Chapitre VII
Jeux séculaires et jubilés de la Rome éternelle
- Par Stéphane Benoist
Pages 273 à 308
Citer ce chapitre
- BENOIST, Stéphane,
- Benoist, Stéphane.
- Benoist, S.
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- Benoist, S.
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Notes
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[1]
Beard, 1987 et 1988.
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[2]
Benoist, 1999, p. 121-129, et deux chapitres (IV et V) explorant les figures du temps cyclique et linéaire.
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[3]
Terme employé par Beard, 1987 et 1988.
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[4]
Wallace-Hadrill, 1987, et Laurence et Smith, 1995-1996, en particulier p. 144-151.
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[5]
Avec les remarques de Beard, 1987 et 1988. Le témoignage d'Athénée se place dans le contexte des mutations antonines et sévériennes en situant son Banquet dans le cadre des Parilia transformés par Hadrien en Romaia, dans la demeure de P. Livius Larensis (CIL, VI, 2126, pontifex minor). Lukinovich, 1990.
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[6]
Park Poe, 1984, dans cette perspective, à propos de la cérémonie claudienne.
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[7]
De Pergame en 29, pour la province d'Asie (Price, 1984, n° 19, avec références bibliographiques), à Lyon en 12, pour les Trois Gaules (Fishwick, 1987, p. 97-137), le culte de Rome et d'Auguste est bien attesté par l'épigraphie et l'archéologie, par l'érection des premiers temples et autels. Beard, North et Price, 1998, I, p. 206-210 et 348-363, pour un exposé des premières manifestations du culte impérial, de sa nature et de ses expressions provinciales ; Gradel, 2002, pour une lecture originale de sa mise en place et de son évolution à Rome et en Italie.
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[8]
Boatwright, 1987, p. 119-133, et LTVR, V, s.v. Venus et Roma, aedes, templum, p. 121-123 (A. Cassatella).
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[9]
Du Feriale Duranum aux Fasti Philocali, le natalis Vrbis inscrit le 21 avril atteste la permanence d'une célébration et sa diffusion puisque, dans le premier cas, elle concerne les archers palmyréniens de Doura Europos sur l'Euphrate. Pour les différentes entrées des calendriers, des Fastes d'Antium aux Fasti de 354, Beard, North et Price, 1998, II, p. 63-69.
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[10]
À propos des modes de datation de la fondation de Rome, deux computs ont prévalu : celui de Varron (753 av. n. è.), exposé par Atticus dans son Liber annalis (Cic., Brutus, 18, 72), et celui des Fasti Capitolini, quand Auguste a procédé à la refonte des fastes consulaires (752 av. n. è.).
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[11]
1934, p. 83-88. Pour la documentation littéraire, Pighi, 1941, p. 76-78.
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[12]
En renvoyant pour la cérémonie de 248 au dossier réuni par Loriot et Nony, 1997, p. 183-186, notamment les fastes des venationes perceptibles dans SHA, Gord., XXXIII, 1-3, et les inscriptions agonistiques.
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[13]
Pour une approche de cette relation identitaire entre l'empereur et sa cité-capitale, Benoist, 2001 d.
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[14]
Les vota du 3 janvier (Feriale Duranum, I, 2-4) sont formulés pour le salut du prince et l'éternité de l'imperium du peuple romain ; ce qui confirme Pline, Ep., X, 35, et Pan., 67, 3. L'expression est également employée par les acta sévériens des ludi, I, 23-24.
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[15]
Pighi, 1941, p. 73-75 ; 79-87 et 95-100 ; 107-130 et 137-184.
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[16]
Suét., Dom., 4, 7.
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[17]
Mais Cens., 17, 11, maintient dans la liste les jeux de Claude, ce qui décale donc la série d'une unité, tandis que les acta sévériens parlent bien de « septièmes » jeux (CIL, VI, 32326-32336, cf. Pighi, 1941, p. 140, I, 1).
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[18]
Pour les sources de cet auteur byzantin, Varron, Verrius Flaccus, Valère Maxime et Phlégon de Tralles, Pighi, 1941, p. 45 ; et pour sa dépendance à l'égard d'Eunape, Paschoud, Zos., éd. cuf, p. 192-194 (n. 1).
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[19]
Pour l'ensemble des sources épigraphiques, Pighi, 1941, p. 105-184.
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[20]
1999, p. 171-189 ; dorénavant, Schnegg-Köhler, 2002.
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[21]
Val.-Max., II, 4, 5.
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[22]
Pour tous les débats concernant la localisation du Tarentum, depuis Wuilleumier, 1932-1938, et Gagé, 1934, p. 7-23, jusqu'à Coarelli, 1997, p. 74-118, et LTVR, V, s.v. Tarentum, p. 20-22 (F. Coarelli).
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[23]
C'est notamment le cas de Brind'Amour, 1978, p. 1355, dont je ne suis pas les perspectives comparatistes pour la reconstruction de ces rites et de leur chronologie durant la République. Pour la notion de culte gentilice des Valerii, à propos de l'inscription archaïque découverte à Satricum concernant Publius Valerius (fin viie - début vie s.), Versnel, 1982.
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[24]
Val.-Max., II, 4, 5 et Zos., II, 1-3, décrivant l'historique du rite au Tarentum, de Valesius à Valerius Puplicola, avec les remarques de Paschoud, p. 194-197.
