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    <title>Sociologie - Rencontres | Cairn.info</title>
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    <rights>Cairn.info 2026</rights>

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    <updated>2026-04-02T00:00:00+02:00</updated>

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    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_141</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Pour une anthropologie évolutionniste et matérialiste
                    | Rencontres Cairn
            (2026/1)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/rencontre-anthropologie-evolutionniste-materialiste?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2026-04-02T00:00:00+02:00</published>
                <updated>2026-04-02T00:00:00+02:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>L'anthropologie contemporaine, en tout cas en France, a
volontiers délaissé les questions larges sur les sociétés humaines,
dont celle de leurs trajectoires de long terme. L'idée même
d'évolution sociale est déconsidérée.</p>
<p>Parallèlement, une attention croissante s'est portée sur les «
ontologies », d'une manière qui brouille la frontière entre la
réalité objective et ses représentations subjectives.</p>
<br />
<p>Traitant de sujets aussi variés que la domination masculine,
l'émergence des inégalités de richesse, ou les conflits collectifs,
Christophe Darmangeat s'inscrit dans une tradition de pensée qui,
dans un dialogue permanent avec l'archéologie, replace au centre de
ses préoccupations le mouvement global des sociétés humaines depuis
le Paléolithique, ainsi que les déterminismes matériels qui l'ont
façonné.</p>
<br />
<p><b>Christophe Darmangeat</b> est anthropologue social, maître de
conférences (HDR) à l'Université Paris Cité.</p>
<p>Il a publié divers ouvrages, dont <i><a href=
"https://shs.cairn.info/casus-belli--9782348080777?lang=fr">Casus
belli</a></i> (La Découverte, 2025) et, avec l'archéologue Anne
Augereau, <i>Aux origines du genre</i> (PUF, 2022).</p>
<p>En plus de contribuer régulièrement à la revue <i><a href=
"https://shs.cairn.info/revue-la-pensee?lang=fr">La Pensée</a></i>,
il anime le blog <a href="https://www.lahuttedesclasses.net/">La
hutte des classes</a>.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_140</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Patrimoine et ordre social : une vue depuis la famille
                    | Rencontres Cairn
            (2026/1)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/rencontre-patrimoine-ordre-social-depuis-la-famille?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2026-03-31T00:00:00+02:00</published>
                <updated>2026-03-31T00:00:00+02:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>Cette rencontre se propose d'interroger la famille en tant
qu'univers de production et de reproduction des inégalités
sociales.</p>
<p>À partir des travaux de Sibylle Gollac et de ses
co-auteur·rices, il s’agira de comprendre comment circulent les
ressources économiques au sein des familles et comment ces modes de
circulation participent à la reproduction de la société de classe
et de l'ordre du genre. La famille apparaît, de ce point de vue,
comme un terrain d'investigation nécessaire pour comprendre comment
les inégalités de richesse, en pleine croissance, façonnent
aujourd'hui nos sociétés.</p>
<br />
<p>La discussion abordera les inégalités résultant de pratiques
genrées en matière d'héritage et de transmission patrimoniale, mais
aussi de partage des biens et de transferts de revenu dans les
séparations conjugales.</p>
<p>Que produit l'encadrement de ces pratiques par l’État, le droit
et et la justice ? En creux, il s’agit de poser une question
centrale : la famille protège-t-elle ou reproduit-elle les
inégalités ?</p>
<br />
<p><b>Sibylle Gollac</b> est sociologue et chargée de recherche au
Centre national de la recherche scientifique. Elle a notamment
publié, avec Céline Bessière, <i><a href=
"https://shs.cairn.info/le-genre-du-capital--9782348075803?lang=fr">
Le Genre du capital. Comment la famille reproduit les
inégalités</a></i> (La Découverte, 2020).</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_138</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        L’intégrité académique : du chercheur au système
                    | Rencontres Cairn
            (2026/1)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/rencontre-integrite-academique-du-chercheur-au-systeme?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2026-03-25T00:00:00+01:00</published>
                <updated>2026-03-25T00:00:00+01:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>La production scientifique repose sur une chaîne de transmission
collective, qui relie les générations de chercheurs dans une quête
commune de vérité. Cette continuité suppose un principe fondamental
: l'intégrité académique. Or, les mutations actuelles du monde
académique fragilisent les conditions de production et de diffusion
du savoir.</p>
<br />
<p>Au-delà d’une approche moralisatrice de la fraude scientifique,
il convient de l’analyser comme un phénomène systémique, mettant en
évidence la tension entre régulation juridique et régulation
scientifique. Le droit constitue un cadre nécessaire, mais souvent
insuffisant pour traiter des atteintes à l'intégrité, qui engagent
des dimensions symboliques, relationnelles et
institutionnelles.</p>
<br />
<p>Cette rencontre propose d'explorer les fondements
anthropologiques et organisationnels de l'intégrité académique,
d'analyser les mécanismes de régulation du système scientifique et
d'interroger les conditions d'une université responsable, capable
de préserver la qualité et la crédibilité de la production
scientifique.</p>
<br />
<p><b>Michelle Bergadaà</b> est professeure émérite à l'Université
de Genève.</p>
<p>Ses travaux portent sur l'intégrité académique, la fraude
scientifique, la responsabilité des institutions universitaires et
la régulation des pratiques de recherche.</p>
<p>Elle a fondé et préside l'Institut International de Recherche et
d'Action sur la Fraude et le Plagiat Académiques (IRAFPA),
organisation dédiée à l'étude et au traitement des manquements à
l'intégrité scientifique.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_132</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Le management : un métier de la société
                    | Rencontres Cairn
