Chapitre d’ouvrage

IV. J’ai brassé mon sang

Octobre 1867 – Octobre 1868

Pages 75 à 91

Citer ce chapitre


  • Jeancolas, C.
(2024). IV. J’ai brassé mon sang Octobre 1867 – Octobre 1868. Rimbaud (p. 75-91). Flammarion. https://shs.cairn.info/rimbaud--9782080437730-page-75?lang=fr.

  • Jeancolas, Claude.
« IV. J’ai brassé mon sang : Octobre 1867 – Octobre 1868 ». Rimbaud, Flammarion, 2024. p.75-91. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/rimbaud--9782080437730-page-75?lang=fr.

  • JEANCOLAS, Claude,
2024. IV. J’ai brassé mon sang Octobre 1867 – Octobre 1868. In : Rimbaud. Paris : Flammarion. Grandes Biographies, p.75-91. URL : https://shs.cairn.info/rimbaud--9782080437730-page-75?lang=fr.

Notes

  • [1]
    95e Congrès national des sociétés savantes, 1970, p. 857.
  • [2]
    F. Eigeldinger et A. Gendre, op. cit., p. 31.
  • [3]
    Éneïde. Traduc. de Jacques Perret, Le Seuil, 1959.
  • [4]
    Traduction en vers français par J. Sergent, 1867.
  • [5]
    IIIe Géorgique. Trad. P. Grimal, Arthaud, 1985.
  • [6]
    ettre de l’inspecteur au Recteur, 4 et 5 février 1968. Archives départementales du Nord 2T 1219.
  • [7]
    Ibid, 2T 1569.
  • [8]
    Dr Raillet, l’Institut Rossat, Études ardennaises, juillet 1961.
  • [9]
    Lettre du 26 mai 1868, Mercure de France, 1er avril 1930.
  • [10]
    C. Richard, De la civilisation du peuple arabe, Dubois frères, Alger, 1850, pp. 7 et 8.
  • [11]
    C. Richard, Étude sur l’insurrection du Dahra, 1845-1846, Besan Lenez, Alger, 1846, pp. 87, 92, 108 et 109.
  • [12]
    Idem.
  • [13]
    Idem.
  • [14]
    Revue de l’Orient, 2e série, XI, 1852, p. 385.
  • [15]
    C.H. Bodenham, op. cit., p. 43.

À la rentrée d’octobre 1867, de nouveaux transfuges de Rossat rejoignirent les rangs du collège qui compta, cette année-là, trois cents élèves dont un tiers de pensionnaires. On semblait satisfait de sa dernière victoire : deux ecclésiastiques venaient d’être nommés aux postes sensibles, l’enseignement de l’histoire et celui de la philosophie. L’abbé Joseph Gillet, directeur du petit séminaire et jusqu’alors responsable de l’enseignement religieux au collège, austère et rigoriste, succédait à Jean Hubert en classe de philosophie. L’abbé Vilhème, professeur de seconde à l’Institut catholique Notre-Dame de Rethel, prenait en main les cours d’histoire, matière jusqu’alors confiée aux différents professeurs de lettres. C’était, rapporte un de ses anciens élèves, un petit homme bouillant, volubile, conscient du combat qu’il devait mener au nom de la religion au cœur de ce collège public et dans cette matière si sensible qu’était l’histoire. Par ces concessions, Desdouet avait obtenu le départ de son ennemi intérieur, Hubert, et s’était concilié les bonnes grâces de l’évêché. Il avait aussi gagné un prestige plus grand encore auprès des parents d’élèves de la bourgeoisie, ainsi convaincus de son habileté. Aussi le principal n’eut pas de difficulté à convaincre Vitalie de la nécessité de « pousser » son cadet, très doué, en vue des concours académiques où il ne manquerait pas de briller. Il fut décidé donc que, pour accroître ses chances de succès, le meilleur élève de la classe de troisième suivrait des cours particuliers avec son professeur principal, Aristide Lhéritier…


Date de mise en ligne : 22/05/2026

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