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[25]
Pour la réforme augustéenne des ludi saeculares, Brind'Amour, 1978, siècles de cent dix ans depuis 443 av. après un mode de calcul exclusif (tous les cent neuf ans, en 453, 344, 235, 126 et 17), reconstruction savante que l'on ne peut confirmer par les sources ; Freyburger, 1993, trois computs possibles tentant de redonner vie à l'hypothèse de Wissowa, 1912, distinguant célébration de l'ouverture et de la fermeture d'année (p. 430-431) ; Coarelli, 1993 et 1997, p. 100-117, hypothèse d'un siècle de cent dix ans exclusivement augustéen, inventé par les érudits, Ateius Capito et Verrius Flaccus, lors de la réforme des jeux, tradition du siècle de cent ans à l'époque républicaine et jeux qui auraient été primitivement sans périodicité régulière mais liés à un prodige exceptionnel. Réfléchissant sur les nouveaux fragments faisant état de la soumission des Latins rebelles, dans le cadre des débuts de la République, il analyse topographiquement la zone du champ de Mars (Terentum, Trigarium) et penche pour des ludi pro victoria plutôt que pro valetudine, dans le contexte des rites de guerre liés au triomphe. Les rapports entre triomphe et jeux séculaires me semblent avérés depuis Auguste par les liens entre prince et cité, de nature politique et topographique (imperium). Pavis d'Escurac, 1993.
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[26]
Cens., 17, 5.
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[27]
Zos., II, 4, 3, Auguste, Claude, Domitien et Septime Sévère.
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[28]
Cens., 17, 2 et Zos., II, 6, 1, au début de l'oracle de la Sibylle.
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[29]
Suét., Aug., 31, 5, mentionne ainsi parmi les restaurations religieuses les ludi saeculares.
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[30]
Pour une datation en 19-18 de cette enquête concernant les oracles et leur dépôt au temple d'Apollon au Palatin, contrairement à Suét., Aug., 31, 1, plaçant en 12 cette épuration, après l'obtention tardive du grand pontificat, les mises au point de Gagé, 1955, p. 622-628, et 1981, p. 569-574, et la position de Scheid, 1999.
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[31]
La séance du Sénat à la curie procède au vote du senatus consultum après présentation du rapport des quindecemviri, le 17 février, après la relatio du collège devant l'assemblée (Pighi, 1941, p. 108, acta, c. l. 1-4). Sur le fonctionnement des commentarii des XVviri et la consultation préalable de l'oracle en 18, avec une très probable reconstitution augustéenne de l'ensemble à partir de rituels collectés, Scheid, 1998, p. 18-21.
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[32]
Commentaire de ces étapes préparatoires dans Benoist, 1999, p. 178-181.
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[33]
En rappelant l'influence de Nigidius Figulus sur une génération d'auteurs, comme en atteste la IVe Églogue de Virgile, avec une tentative augustéenne de fondre les diverses influences (Sibylle de Cumes, siècle étrusque et passé tarentin). Benoist, 1999, p. 121-129.
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[34]
Zos., II, 4, 2. L'oracle reproduit par Zos., II, 6, est le fruit de cette fixation d'un corpus sous Auguste (Pachoud, p. 201-203, n. 11).
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[35]
Hér.., III, 8, 10 et Zos., II, 6, 1-3, rapportant l'oracle de la Sibylle, fournissent la formule de proclamation des jeux. Pour une étude du commentarium ludorum saecularium augustéen, à partir des acta sévériens et des attributions de fragments anciens et nouveaux par Moretti, 1982-1984, Liberman, 1998, avec le « squelette » du document établi en appendice, p. 73-74. Que les prières soient demeurées les mêmes d'Auguste à Septime Sévère ne me semble guère surprenant (p. 73, n. 50).
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[36]
Après la purification par les purgamenta et la distribution des suffimenta (torches, soufre et asphalte) au mois de mars par les quindecemviri, on procède les 28 et 30 mai à la collecte des fruges pour la préparation des offrandes, selon les actes. Zos., II, 5, 1-2, mentionne les hérauts qui convoquent « pour un spectacle qu'ils n'avaient pas vu auparavant et qu'ils ne verraient plus par la suite » (trad. Paschoud), la distribution des suffimenta et la collecte des fruges par les quindecemviri, les mentions du Capitole, du Palatin et de l'Aventin. Illustration numismatique de cette distribution des suffimenta par Auguste, RIC, I2, p. 67, pl. 6, 350, aureus de Lucius Mescinius.
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[37]
Zos., II, 4, 2, qui renforce la suspicion concernant l'existence d'une éventuelle cérémonie séculaire pleinement établie (en 149 ou 126), sinon de plusieurs rites qui ont fourni matière à la « recréation » augustéenne.
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[38]
Benoist, 1999, p. 183-189, et commentaire de Zos. par Paschoud, p. 200-203.
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[39]
Les sacrifices nocturnes, aux Moires, dans la nuit du 31 mai, aux Ilithyies, dans la nuit du 1er juin et à Tellus-Cérès, dans la nuit du 2 juin (actes épigraphiques) ; Hor., CS, v. 13-15, 25 et 30, et de Zos., II, 5, 2 (texte souvent confus) et 6, 4-11 (oracle de la Sibylle).
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[40]
Les sacrifices du premier jour en l'honneur de Jupiter, le 1er juin, le deuxième jour en l'honneur de Junon Reine, le 2 juin, et les sacrifices en l'honneur d'Apollon et Diane, sa parèdre dans le temple du Palatin, le troisième jour, le 3 juin, selon les actes épigraphiques.