            (2026/8)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/rencontre-le-management-un-metier-de-la-societe?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2026-02-06T00:00:00+01:00</published>
                <updated>2026-02-06T00:00:00+01:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>Si le management est aujourd’hui si omniprésent dans nos
sociétés, c’est parce que nous vivons dans des mondes largement
façonnés par des organisations ; et que ces organisations sont
elles-mêmes fabriquées, transformées et tenues par le travail des
managers. Mais toutes les organisations ne se ressemblent pas, et
les pratiques managériales ne peuvent être pensées de manière
indifférenciée. Les organisations du champ social et médico-social,
en particulier, appellent des formes spécifiques d’intervention,
attentives à la fois aux cadres institutionnels, aux finalités de
l’action et au travail réel des professionnels.</p>
<br />
<p>Cet échange a pour objectif de mettre en lumière le management
comme métier de l’intervention : un travail concret, situé, souvent
artisanal, qui contribue, par ses choix quotidiens, à fabriquer de
la société.</p>
<p>À partir des travaux de Jean-Claude Dupuis, et notamment de son
<i><a href=
"https://shs.cairn.info/petit-breviaire-pour-manageurs-et-manageuses-d-organisations-sociales-et-medico-sociales--9791034608409?lang=fr">
Petit bréviaire pour manageurs et manageuses d’organisations
sociales et médico-sociales</a></i>, l’entretien explorera
plusieurs idées-forces : la distinction entre structure et
organisation, la question du contrôle, le rôle ambivalent de la
bureaucratie, les enjeux de la débureaucratisation, ainsi que les
implications de ces analyses pour le métier de dirigeant
associatif.</p>
<br />
<p>L’échange permettra également de revenir sur les enseignements
issus de ses recherches auprès de directeurs généraux
d’associations, en interrogeant les processus de
professionnalisation, de formation et de soutenabilité des
organisations sociales et médico-sociales, dans un contexte marqué
par la complexité, les tensions éthiques et les transformations
contemporaines de l’action publique.</p>
<br />
<p><b>Jean-Claude Dupuis</b> est professeur à IGENSIA-RH, l’école
de management des ressources humaines du groupe associatif IGENSIA
Education.</p>
<p>Il co-anime le doctorat professionnel Management des
organisations sociales et sanitaires, dédié aux professionnels des
champs de la solidarité et de la santé.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_128</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        25 ans et 100 numéros de la revue Multitudes
                    | Rencontres Cairn
            (2026/8)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/rencontre-25-ans-et-100-numeros-de-multitudes?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2026-02-02T00:00:00+01:00</published>
                <updated>2026-02-02T00:00:00+01:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>La revue <i><a href=
"https://shs.cairn.info/revue-multitudes?lang=fr"><b>Multitudes</b></a></i>
a désormais 25 ans et plus de 100 numéros à son actif. Depuis 2000,
sa ligne éditoriale est généraliste, désireuse de renouveler les
perspectives sociales, écologiques et politiques d’une gauche
largement crispée sur la défense des acquis. Les premières années
du XXI<sup>e</sup> siècle ont chanté qu’« un autre monde est
possible » tout en laissant monter des extrêmes-droites,
aujourd’hui aux portes du pouvoir.</p>
<p>Comment l’héritage de l’opéraïsme italien peut-il encore
inspirer un travail collectif de réflexion pluraliste qui prenne à
rebours les fausses évidences du présent et nous aide à confronter
un avenir libéré des nostalgies du passé ?</p>
<br />
<p>Critique de la raison républicaine, éloge de la créolisation,
écoféminismes, politiques du <i>care</i>, perspectives autochtones,
Europe fédérale, désidentifications <i>queer</i>, luttes
numériques, analyses hétérodoxes de la finance, propositions de
revenu universel et de taxe pollen : telles sont quelques-unes des
pistes ouvertes par <i><a href=
"https://shs.cairn.info/revue-multitudes?lang=fr">Multitudes</a></i>
depuis un quart de siècle.</p>
<p>Moins avec des certitudes dogmatiques qu’avec des questions
différemment formulées – dont l’entretien explorera quelques
enjeux, quelques promesses et de nombreux doutes.</p>
<br />
<p>Co-directeur avec Sandra Laugier et Yann Moulier Boutang de la
revue <i><a href=
"https://shs.cairn.info/revue-multitudes?lang=fr">Multitudes</a></i>,
<b>Yves Citton</b> a la chance de pouvoir étudier et enseigner la
littérature et les médias à l’université Paris 8 et d’être membre
de l’Institut universitaire de France.</p>
<p>Il a fait paraître <i>La Machine à Faire Gagner les Droites</i>
(AOC éditions, 2025), <i>Politics of Curiosity. Alternatives to the
Attention Economy</i> (co-écrit avec Enrico Campo, Routledge,
2024), <i>Altermodernités des Lumières</i> (Seuil, 2022), <i>Faire
avec. Conflits, coalitions, contagions</i> (Les Liens qui Libèrent,
2021), <i>Générations Collapsonautes. Naviguer en temps
d’effondrements</i> (co-écrit avec Jacopo Rasmi, 2020),
<i>Contre-courants politiques</i> (2018), <i>Médiarchie</i> (2017),
<i>Pour une écologie de l’attention</i> (2014), <i>Zazirocratie</i>
(2011).</p>
<br />
<p>Ses articles sont en accès libre sur <b><a href=
"https://www.yvescitton.net/">www.yvescitton.net</a></b></p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_124</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Mutations sociopolitiques et questionnements en Afrique de l’Ouest
                    | Rencontres Cairn
            (2025/)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/rencontre-mutations-questionnements-afrique-de-louest?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-12-15T00:00:00+01:00</published>
                <updated>2025-12-15T00:00:00+01:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>Cette rencontre propose de questionner la problématique
démocratique avec en toile de fond la question fondamentale :
est-ce que l'Afrique francophone pratique la démocratie ?</p>
<br />
<p>L'Afrique de l'Ouest a subi une transformation profonde des
habitudes et des attentes politiques. Par le recours aux armes et
aux arguments économiques, une nouvelle cartographie politique
s’est constituée ces dix dernières années. Ces choix sont porteurs
de forces et faiblesses, à questionner avec des éléments
savants.</p>
<br />
