions Amsterdam ont entrepris un travail considérable pour
mettre à la disposition des étudiants et de leurs professeurs, qui pour la plupart en ignoraient tout, les outils permettant de retracer l’histoire intellectuelle de ce courant et l’apport de ses principaux représentants . Des revues
ont consacré des numéros spéciaux à la question . Des quotidiens s’y sont
intéressés. Les colloques fleurissent.
Cette effervescence n’est-elle que le fruit d’un engouement médiatique,
effet collatéral de la « crise des banlieues », ou bien marque-t-elle les prémices
d’un nouveau champ de recherche et la naissance d’études postcoloniales, en
quelque sorte « à la française » ? Il est trop tôt pour en juger, mais il est, d’ores
et déjà, permis d’espérer que le débat engagé ira au-delà d’une entreprise de
catharsis nationale, salutaire mais limitée, et débouchera sur une contribution originale à un questionnement poursuivi depuis des décennies sur plusieurs continents .
La longue indifférence des milieux universitaires français à l’égard du
postcolonial a de multiples causes. La première tient probablement à l’organisation des disciplines, au cloisonnement et au provincialisme des savoirs dispensés. Les études postcoloniales ont pour objet l’empreinte du fait colonial
sur les rapports sociaux, passés et présents, dans les ex-colonies et dans les
anciennes métropoles…
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