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[41]
Durant la première nuit et probablement répété le premier jour, sinon tous les jours (nuit du 31 mai au 1er juin et répétition du sellisterne le 1er juin, comme les ludi latini). Dans les deux cas, le sellisterne est mentionné après les jeux ayant lieu, soit la nuit, soit le jour, et l'on peut envisager le Capitole comme localisation probable.
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[42]
C'est l'hypothèse largement partagée que le carmen saeculare d'Horace a été prononcé une première fois le troisième jour lors des sacrifices en l'honneur d'Apollon et Diane au Palatin, puis répété dans son intégralité au Capitole, sans considérer que lors de la procession menant du Palatin au Capitole il y ait eu une quelconque exécution partielle du chant par les 27 garçons et 27 filles patrimi et matrimi. Gagé, 1934, p. 25-43.
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[43]
Les ludi sollemnes se déroulent durant le triduum : les premiers dans la nuit du 31 mai au 1er juin sur une scène de théâtre sans place fixe, puis après les sacrifices à Jupiter Capitolin le 1er juin, avec mention d'une atellane, répétée après les sacrifices à Junon le 2 juin, avec les ludi qui ont été exécutés durant la première nuit (Agrippa, mentionné en premier avant la lacune des actes épigraphiques, implique l'absence du prince durant ces représentations), et des ludi latini (le 1er juin) ; enfin, après l'exécution du chant séculaire, s'achèvent les jeux scéniques et ont lieu les jeux du cirque à une heure précise. Gagé, 1934, p. 65-75.
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[44]
Les 4, 11 et 12 juin (actes). Les trois lieux extra pomœrium retenus pour ces jeux (latins, grecs, du cirque, chasses et jeux troyens, en présence d'Agrippa) sont le théâtre provisoire près du Tibre, le théâtre de Pompée et le cirque Flaminien.
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[45]
La documentation est regroupée par Pighi, 1941, p. 79-87.
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[46]
Démonstration de Pailler et Sablayrolles, 1994, notamment p. 15-17.
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[47]
Mart., X, 63, 3, et Stace, I, 4, 17-18 ; IV, 1, 7-8 ; 17-20 et 37-38 en particulier, célébrant les thèmes de la rénovation des temps, de l'empereur fondateur et parent du monde. Suét., Dom., 4, 7, se contente de mentionner la célébration et la référence au comput augustéen ; Epit., 11, 14, est encore plus laconique.
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[48]
BMC, II, p. 392, n°419, pl. 78, 3 : au revers, Domitien barbu est revêtu de la toge, assis sur un podium, il tend la main et, devant lui, se trouvent deux citoyens en toge, l'un d'entre eux tenant un sac ouvert et en sortant des fruges. Zos., II, 5, 2, confond dans son récit des jeux séculaires la distribution et la collecte des fruges, les plaçant dans un ordre très confus (Paschoud, p. 73, n. a et p. 202-203).
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[49]
BMC, II, Domitien, p. 392-398, atelier de Rome, avec au droit la mention TR. P. VIII et au revers COS XIIII. Avec les sesterces suivants : n° 419 (pl. 78, 3)-422 (pl. 78, 6) et 423 (FRVG. AC) ; 424 (pl. 78, 5), l'empereur dicte la prière à trois matrones drapées et voilées qui sont à genoux ; 425 (pl. 78, 7), l'empereur sacrifie en présence de Tellus ; 426 (pl. 78, 8), l'empereur avec trois enfants en procession ; 428 (pl. 78, 9), SVF. P. D. À propos de la lisibilité de ces documents, Scheid, 1998 a.
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[50]
Suét., Dom., 4, 7.
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[51]
Pour l'ensemble de la documentation, Pighi, 1941, p. 95-100.
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[52]
Pour le contexte général, déjà abordé à propos de l'adventus, Birley, 1999, p. 143-145 et 155-160.
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[53]
BMC, V, Septime Sévère et Caracalla, p. 327, n° 813 (pl. 49, 3), sesterce de l'atelier de Rome, le père et le fils en toge et voilés sont face à face et sacrifient, et p. 337, n° 836 (pl. 50, 6), dupondius et as, Caracalla et Géta sont en toge et voilés, ils sacrifient en se faisant face.
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[54]
Hér., III, 8, 9-10 (mention de venationes et de ludi scaenici, à différentes époques du règne de Septime Sévère, pour commémorer sa victoire, et de spectacles se déroulant dans tous les théâtres, ce qui rappelle la pluralité des scènes évoquée pour les ludi sollemnes et honorarii augustéens, enfin de cérémonies religieuses et nocturnes imitant les mystères appelées séculaires, car se déroulant toutes les trois générations), et 10, 1-2 (mention regroupée de fêtes, spectacles et sacrifices après son retour d'Orient et durant son séjour romain, la chronologie étant peu fiable).
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[55]
Pighi, 1941, p. 140-175 = CIL, VI, 32326-32335. Gagé, 1934, p. 45-75, à propos des nouveaux fragments épigraphiques découverts au début du siècle dernier, dresse l'inventaire des différences entre les deux cérémonies, augustéenne et sévérienne.