<p>À partir de l’étude des approches démocratiques ou
semi-démocratiques, Prudent Victor Topanou définit la démocratie,
présente la situation sociopolitique en Afrique de l’Ouest en
convoquant des éléments de dénivellement de l’esprit démocratique –
la notion de seuil de tolérance, le rôle des armées – et interroge
l'exclusion comme moyen de facilitation politique.</p>
<br />
<p>Sont évoquées dans cet échange les mutations sociométriques qui
impulsent une perception politique en évolution, ainsi qu’une
analyse des armes civiques et méthodes des sociétés civiles de
certains pays, qui s’illustrent comme des paravents de l’idéal
démocratique.</p>
<br />
<p><b>Prudent Victor Topanou</b>, maître de conférences en Sciences
politiques, auteur d'<i>Introduction à la sociologie politique du
Bénin</i> (L’Harmattan, 2013), ancien ministre de la Justice du
Bénin, député à l'Assemblée nationale du Bénin, est un
interlocuteur de poids dans cette analyse des frottis
socio-anthropologiques.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_100</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Le travail social face à la question des crises systémiques
                    | Rencontres Cairn
            (2025/)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/travail-social-et-crises-systemiques?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-11-12T00:00:00+01:00</published>
                <updated>2025-12-12T00:00:00+01:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>Le travail social est confronté à la question de sa finalité
historique, lui qui fut longtemps un amortisseur des crises du
modèle industriel puis libéral. Cette fonction de régulation
sociale se heurte aujourd'hui à l'émergence de crises systémiques
qui rendent ce rôle historique caduc et appellent à une
transformation radicale.</p>
<br />
<p>Quelles sont les causes de cette remise en question qui s’impose
à l’échelle d’une profession entière, et par quels processus
peut-on l’expliquer ? Que se joue-t-il lorsque le rôle historique
de régulateur social entre en collision avec l’urgence des
transitions écologiques et sociales ? Quel est le rôle des
populations marginalisées par le libéralisme, non plus comme
bénéficiaires, mais comme experts d’un avenir durable, car n'ayant
pas intégré les normes aujourd'hui délétères ?</p>
<br />
<p>La fin du modèle productiviste n'est pas une fatalité pour le
travail social, mais une opportunité historique de réinventer sa
finalité. Mais pour y remédier, des obstacles importants sont à
surmonter, et donc à comprendre. Les concepts à analyser sont ainsi
particulièrement utiles, comme celui de l’ingénieur social en tant
que facilitateur, la mobilisation des personnes accompagnées en
tant qu'experts d'usages et les méthodologies collaboratives qui en
découlent.</p>
<br />
<p><b>Stéphane Rullac</b> est travailleur social, ingénieur social,
docteur en anthropologie et professeur ordinaire en innovation
sociale à la Haute École de Travail Social et de la Santé de
Lausanne (HETSL/HES-SO).</p>
<p>Son approche s’ancre dans la recherche-action collaborative et
le croisement des savoirs, en mobilisant les connaissances
scientifiques, professionnelles et expérientielles. Il conçoit le
travailleur social comme un acteur stratégique et un médiateur des
transitions, capable de co-produire des solutions inclusives et
durables en s’appuyant sur l’intelligence collective des
populations concernées.</p>
<br />
<p>Des précisions sur les références et propos tenus pendant la
rencontre de l'auteur Stéphane Rullac sont disponibles <a href=
"https://www.cairn.info/docs/precisions-rencontres-rullac_20251112.pdf"
target='_blank'><b>ici</b></a>.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
</entry>
            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:crnrenc_110</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        La racialisation du sexisme
                    | Rencontres Cairn
            (2025/)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/rencontre-racialisation-du-sexisme?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-11-27T00:00:00+01:00</published>
                <updated>2025-11-28T00:00:00+01:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>Présenter les violences commises contre les femmes comme une
spécificité caractérisant les hommes immigrés, étrangers ou
musulmans, est un processus récurrent, qui domine les discours des
journalistes et personnalités politiques des partis d’extrême
droite, et qui se diffuse de plus en plus au sein des autres pans
de l’échiquier politique français. La réalité des violences
sexistes est pourtant tout autre.</p>
<br />
<p>Loin d’être le fait des seuls hommes étrangers, elles ont
d’abord lieu dans le cadre familial, sans distinction d’origine ni
de milieu social. L’inceste et le viol conjugal sont les formes
dominantes de la violence sexuelle ; les maltraitances parentales
et les violences conjugales sont les formes premières de violences
physiques. C’est pourquoi il est légitime de parler de violences
patriarcales, plutôt que de violences de genre ou de violences
sexistes et sexuelles.<br /></p>
<p>Le processus de racialisation du sexisme qui s’opère ici
participe à la diffusion d’imaginaires racistes et de politiques
hostiles aux étrangers et aux français d’origine étrangère, sans
faire reculer ces violences.</p>
<br />
<p>C’est en menant des recherches sur la sexualité des jeunes
d’origine maghrébine et en réalisant des enquêtes quantitatives sur
les violences envers les femmes, que Christelle Hamel a forgé le
concept de « racialisation du sexisme » pour désigner ce processus
d’instrumentalisation des idées féministes à des fins de diffusion
et de banalisation des idées racistes.</p>
<br />
<p><b>Christelle Hamel</b> analyse depuis de nombreuses années les
caractéristiques et représentations des violences contre les
femmes. De ses premiers travaux sur les viols collectifs, en
passant par les mariages forcés, les féminicides et plus récemment
les discriminations à caractère sexiste ou raciste, elle s’attache
à défaire les imaginaires misogynes et racistes qui entourent les
violences contre les femmes et à mettre au jour les discriminations
qui visent les personnes racisées.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
</entry>
            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_105</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Classes populaires et syndicalisme : quelles reconfigurations ?
