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II. Tout le jour il suait d’obéissance

Juin 1860 – Avril 1865

Pages 27 à 47

Citer ce chapitre


  • Jeancolas, C.
(2024). II. Tout le jour il suait d’obéissance Juin 1860 – Avril 1865. Rimbaud (p. 27-47). Flammarion. https://shs.cairn.info/rimbaud--9782080437730-page-27?lang=fr.

  • Jeancolas, Claude.
« II. Tout le jour il suait d’obéissance : Juin 1860 – Avril 1865 ». Rimbaud, Flammarion, 2024. p.27-47. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/rimbaud--9782080437730-page-27?lang=fr.

  • JEANCOLAS, Claude,
2024. II. Tout le jour il suait d’obéissance Juin 1860 – Avril 1865. In : Rimbaud. Paris : Flammarion. Grandes Biographies, p.27-47. URL : https://shs.cairn.info/rimbaud--9782080437730-page-27?lang=fr.

Notes

  • [1]
    R. Robinet, Le Collège de Charleville, 95e Congrès national des sociétés savantes, 1970.
  • [2]
    P. Giolitto, Histoire de l’Enseignement primaire au xixe siècle, Nathan, 1983, p. 124.
  • [3]
    Dr G. Raillet, L’Institut Rossat, Études ardennaises, juillet 1961.
  • [4]
    P. Giolitto, op. cit., p. 250.
  • [5]
    R. Robinet, Le Collège de Charleville, 88e Congrès national des sociétés savantes.
  • [6]
    James Fenimore Cooper, La Prairie.
  • [7]
    James Fenimore Cooper, Le Dernier des Mohicans.
  • [8]
    Yanny Hureaux, Les Ardennes de Rimbaud, Hatier, 1991, p. 151.
  • [9]
    Archives départementales du Nord 2T 1569.
  • [10]
    Ibid, 2T 1355.
  • [11]
    Extraits du Catéchisme de Mgr Darboy, Librairie Adrien Le Clerc et Cie, 1863.
  • [12]
    Archives départementales du Nord 2T 1569.

La légende familiale et les archives existantes voudraient qu’Arthur Rimbaud n’ait commencé l’école qu’à l’âge de huit ans. Mais les légendes souvent inventent pour prouver ce qu’elles aimeraient croire et les archives restent lâches à raconter les enfances tant qu’elles les pensent ordinaires. Vitalie n’était pas aussi pingre, ne raisonnait pas aussi mal qu’on l’a trop souvent dit : l’éducation de ses enfants, et surtout des garçons, serait la meilleure dépense, plus utile, plus rentable que le fermage des terres de Roche, plus urgente même qu’une vie meilleure dans un quartier plus chic. Elle pouvait leur apprendre les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul et les encourager à ces exercices, mais elle se savait incapable de dépasser ces ébauches de formation. Son enfance à la campagne et, très jeune, la nécessité de remplacer sa mère à la ferme n’avaient permis ni les professeurs nécessaires, ni l’argent qu’aurait coûté l’enseignement, ni même les loisirs qui auraient permis de développer le goût de la lecture. Ces indigences de son éducation furent à l’origine de son ambition extrême pour ses fils. Elle les mit probablement à l’école dès que possible et même si cela coûtait.
Quand l’heure arriva de devoir inscrire les garçons pour leur première rentrée, Vitalie avait certainement beaucoup réfléchi. Ses ressources du moment étaient très limitées, elle ne pouvait prétendre les placer internes à Rethel ou à Sedan dans des établissements privés réputés. À Charleville même, elle avait deu…


Date de mise en ligne : 22/05/2026

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