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[56]
En ce sens, Beard, 1985, p. 131-137, pour l'adjonction de détails rituels, avec la réponse de Scheid, 1990, p. 66-72, la discussion s'accordant sur la valeur symbolique des commentarii, comme le suggère la formule des quindecemviri, dans leurs acta des jeux séculaires. En revanche, Scheid penche pour des formulaires très détaillés dès l'origine, sous Auguste, mais reconnaît qu'il ne peut le prouver (p. 70).
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[57]
On relève le nom de Bacchus dans le carmen saeculare, texte très lacunaire (Pighi, 1941, p. 222-228). Il n'y a pas d'autre témoignage direct, sinon celui des monnaies, ce qui ne permet toutefois pas d'en tirer matière à affirmer que les divinités de Lepcis Magna, Liber Pater et Hercule, présidèrent aux cérémonies (Birley, 1999, p. 159), sinon qu'elles furent probablement associées, sans que l'on puisse préciser plus avant la nature de leur intervention.
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[58]
Lecture en ce sens des nouveaux fragments épigraphiques par Gagé, 1934, avec quelques remarques prosopographiques (p. 75-78) concernant les matrones, les choristes, enfin les cavaliers participant au lusus Troiae. Il convient de prolonger cette question en partant de Birley, 1999, p. 159-160 et n. 8, p. 253 avec les compléments bibliographiques proposés. Infra, n. 1, p. 305, les références à la présence des fils du prince durant les ludi.
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[59]
Hér., III, 8, 10, mentionne l'envoi de hérauts à Rome et en Italie pour convoquer, selon la formule consacrée, à « un spectacle que l'on n'avait jamais vu et que l'on ne reverrait jamais ».
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[60]
L'inscriptio des actes fournit l'expression officielle du collège impérial, la première à figurer dans l'inscription, sous forme abrégée sans référence à la filiation antonine, sinon par le biais des tria nomina du fils aîné.
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[61]
Par exemple dans l'édit des quindecemviri. Le rédacteur a pris soin de maintenir les cognomina devictarum gentium dans la titulature du divin Marc Aurèle.
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[62]
La composition du collège des XVviri en 17, selon les actes augustéens : Auguste, Agrippa, Q. Lepidus, Potitus Messalla, C. Stolo, C. Scaevola, C. Sosius, C. Norbanus, M. Cocceius, M. Lollius, C. Sentius, M. Strigo, L. Arruntius, C. Asinius, M. Marcellus, D. Laelius, Q. Tubero, C. Rebilus, Messalla Messallinus. En attendant la refonte d'une prosopographie augustéenne, Syme, 1986, p. 46-49 ; Pighi, 1941, p. 231-236, étant dépassé.
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[63]
Depuis Pighi, 1941, p. 195-228, jusqu'à Galinsky, 1996, p. 102-105, soulignant plus particulièrement dans cette commémoration de l'âge d'or les propos d'ordre moral.
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[64]
Tac., An., XI, 11, 1 ; les actes épigraphiques (Pighi, 1941, p. 131-132) sont désormais réattribués aux jeux d'Auguste (CIL, VI, 32324-32325, malgré les lectures de Mommsen, Moretti, 1982-1984, p. 373).
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[65]
Cf. Pline, NH, VII, 159.
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[66]
À propos de CIL, VI, 32324-32325, les arguments de L. Moretti, 1982-1984, semblent convaincants, mais ne sont pas retenus (ou connus de) par Pavis d'Escurac, 1993, p. 87, n. 57, qui continue à s'appuyer sur eux pour conclure à la nature séculaire des jeux claudiens, ce que j'accepte.
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[67]
Mart., X, 63, 3, en signalant sa participation à deux cérémonies séculaires, peut ainsi faire discrètement allusion à l'irrégularité des computs.
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[68]
Suét., Cl., 21, 5, en tout point conforme à la notice de Zos., II, 5, 1.
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[69]
Cens., 17, 11 et Zos., II, 4, 3. Puis ce dernier mentionne les jeux de Domitien, qui ne tint pas compte de ceux de Claude, et ceux de Sévère.
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[70]
Tac., An., XI, 11, 2, mention du lusus Troiae (cf. actes augustéens le 12 juin) tout à fait significative, sans compter que la participation du fils de Claude confirme l'étroite association de la dimension dynastique du régime et du renouvellement des temps, relevée précédemment à propos des jeux augustéens et sévériens.
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[71]
Pline, NH, X, 2, 5. Avec le passage de Tac., An., VI, 28, consacré au Phénix et les représentations monétaires sous Hadrien et Antonin. Par exemple, BMC, III, p. 245, n° 48, en l'honneur du Divus Traianus Parthicus. Cf. Beaujeu, 1955, p. 154-156.
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[72]
Les monnaies représentant le divus Iulius et sa comète, symbole de la consecratio obtenue par S.C. en 42, et la légende des jeux séculaires : RIC, I2, Auguste, p. 66, nos 339 (aureus) et 340 (denarius, pl. 6), émission de M. Sanquinius datant de 17, avec au droit le héraut annonçant la tenue des jeux et au revers la tête de César couronné et surmonté de son sidus.
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[73]
Concernant cette lecture tardo-républicaine et augustéenne du passé de la cité, et en particulier l'influence des écrits de Varron, Edwards, 1996, p. 1-26.
-
[74]
Les Fasti Antiates Maiores inscrivent au 21 avril en grands caractères PARILIA, puis en petits caractères Roma condita. En revanche, il faut attendre le Feriale Duranum et les Fasti Philocali, aux iiie et ive siècles, pour relever la mention du natalis Vrbis. I. I., XIII, 2, p. 443-445.