                    | Rencontres Cairn
            (2025/)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/rencontre-classes-populaires-syndicalisme?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-11-14T00:00:00+01:00</published>
                <updated>2025-11-18T00:00:00+01:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>Le mouvement des Gilets jaunes a fait surgir dans l’espace
public des composantes des classes populaires et des petites
classes moyennes peu habituées à la contestation sociale. Il a
posé, en creux, leurs places actuelles au sein des syndicats et,
plus largement, dans les luttes sociales se déployant à partir de
la sphère du travail.</p>
<p>Les syndicats, qui regroupent surtout les catégories ouvrières
et employées les plus stabilisées, apparaissent pour d’autres
fractions des classes populaires comme des institutions lointaines,
éventuellement des « guichets » où l’on demande des services pour
faire respecter ses droits.</p>
<br />
<p>Il s’agira dans cet entretien de revenir sur ces enjeux, en
éclairant la difficulté des syndicats à organiser une large partie
du salariat populaire, en particulier des travailleur·ses en emploi
précaire dans les fonctions publiques et dans le secteur privé.
Face à la transformation des emplois et des entreprises, les
syndicats sont confrontés au défi d’adapter leur mode
d’organisations pour réussir à produire du collectif, là où
celui-ci ne cesse d’être empêché par la diversité des statuts, des
conditions d’emploi et la fragmentation des temps de travail.</p>
<br />
<p>Cependant, et malgré ces faiblesses structurelles, les syndicats
demeurent aujourd’hui un des rares espaces d’engagement et de
participation pour les classes populaires, jouant un rôle en termes
d’éducation populaire et de socialisation politique. Nous nous
demanderons dans quelle mesure, au travers de leur action
quotidienne mais aussi des luttes menées, les syndicats parviennent
à unifier les classes populaires et à produire le sentiment de
partager des conditions sociales communes.</p>
<br />
<p><b>Sophie Béroud</b> est politiste, professeure à l’Université
Lumière Lyon 2, directrice adjointe du laboratoire Triangle. Ses
travaux portent sur les transformations contemporaines du
syndicalisme, de la conflictualité au travail avec un intérêt pour
les luttes sociales menées par des travailleur·ses précaires, en
particulier dans des secteurs fortement féminisés comme l’aide à
domicile ou les EPHAD.</p>
<p>Ses recherches l’ont conduite à réfléchir à la place prise par
les composantes populaires du monde du travail dans les syndicats,
mais aussi dans les luttes sociales. Elle a contribué, avec
d’autres chercheurs (B. Giraud, K. Yon), à un renouveau de la
sociologie politique du syndicalisme : <b><i><a href=
"https://shs.cairn.info/sociologie-politique-du-syndicalisme--9782200615154?lang=fr">
Sociologie politique du syndicalisme : Introduction à l'analyse
sociologique des syndicats</a></i></b> (Armand Colin, 2018).</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_116</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Philosophie magazine : éclairer l’actualité par la philosophie
(2006-2025)
                    | Rencontres Cairn
            (2025/55)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/philosophie-magazine-eclairer-l-actualite-par-la-philosophie?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-10-08T00:00:00+02:00</published>
                <updated>2025-10-29T00:00:00+01:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>Concilier journalisme et philosophie, est-ce possible ? En
apparence, tout éloigne ces deux disciplines. Beaucoup de
philosophes de la tradition se méfient de l'opinion publique et de
l'agitation trop circonstancielle de la politique, des modes.
Friedrich Nietzsche n'a-t-il pas écrit cette provocation : <i>«
Encore un siècle de journalisme - et tous les mots pueront ? »</i>.
La philosophie entend en effet s'inscrire dans le temps long du
concept et non dans les <i>breaking news</i>, ramener l'attention
sur l'essentiel en nous éloignant des sources de divertissement.
Mais précisément, c'est avec la conviction qu'il y a dans la
tension entre l'actualité mouvante du monde et la prétention à
l'universalité des concepts une contradiction stimulante que s'est
lancée l'aventure de <b>Philosophie magazine</b>, il y a vingt
ans.</p>
<br />
<p>Lors de cette rencontre, <b>Alexandre Lacroix</b>, directeur de
la rédaction depuis le premier numéro de <i>Philosophie
magazine</i> paru en avril 2006, proposera un retour d'expérience.