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[75]
Feeney, 1998, p. 123-131, à propos de la « réalité » des Fasti d'Ovide et des exégèses du rituel ; Herbert-Brown, 1994, p. 32-108, présente de manière plus globale la figure d'Auguste tout au long de l'œuvre en restaurateur de temples, père de la patrie, grand pontife, descendant de Vénus et vengeur de César et Crassus ; en appendice une réflexion sur l'absence des ludi saeculares dans le poème développe l'idée discutable de l'échec du pater patiae qu'il importerait ainsi de masquer (p. 226-229).
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[76]
Commentaire du passage du livre IV consacré aux Parilia par Fantham (Ovid, Fasti Book IV, p. 226-254).
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[77]
Pour une étude des Parilia rendant compte de la fonction du calendrier romain, sa définition du pouvoir, de l'histoire et de l'identité à Rome, Beard, 1987, hypothèses de lecture reprises dans Beard, North et Price, 1998, I, p. 174-176 et II, p. 116-119.
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[78]
La description des rituels, F., IV, 721-746 ; puis la prière de la déesse, 747-776 ; enfin l'essai d'étiologie, 783-806.
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[79]
F., IV, 849-856. Ce passage illustre tout à fait la multiplicité des approches possibles du récit ovidien. En disculpant Romulus du meurtre de son frère, Ovide participe à une réhabilitation nécessaire à la geste augustéenne et à la lecture du princeps en conditor. Il met en scène également un funus officiel qui convie la communauté des futurs Quirites à pleurer un des leurs dans le contexte de mise en place du modèle impérial de célébration de la mort des princes (après César, Marcellus, Agrippa, Drusus, Caius et Lucius Césars, sinon dans l'actualité proche de la cérémonie augustéenne ?). Pour le prince en conditor, Benoist, 2001 d.
-
[80]
F., IV, 857-862.
-
[81]
F., IV, 809-810. Il s'agit du rappel de l'épisode de la rébellion de l'usurpateur Amulius (III, 67-68). Miles, 1995, p. 141-146 et 155-164, pour le commentaire du récit de Liv., 1, 3-7, et les comparaisons entre Amulius et Numitor d'une part, et Romulus et Rémus d'autre part. Y voir, juste avant la fondation, une allusion à la situation de 31 et à l'élimination d'Antoine, avant une seconde naissance de l'Vrbs (la création du principat), n'est probablement pas fortuit.
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[82]
Pour une mise en parallèle des différents récits des Parilia, d'Ovide à Athénée, Beard, 1988, et à propos de la production calendaire et des récits exégétiques dont les buts sont de représenter l'histoire romaine tout autant que de projeter la cité dans toutes ses réalités.
-
[83]
Denys, I, 88, 3, ne peut dire si le jour fut propice à la fondation de la cité parce que fête des Parilia, ou bien si cette dernière fut fixée au 21 avril en raison de la création de l'Vrbs. Plut., Rom., 12, 1-2, précise que la fête pastorale était célébrée avant même la fondation de la cité. Présentation des différents récits et lecture croisée par Beard, 1988.
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[84]
Pour le Temple de la Ville, Boatwright, 1987, p. 119-133, avec l'essentiel de la documentation disponible, et LTVR, V, s.v. Venus et Roma, aedes, templum, p. 121-123 (A. Cassatella). Beaujeu, 1955, p. 128-139, demeure important dans la mesure où il permet de s'interroger sur la signification globale du projet et débouche sur une étude documentée à propos de l'Æternitas.
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[85]
Athénée, VIII, 361 e-f, identifie la fête par ses accents sonores, chants et instruments de musique (pipeaux, cymbales et tambours).
-
[86]
Feriale Duranum, II, 5.
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[87]
I. I., XIII, 2, p. 244-245.
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[88]
Dion, LXIX, 4, 4, mentionne la Via Sacra dans un passage principalement consacré aux relations réputées mauvaises entre Apollodore et Hadrien, ce dernier ayant demandé son avis à l'architecte après avoir dessiné lui-même les plans du temple.
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[89]
Monnaies émises à l'occasion du début des travaux en 121, puis lors de l'achèvement définitif de ceux-ci sous Antonin en 141-143, mettant l'accent sur la dimension temporelle, séculaire et éternelle de cet édifice en liaison avec le natalis Vrbis et les Parilia. BMC, III, Hadrien, p. 282, n° 333, pl. 53, 5 (aureus) et p. 422-423, nos 1242-1243 (sestertius), au droit le buste lauré d'Hadrien et sa titulature, au revers le génie du cirque assis avec le bras gauche entourant trois obélisques sur de petites bases (metae) et tenant une roue à main droite ; p. 278, n° 312, pl. 52, 10 (aureus), avec au revers un jeune personnifiant Aîon tenant à la main droite le cercle zodiacal et à la gauche un globe surmonté d'un phénix (cf. Gury, 1984) ; enfin sous Antonin, avec la représentation du temple décastyle sur un podium à trois marches avec Roma au centre du toit entourée de deux petites figures et des Victoires aux angles, et alternativement les mentions ROMAE ÆTERNAE : BMC, IV, Antonin, p. 205-206, nos 1279-1285, pl. 29, 10-13 et 30, 1-3 ; et VENERI FELICI (p. 211-212, nos 1322-1325, pl. 31, 3 (1322) et 8-9 (1324-1325).
-
[90]
Benoist, 2001 d, pour un développement sur le thème du prince conditor et de l'importance du pomœrium. Avec quatre cippi lors de la restauration d'Hadrien, CIL, VI, 1233 a-b et 31539 b = ILS, 311. Pour la prise du titre de pater patriae en 128, soit le 21 avril, soit lors du dies imperii le 11 août, Boatwright, 1987, p. 133, n. 34. Strothmannn, 2000, insiste sur les rapports entre le titre et la notion de saeculum, p. 46-72.
-
[91]
RE, XX (1941), s.v. Phlegon, col. 261-264 (E. Frank), et Hansen, 1996.
-
[92]
Aur. Vict., 15, 4. Les émissions monétaires à la ROMA ÆTERNA avec le temple décastyle sont certes datées de l'achèvement des travaux du templum Vrbis (139-144), mais elles signalent la célébration régulière du natalis Vrbis qui peut n'avoir pris qu'un aspect un peu plus solennel en 148. Les accents urgents de la légitimité impériale se font sans aucun doute beaucoup moins sentir en ce siècle des Antonins que cent ans plus tard ; Rome casquée et drapée sur un trône tenant le palladium (BMC, IV, Antonin, p. 205, n° 1276, pl. 29, 9 et nos 1277-1278).
-
[93]
Beaujeu, 1955, p. 298.
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[94]
SHA, Gord., XXXIII, 3 ; Aur. Vict., 28, 1-2 ; Eutr., IX, 3 et Orose, VII, 20, 2. Il n'est pas indifférent que le païen Victor déplore la non-célébration de 348 et que le chrétien Orose loue celle de 248 en l'attribuant à un chrétien. Pour les inscriptions des athlètes ayant participé aux jeux, Loriot et Nony, 1997, p. 183-186.
-
[95]
SHA, Gord., XXXIII, 1-3, après un paragraphe énumérant les animaux présents à Rome (éléphants, élans, tigres, lions apprivoisés, léopards apprivoisés, hyènes (prend place en incise la mention de mille couples de gladiateurs du fiscus), rhinocéros, lions sauvages, girafes, onagres et chevaux sauvages).
-
[96]
Par exemple, Publius Septimius Felix, vainqueur à Rome (CIL, VI, 488), et Valerius Eclectus, vainqueur à Pise, Delphes, Argos, Corinthe, Athènes, enfin Rome (IG, II-III2, 3169 et 3170). Ce dernier a accompli par deux fois le circuit des quatre grands concours de Grèce continentale (olympiques, pythiques, néméens et isthmiques).
-
[97]
C'est du moins l'avis d'Aur. Vict., 28, 2, à propos de la non-célébration de 348, et de Zos., II, 7, 1-2, pour celle de 314 (Paschoud, éd. cuf, p. 203-205, interprétations de ce passage sur une commémoration à une mauvaise date, en 304, cause des malheurs futurs de Rome ; je partage son avis et rejette une dernière occurrence qui n'est attestée ni par l'épigraphie ni par la numismatique, l'ensemble résultant d'une correction du texte ne s'imposant pas).
-
[98]
RIC, IV, 3, Philippe, p. 73, nos 44 (pl. 6, 3)-45, et p. 75, n° 65 (Rome), au revers Rome assise qui tient une Victoire et un sceptre avec un bouclier à ses pieds, évocation dès les premières années du règne de la Rome éternelle ; p. 71, n° 25, p. 79, n° 86 (Antioche), et p. 99, n° 244, en 248, mention du nouveau siècle avec représentation simplifiée du temple décastyle de Vénus et Rome (hexastyle avec une statue de Rome au centre des colonnes).
-
[99]
RIC, IV, 3, Philippe, p. 70, 12-23, p. 82, n° 116 (Otacilla Severa) et p. 89, nos 158-164 (162-164, avec représentation du temple), avec les animaux du cirque (lion, 12-14, 158, gazelle, 17, antilope, 18, 21-22, 161, cerf, 19-20, 160, chèvre, 23, hippopotame, 116), ou l'image de la Louve allaitant Romulus et Rémus (15-16, 159), ce retour à la légende des origines de l'Vrbs s'accorde au désir du prince de s'insérer dans la tradition et de l'incarner.
-
[100]
Démonstration convaincante de Di Vita-Evrard, 1992, p. 232-233, fixant la nouveauté de ce formulaire au règne de Gordien III.
-
[101]
Étienne, 1986 p. 449, en avait fait le recensement : par exemple, à Ticinum (CIL, V, 6991) et Solva (CIL, III, 5443). D'autres expressions d'un culte à Roma Æterna sont observables, notamment l'offrande votive d'une statue à placer dans le temple de Vénus en l'honneur de la Rome éternelle à Cirta (CIL, VIII, 6965).
-
[102]
Par exemple les savants calculs de Brind'Amour, 1978, et les corrections de Freyburger, 1993, avec trois systèmes séculaires, le retour des perspectives postulant la dualité des fermeture et ouverture d'années, les computs proposés tentant de reconstruire une histoire déjà recomposée. Doit-on ainsi prendre sans discussion les données des Fasti Capitolini augustéens soulignant opportunément l'antiquité des gentes du moment ? La réécriture du passé n'est pas qu'une réalité contemporaine, comme l'enseigne la politique augustéenne.