Ce début du XXe siècle a en effet été marqué par la prise de
conscience de l'urgence climatique et écologique, par le mouvement
<i>metoo</i> et une redéfinition des rapports entre les femmes et
les hommes, par les attentats de Charlie-Hebdo et du Bataclan, mais
aussi par la période de la pandémie, le trumpisme et la montée en
puissance des populismes. Autant d'événements qui ont été des défis
pour la raison, qui ont ébranlé les catégories de pensée héritées
du XXe siècle, et qui ont représenté des invitations à se
questionner, mais aussi à proposer des idées nouvelles, pour ne pas
être simplement les jouets de l'Histoire. Et si la pensée nous
aidait à devenir pleinement les acteurs de nos vies et de notre
époque ?</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_108</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Femmes et féminismes au Maghreb
                    | Rencontres Cairn
            (2025/)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/rencontre-femmes-et-feminismes-au-maghreb?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-10-20T00:00:00+02:00</published>
                <updated>2025-10-23T00:00:00+02:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>À travers une lecture critique et engagée, Sophie Bessis explore
les multiples facettes de la condition féminine au Maghreb
contemporain. Cette rencontre propose une réflexion sur les
dynamiques sociales, culturelles et politiques qui façonnent les
trajectoires des femmes dans cette région en mutation.</p>
<br />
<p>Sophie Bessis revient sur le paysage contrasté des femmes au
Maghreb, entre luttes quotidiennes et résistances multiples, tout
en analysant le redéploiement du patriarcat dans les discours comme
dans les pratiques. Elle aborde la transgression comme espace de
création, d’émancipation, mais aussi de mise en danger, en
insistant sur les formes renouvelées du mouvement féministe
maghrébin et ses défis. La rencontre ouvre également le débat sur
la place et les apports des études de genre dans les contextes
maghrébins.</p>
<br />
<p>Une discussion nourrie par la pensée critique, portée par
l’engagement féministe et ancrée dans une réflexion rigoureuse et
engagée.</p>
<br />
<p><b>Sophie Bessis</b> est historienne et journaliste
franco-tunisienne, agrégée d’histoire. Issue d’une famille juive
imprégnée de culture communiste, elle développe une pensée critique
articulée autour des grands enjeux géopolitiques contemporains.</p>
<p>Ancienne rédactrice en chef du magazine <i>Jeune Afrique</i>,
elle s’est également engagée dans le champ militant, notamment en
tant qu’ancienne secrétaire générale adjointe de la Fédération
internationale pour les droits humains (FIDH).</p>
<p>Autrice d’une quinzaine d’ouvrages, ses travaux interrogent les
rapports de pouvoir à l’échelle mondiale à travers l’étude de
l’économie politique, des relations Nord-Sud, de la condition
féminine et des dynamiques historiques entre l’Occident et les
sociétés du Sud.</p>
<p>Dans son essai le plus récent, elle déconstruit le concept de «
civilisation judéo-chrétienne », en dénonçant les usages politiques
et idéologiques dont il fait l’objet.</p>
<br />
<p>Cette rencontre est animée par <b>Hatem Bourial</b>,
journaliste, écrivain et médiateur culturel, et présentée par
<b>Amira Zili</b>.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_107</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Enjeux contemporains de la science en terre d’Islam
                    | Rencontres Cairn
            (2025/)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/rencontre-enjeux-contemporains-science-islam?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-10-16T00:00:00+02:00</published>
                <updated>2025-10-16T00:00:00+02:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>À travers cette rencontre, Faouzia Charfi propose une
exploration critique et nuancée des dynamiques contemporaines de la
production scientifique dans les sociétés héritières de la
civilisation islamique, à la lumière de leur riche patrimoine
intellectuel. Elle analyse les conditions historiques ayant permis
l’émergence, puis le déclin relatif, d’un âge d’or scientifique en
terre d’Islam, en interrogeant les mécanismes de transmission,
d’oubli et de réappropriation des savoirs.</p>
<br />
<p>L’intervention porte également sur la tension persistante, mais
non figée, entre rationalité scientifique et discours religieux, en
explorant les enjeux épistémologiques, politiques et culturels de
cette dialectique. La place des femmes dans le champ scientifique
est abordée comme un révélateur des rapports de pouvoir traversant
les institutions du savoir, entre tradition, modernité et
aspirations à l’égalité.</p>
<br />
<p><b>Faouzia Charfi</b> est physicienne et professeure, à la
Faculté des Sciences de Tunis, à l’Institut Préparatoire aux Études
Scientifiques et Techniques (IPEST), qu’elle a dirigé de 1995 à
2001, ainsi qu’à l’École Normale Supérieure de Cachan (France).</p>
<p>Engagée politiquement depuis les années 1960, elle a occupé
brièvement le poste de Secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur
en 2011, avant de démissionner. Membre de plusieurs académies et
institutions scientifiques, elle a largement contribué à la
diffusion et à la valorisation des sciences en Tunisie.</p>
<p>Lauréate de nombreuses distinctions prestigieuses, parmi
lesquelles la Médaille Rammal, la Légion d’Honneur, le Prix
Zoubeida Bchir et la Médaille de la Chaire de l’Institut du Monde
Arabe. Figure majeure de la pensée scientifique et critique en
Tunisie, elle poursuit ses engagements intellectuels et citoyens
avec la même rigueur et la même exigence.</p>
<br />
<p>Cette rencontre est animée par <b>Hatem Bourial</b>,
journaliste, animateur radio, écrivain et médiateur culturel et
proposée par <b>Amira Zili</b>.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_093</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        La RSE : promesses, désillusions, perspectives