-
[103]
Cens., 17, hésite sur la durée des siècles, de 100 et 110 ans, et cite ses sources contradictoires : Valerius d'Antium, Varron ou Liv. d'une part, les édits d'Auguste et Hor. d'autre part. Il rapporte les différentes occurrences des jeux, en opposant les théories, notamment l'avis du collège des décemvirs devenus quindécemvirs. Il s'en tient à une série impériale comprenant les jeux d'Auguste, de Claude, de Domitien et de Septime Sévère, des ve aux viiie. L'incertitude demeure pour un compilateur au iiie siècle ; si le siècle est essentiellement une notion humaine, les jeux séculaires ne sont pas liés à la fondation de la cité et au comptage des siècles.
-
[104]
Gros, 1976, p. 15-52, et Estienne, 2001.
-
[105]
Afin de suivre ce glissement de la polis-État à la cité impériale dans l'idéologie du iie siècle, une étude systématique reste à conduire à partir des écrits des rhéteurs et stoïciens. Un point de départ est offert par Méthy, 1994. On peut prolonger la réflexion par Edwards, 1996, p. 69-95, confrontant Gibbon et Tacite.
-
[106]
À propos de la pratique religieuse dans les camps militaires, Helgeland, 1978, p. 1470-1496, et Beard, North et Price, 1998, I, p. 324-328.
-
[107]
Pour une réflexion méthodologique, Benoist, 2001 c, en partant d'Edwards, 1996, p. 1-26, s'interrogeant sur qu'est-ce qu'« Écrire Rome » ?
-
[108]
Approche du temps dans Benoist, 1999, p. 119-192.
-
[109]
Dans le sens des remarques de Beard, 1988, p. 23-29, à partir des calendriers et textes exégétiques, concernant la représentation de l'histoire romaine et de la religion par les fêtes et spectacles.
-
[110]
Références et première approche dans Benoist, 2002. Dans une même perspective, Tarver, 1994.
-
[111]
En attendant de m'engager dans une étude consacrée à l'idéologie impériale et ses relais stoïciens aux ier et iie siècles, ou néoplatoniciens aux iiie et ive siècles, lire pour la génération de Tacite et Pline, Schowalter, 1993.
-
[112]
Le constat dressé par Liebeschuetz, 1979, p. 55-100, à propos de la réforme augustéenne de la religion communautaire et l'étude des expressions plastiques et monumentales de l'œuvre du princeps dans l'Vrbs conduite par Zanker, 1988, p. 101-166. Beard, North et Price, 1998, I, p. 167-210, excellents car très nuancés.
-
[113]
Lecture judicieuse de la quatrième satire de Juvénal par Hardie, 1977-1978 : l'argument développé nous place entre l'avènement de Domitien et son triomphe sur les Chattes (en 81-83, cf. v. 147), les allusions à l'idéologie séculaire (mention du saeculum faisant référence aux ludi de 88, cf. v. 68, à propos d'un prodige) et au templum Vrbis (le Néron chauve, v. 7, temple sur le vestibule de la domus Aurea et déplacement de la statue colossale de Néron) dans le contexte du règne d'Hadrien. Juvénal, attentif aux conséquences sociales de la mise en place du régime impérial (X, 77-81, à propos de l'action du prince à l'égard de la plèbe, panem et circenses), en prenant pour cible Domitien, tout comme Pline ou Tacite, ses contemporains, ne fait que renforcer la légitimité de l'imperium des premiers Antonins.
-
[114]
Benoist, 2001 d.
-
[115]
Sur les premières années du règne de Claude, de 43 à 47, Park Poe, 1984.
-
[116]
Davies, 2000, n'aborde pas ces aspects essentiels à la compréhension des politiques antonines à l'égard de la consecratio dynastique et de la conception de Roma Æterna.
-
[117]
Commentaires des œuvres de Virgile, Ovide et Horace et des représentations figurées par Galinsky, 1996, p. 90-121.
-
[118]
Pighi, 1941, p. 195-228.
-
[119]
Pighi, 1941, p. 108-119. Mentionné pour la première fois dans le décret du collège à propos de la fixation du programme des ludi, il apparaît aux côtés du prince, tous deux revêtus de la puissance tribunicienne, pour les dispositions législatives concernant l'assistance et la levée de certains interdits ; puis le 1er juin au Capitole avec Auguste pour le sacrifice d'un bœuf, assistant ensuite à l'atellane ; puis le 2 juin pour les sacrifices au Capitole en l'honneur de Junon Reine avec l'empereur, le même jour dictant la formule aux 110 matrones et de nouveau assistant à l'atellane ; enfin le 3 juin au Palatin, pour les sacrifices en l'honneur d'Apollon et Diane en compagnie d'Auguste. On le retrouve avec tous les membres du collège lors de la récitation du carmen saeculare, et c'est enfin lui qui s'est chargé des jeux le 12 juin, circenses et venatio.
-
[120]
Pighi, 1941, p. 140-175. Pour les sacrifices à Jupiter le 1er juin, à Junon le 2 juin et à Apollon et Diane le 3 juin, et lors de la 3e nuit en l'honneur de Terra Mater, Caracalla dicte à son père les formules rituelles ; lors de la precatio de Junon, Géta est mentionné. Il est en compagnie de son père lors des jeux du 4 juin. On peut suivre à la « trace » le jeune César Géta et le préfet du prétoire, Plautien, en relevant les martelages réguliers des actes.
-
[121]
Elle est également présente lors du rituel d'acceptio des fruges, le 29 (?) mai.
-
[122]
Les martelages des noms de Géta et du préfet du prétoire du prince, tout au long des Commentarii, ont déjà été mentionnés. On relève 28 interventions dans le texte, une seule occurrence de Géta a échappé à l'attention vigilante des censeurs.
-
[123]
Galinsky, 1996, p. 102-105, et Feeney, 1998, p. 32-38, à propos des lois juliennes (de adulteris et de maritandis ordinibus).
-
[124]
Benoist, 1999, notamment p. 171-192.
-
[125]
Gordon, 1990.
-
[126]
BMC, III, Hadrien, p. 329-330, nos 709-714, denarii, Rome, pl. 61, 2 (710)-3 (714), Romulus en costume militaire tient une lance à main droite et un trophée sur l'épaule gauche ; et p. 278, n° 312, pl. 50, 2, aureus, Rome, un jeune homme saisissant de la main droite un bandeau qui l'entoure et tenant de la gauche un globe surmonté du phénix pour la mention du siècle d'or.
-
[127]
RIC, IV, 1, Carac., p. 214, n° 20, et p. 215, 24 b, en 198-199, Caracalla en habit militaire est debout et tient une Victoire sur un globe et une lance renversée avec à ses pieds des captifs assis (IVVENTA IMPERII) ; p. 232, n° 133, entre 201 et 210, en liaison avec les ludi, un aureus représentant un bateau dans un cirque entre quatre quadriges et des animaux (coq, ours, lion, taureau, tigres...) pour célébrer la LAETITIA TEMPORVM. On relève également la commémoration de la SAECVLI FELICITAS avec le motif du croissant de lune et des sept étoiles dès 194-195 à Émèse (Septime Sévère, p. 146, n° 416, pl. 8, 7, et 417-418, A et B). Pour les SAECVLARIA SACRA, RIC, IV, 1, Sept. Sév., p. 202, n° 816 (pl. 10, 6), Septime Sévère et Caracalla sacrifiant face à face sur un autel avec Pietas ou Concordia, et la présence d'un joueur de flûte et d'un joueur de harpe, et le Tibre, et p. 203, n° 826, avec un temple décastyle en arrière-plan. Les actes sévériens de 204 font référence à la temporum laetitia.
-
[128]
Sur la légitimité du pouvoir, Benoist, 1999 a, p. 162-167. Guey, 1948, exploitant la découverte du Feriale Duranum, comporte plusieurs erreurs de perspective (comput des jubilés impériaux, interprétation des titulatures et aperçus chronologiques, la notion de siècle des Antonins, 98-198, renouvelé au lendemain de son dernier jour étant purement spéculative, tout comme le rapport entre 198 et 248).
-
[129]
Avec l'exemple de cette monnaie représentant Constantin assis, tendant un phénix sur un globe à un prince debout, en relevant la légende GLORIA SAECVLI VIRTVS CAESS, RIC, VII, p. 283, n. 5 (= Gnecchi, II, pl. 130, 2), et p. 328, n° 279 (as ou médaillons), l'empereur tient un sceptre avec un trophée sur l'épaule gauche et une peau de panthère à ses pieds ; pour la FELICITAS PERPETVA SAECVLI, p. 245, n° 114, pl. 6, Arles, l'empereur en costume militaire reçoit une Victoire sur un globe des mains de Sol, entre eux se trouve un captif à genoux, et p. 500, n° 10, pl. 15, à Thessalonique, avec cette fois un suppliant entre Constantin et Sol.
-
[130]
RIC, VI, Maxence, p. 367, n° 135, aureus avec au revers Rome assise tenant à main droite une Victoire sur un globe et s'appuyant sur un sceptre ; p. 374, nos 177-178 et p. 375, n° 187, avec au revers un temple hexastyle.
L'approche romaine du temps, la notion de récit historicisant un passé mythique et la signification de la commémoration du passé de la cité au temps des princes sont fondamentales pour mon propos. De nombreuses études ont abordé ces thèmes, que ce soit en partant d'un exemple précis – d'une fête et des différents récits étiologiques fournis par les sources littéraires pour en dresser l'inventaire et s'interroger sur le sens des explications données à un moment précis –, ou bien qu'il s'agisse de proposer une synthèse plus large rendant compte des différentes figures temporelles à l'œuvre dans la cité de Rome, de pratiques plus ou moins anciennes et d'une conception particulière des origines et de la durée. La commémoration est liée à une lecture à plusieurs niveaux, que l'on peut nommer « paradigmatique », du passé de la cité et de la signification des rites inscrits au calendrier. Cette lecture, qui prend la forme d'un véritable travail de compréhension, voire d'historicisation, des gestes rituels, commence – ou du moins nous est directement perceptible – au ier siècle avant notre ère, dans le contexte des guerres civiles, avec les travaux de Varron, et notamment ses Antiquités (en particulier la seconde partie, Antiquitates rerum divinarum), et s'intensifie à l'époque augustéenne. Sans nier l'existence de pratiques antérieures, qu'atteste d'ailleurs la multiplicité des récits étiologiques, cette appropriation du passé commun qui s'opère dès les débuts du principat, plus ou moins à dessein, est à prendre en compte dans le contexte d'une approche renouvelée, que l'on pourrai…
Date de mise en ligne : 20/04/2015
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