                    | Rencontres Cairn
            (2025/42)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/la-rse-promesses-desillusions-perspectives?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-10-22T00:00:00+02:00</published>
                <updated>2025-10-15T00:00:00+02:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>La responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) a longtemps
incarné l’espoir d’une régulation nouvelle, capable de réconcilier
performance économique, justice sociale et soutenabilité
écologique. En Europe et en France, elle a trouvé un terrain
fertile, donnant naissance à des innovations législatives majeures
: loi NRE, loi sur le devoir de vigilance, loi PACTE… Autant de «
splendeurs » qui semblaient consacrer une nouvelle ère de
responsabilité.</p>
<br />
<p>Mais l’urgence climatique ou la montée des inégalités conduisent
à un constat implacable : celui des « misères » de la RSE. Derrière
les discours et dispositifs, les entreprises continuent d’échapper
à la contrainte.</p>
<br />
<p>Jacques Igalens appelle à un sursaut : sortir de l’illusion de
la soft law pour renouer avec la contrainte du droit. Un droit «
hard », qui interdit et qui sanctionne. Cette perspective engage
aussi les sciences de gestion : peut-on encore enseigner et publier
sans interroger les effets réels, parfois délétères, des pratiques
que l’on contribue à légitimer ?</p>
<br />
<p>Cette rencontre Cairn/IQSOG propose de parcourir les étapes de
ce raisonnement : les promesses, les réussites, les désillusions et
les perspectives. Un débat nécessaire, à la croisée de l’histoire
des idées, du droit et du management.</p>
<br />
<p><b>Jacques Igalens</b> est professeur émérite de sciences de
gestion et du management de l’Université de Toulouse. Il a présidé
l’Association de Gestion des Ressources Humaines (AGRH) et Toulouse
Business School, il est le fondateur de la ROR (Revue de
l’Organisation Responsable). Son travail interroge aussi bien les
pratiques des entreprises que les responsabilités des professeurs
et chercheurs en sciences de gestion.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_088</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Le capitalisme et le management à l’épreuve de la critique
                    | Rencontres Cairn
            (2025/37)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/le-capitalisme-et-le-management-a-l-epreuve-de-la-critique?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-10-08T00:00:00+02:00</published>
                <updated>2025-10-09T00:00:00+02:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>Le capitalisme a appris à survivre en digérant ce qui le
contestait. Il ne repousse pas la critique, il l’intègre. Depuis
plus de vingt ans, Ève Chiapello décrypte les formes de capture de
la critique sociale par les dispositifs de gestion : instruments
comptables, indicateurs de performance, normes RSE, finance à
impact. Ce n’est pas la critique qui manque, mais sa capacité à
résister à sa récupération.</p>
<br />
<p>Cette rencontre propose de revisiter les grandes étapes de cette
absorption critique, depuis la « critique artiste » des années
1968, exaltant la liberté, l’autonomie et la créativité, jusqu’à la
critique sociale contemporaine, centrée sur les inégalités et
l’urgence écologique. En mettant au centre les outils de gestion
comme opérateurs de transformation politique, Ève Chiapello invite
à un regard lucide : la gestion n’est pas un langage neutre, mais
un théâtre normatif où se rejouent les luttes contemporaines.</p>
<br />
<p>Peut-on gouverner sans digérer ? Inventer une gestion sans
prédation ? Mobiliser les sciences de gestion pour reconstruire du
commun, sans les livrer aux logiques de standardisation ? La
rencontre interroge le devenir des critiques et la possibilité d’un
autre avenir managérial.</p>
<br />
<p><b>Ève Chiapello</b>, est directrice d’études à l’EHESS, où elle
occupe la chaire de « Sociologie des transformations du capitalisme
». Docteure en sciences de gestion (Université Paris-Dauphine),
elle a d’abord été professeure pendant plus de vingt ans à HEC, où
elle a cofondé la majeure Alternative Management, tout en orientant
ses recherches vers la sociologie critique. Elle est notamment
l’autrice de Artistes versus managers (1998), qui analyse la «
critique artiste » du capitalisme managérial, et coautrice avec Luc
Boltanski du <i>Nouvel esprit du capitalisme</i> (1999), devenu un
ouvrage de référence dans le monde académique international. Elle a
dirigé plusieurs ouvrages collectifs sur la financiarisation de
l’action publique, l’économie de l’environnement, et la sociologie
des outils de gestion.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_090</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        L’éducation et la question des inégalités
                    | Rencontres Cairn
            (2025/40)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/education-et-la-question-des-inegalites?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-10-03T00:00:00+02:00</published>
                <updated>2025-10-07T00:00:00+02:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>L’éducation est confrontée à la question des inégalités, qui ne
se résorbent pas, voire s’aggravent. Quelles sont les causes de ce
constat qui s’impose à l’échelle du système scolaire, et par quels
processus peut-on l’expliquer&#160;? Que se joue-t-il malgré la
bonne volonté des enfants, des familles, de l’école et des
institutions de loisir et de culture&#160;? Quel est le rôle des
conditions matérielles, des contextes sociaux et des politiques
publiques plus ou moins favorables à l’école publique ou au
privé&#160;?</p>
<br />
<p>En reliant dans l’analyse ce qui se joue à grande échelle et ce
qui relève des situations pédagogiques comme des socialisations
quotidiennes, les recherches de Stéphane Bonnéry montrent que les
inégalités scolaires, sociales et genrées, ne sont pas une
fatalité. Mais pour y remédier, des obstacles importants sont à
surmonter, et donc à comprendre. Les réformes éducatives, comme
celle de l’aménagement des temps de l’enfant sont ainsi
particulièrement utiles à analyser, comme celle des programmes,
ainsi que l’évolution des instruments pédagogiques.</p>
<br />
<p><b>Stéphane Bonnéry</b> est professeur en sciences de
l’éducation à l’Université Paris 8, au sein du laboratoire
CIRCEFT-ESCOL. Spécialiste des questions d’inégalités scolaires, de
politiques éducatives ainsi que des contenus et des méthodes
d’enseignement, il étudie aussi les socialisations familiales de
même que la socialisation culturelle, dans les institutions
d’éducation artistique et de loisirs comme au travers des livres et
produits culturels pour l’enfance. En tant que directeur de la
revue <i><b><a href="https://shs.cairn.info/revue-la-pensee"
target="_blank&quot;">La Pensée</a></b></i>, il développe des
approches rationalistes et matérialistes, à l’intersection entre
plusieurs disciplines.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
</entry>
            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_086</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Diriger depuis l’ « infra- » : démocratie, légitimité, fabrique du
commun
                    | Rencontres Cairn
            (2025/35)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/diriger-depuis-l-infra?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-10-01T00:00:00+02:00</published>
                <updated>2025-10-01T00:00:00+02:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>Historien du politique, Pierre Rosanvallon a profondément
renouvelé notre compréhension de la démocratie, de la souveraineté
et des régimes d’autorité. Son œuvre interroge les fondements
symboliques, moraux et relationnels du pouvoir. La démocratie
repose sur des infrastructures discrètes, des dynamiques
infra-politiques. C’est cette dimension « infra » –
infra-institutionnelle, infra-symbolique, infra-morale – que
Rosanvallon met aujourd’hui au centre de sa réflexion.</p>
<br />
<p>Cette rencontre propose de travailler ces fondements silencieux
de la vie démocratique, et de les mettre en résonance avec les
enjeux de gouvernance et de management des organisations. Car les
entreprises, les administrations, les universités ne peuvent plus
se contenter d’une légitimité formelle : elles doivent, elles
aussi, composer avec la fragilité de la reconnaissance,
l’instabilité des adhésions, et la pluralité des attentes.</p>
<br />
<p>Cette rencontre ambitionne d’ouvrir un dialogue entre pensée
politique et pratiques organisationnelles. Elle interroge ce qui
rend une décision acceptable, une autorité recevable, une norme
partageable. Elle cherchera à articuler les apports d’une histoire
conceptuelle du politique avec les préoccupations actuelles du
management, dans un contexte où la démocratie ne se joue plus
seulement dans les institutions publiques, mais aussi dans les
lieux de travail, les formes de gouvernement d’entreprise, les
dispositifs de régulation sociale.</p>
<br />
<p><b>Pierre Rosanvallon</b> est historien, sociologue, professeur
au Collège de France, où il a occupé la chaire d’histoire moderne
et contemporaine du politique. Il est l’un des fondateurs de <i>La
République des Idées</i> et a dirigé de nombreuses collections aux
Éditions du Seuil. Son œuvre explore les transformations de la
démocratie, les formes d’exercice et de représentation du pouvoir,
la crise de la légitimité politique et les figures de
l’individualisme contemporain. Il a introduit la notion de «
contre-démocratie » pour désigner les formes de vigilance, de
surveillance et de jugement qui viennent compléter ou concurrencer
les institutions classiques.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
</entry>
            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_084</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Penser la valeur de l’incommunication
                    | Rencontres Cairn
            (2025/31)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/penser-la-valeur-de-l-incommunication?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-09-24T00:00:00+02:00</published>
                <updated>2025-09-24T00:00:00+02:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>Contre la fascination pour les flux, les interfaces et la
maîtrise technique, Dominique Wolton propose une lecture
profondément politique, anthropologique et relationnelle de la
communication. Une lecture qui ne sépare pas les individus de leurs
contextes, qui fait de l’incommunication non un échec, mais une
condition structurelle et féconde de la vie sociale.</p>
<br />
<p>Les organisations modernes sont elles aussi travaillées par
cette tension : d’un côté, l’exigence de clarté, de coordination,
d’alignement ; de l’autre, l’expérience ordinaire de l’ambiguïté,
de la disjonction entre intentions et résultats, entre décisions et
pratiques, entre affichage et action. Dans ce contexte, le recours
à la communication devient souvent un acte paradoxal. Penser la
valeur de l’incommunication, c’est reconsidérer le rôle des
médiations, des lenteurs, des malentendus dans la fabrique du lien
collectif. C’est interroger la fonction stratégique du non-dit, de
l’imperfection, de l’écart assumé. En ce sens, les analyses de
Dominique Wolton dessinent les contours d’un autre rapport au
pouvoir, à la parole, à la responsabilité.</p>
<br />
<p>Cette rencontre vise à mettre en résonance deux univers trop
souvent séparés : celui des chercheurs en sciences de la
communication, et celui des chercheurs et professionnels du
management. Elle propose de penser la communication comme une
épreuve, une négociation permanente, un lieu de reconnaissance et
de dissensus, et non comme un simple instrument de régulation.</p>
<br />
<p><b>Dominique Wolton</b> est directeur de recherche émérite du
CNRS, fondateur et directeur de la revue <i><b>Hermès</b></i> (CNRS
Éditions), consacrée aux enjeux culturels, politiques et
scientifiques de la communication. Il a mené une œuvre pionnière
sur la distinction entre information et communication, sur la place
du malentendu dans les échanges humains, et sur les médiations
nécessaires au dialogue dans les sociétés complexes. Il est
notamment l’auteur de <i>Penser la communication</i> (Flammarion,
1997) et <i>Informer n’est pas communiquer</i> (CNRS Éditions,
2021). Il a aussi dirigé de nombreuses publications sur les
relations entre science, politique et médias.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
</entry>
            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_071</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Décadence, renaissance et changement d’imaginaire
                    | Rencontres Cairn
            (2025/)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/decadence-renaissance-et-changement-d-imaginaire?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-05-16T00:00:00+02:00</published>
                <updated>2025-06-03T00:00:00+02:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>Cette rencontre avec Michel Maffesoli, appuyée sur son dernier
ouvrage <i><b>Apologie. Autobiographie intellectuelle</b></i> (Les
Éditions du Cerf, 2025) porte sur l’idée que nous vivons non pas
<i>la fin du monde</i>, mais <i>la fin d’un monde</i>. Une fin
marquée par la saturation des grandes valeurs modernes (travail,
rationalisme, individualisme, progrès) et par l’émergence d’un
nouvel imaginaire collectif, encore balbutiant, mais déjà sensible
dans les usages, les rythmes, les attentes.</p>
<br />
<p>À travers une lecture sociologique profondément incarnée durant
sa carrière et ses contributions, Michel Maffesoli propose de
dépasser la vision catastrophiste d’un effondrement pour penser ce
moment comme une bascule : entre verticalité et horizontalité,
anthropocentrisme et holisme, projet et résonance.</p>
<br />
<p>La rencontre éclaire la transformation en cours non par des
concepts froids, mais à partir d’images, de rythmes, de contrastes.
Elle invite à penser ce que pourraient être les institutions, les
formes de vie et les savoirs si l’on prenait au sérieux l’idée d’un
changement d’époque, et non d’un simple changement de logiciel.</p>
<br />
<p><b>Michel Maffesoli</b> est sociologue, professeur émérite à la
Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_059</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Le travail social&#160;: une affaire de femmes&#160;?
                    | Rencontres Cairn
            (2025/)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/le-travail-social-toujours-une-affaire-de-femmes?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-03-21T00:00:00+01:00</published>
                <updated>2025-04-10T00:00:00+02:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>Le travail social a toujours constitué un secteur d’emploi
attractif pour les femmes, y compris, dès sa construction, dans des
postes de direction. Pourtant, tout au long du XXe siècle, elles se
sont vues progressivement écartées des postes à responsabilités. Si
aujourd’hui on constate une féminisation des fonctions
d’encadrement, ce processus garantit-il pour autant l’égalité entre
les femmes et les hommes dans ce monde professionnel ? Ces
observations et ce questionnement sont à l’origine d’une enquête
réalisée par Véronique Bayer, avec l'intention de renouveler la
critique du travail social dans une perspective féministe, elle
interroge les fondations puis l’évolution du travail social en
France au cours des dernières décennies.</p>
<br />
<p><b>Véronique Bayer</b> est sociologue à l'Institut de recherche
interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (Iris) et directrice
générale de l'Institut de recherche et de formation dans l’action
sociale de l’Essonne (Irfase). Elle est notamment l'auteure de
l'ouvrage <i><b><a class=
"underline text-cairn-main hover:text-cairn-dark font-medium !font-bold font-serif"
href=
"https://shs.cairn.info/travail-social-toujours-une-affaire-de-femmes--9791034608089"
target="_blank">Le travail social : toujours une affaire de femmes
?</a></b></i> paru aux éditions Champ social en 2023.</p>
<br />
<p>Cette rencontre est animée par Raphaël Bourgois, journaliste,
co-fondateur de AOC média, ayant successivement exercé comme
producteur sur France Culture et directeur éditorial pour la Villa
Albertine.</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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            <entry>
    <id>tag:cairn.info,2005:numero:CRNRENC_054</id>
    <title type="html"><![CDATA[
        Les pathologies de l'autonomie : une nouvelle manière de souffrir
                    | Rencontres Cairn
            (2025/25)
            ]]></title>
        <link href="https://shs.cairn.info/les-pathologies-de-l-autonomie?lang=fr" type="text/html" rel="alternate" />
            <published>2025-01-17T00:00:00+01:00</published>
                <updated>2025-01-17T00:00:00+01:00</updated>
                <summary type="html"><![CDATA[<p>Comment l’autonomie, érigée en norme, redéfinit-elle notre
manière de souffrir ? De quelle façon la pression de la performance
et l’idéal de réalisation de soi contribuent-ils à l'apparition de
nouvelles pathologies psychiques ? Pourquoi les neurosciences se
sont-elles imposées comme le nouveau langage dans lequel se conçoit
et se verbalise la souffrance ?</p>
<br />
<p>Cette rencontre vise à explorer ces questions avec <b>Alain
Ehrenberg</b>, sociologue et directeur de recherches émérite au
CNRS. Il est notamment l’auteur de <b><i><a href=
"https://shs.cairn.info/la-fatigue-d-etre-soi--9782738106346">La
fatigue d’être soi</a></i></b> (Odile Jacob, 1998) et
<b><i><a href="https://shs.cairn.info/societe-du-malaise--9782738122384">
La société du malaise</a></i></b> (Odile Jacob, 2010).</p>
]]></summary>
        <content type="html"><![CDATA[
        <ul>
                    </ul>
    ]]></content>
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