XI. Rêves de feu, ascèse dépravée
Février – Mai 1871
- Par Claude Jeancolas
Pages 231 à 256
Citer ce chapitre
- JEANCOLAS, Claude,
- Jeancolas, Claude.
- Jeancolas, C.
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- Jeancolas, C.
- Jeancolas, Claude.
- JEANCOLAS, Claude,
Notes
-
[1]
Lettre de Rimbaud à Demeny, 17 avril 1871.
-
[2]
Idem.
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[3]
Idem.
-
[4]
E. Delahaye, Souvenirs familiers, op. cit., chapitre VI.
-
[5]
Idem.
-
[6]
E. Delahaye, Rimbaud, 1906, op. cit., p. 38.
-
[7]
E. Delahaye, Souvenirs familiers, op. cit., chapitre VII.
-
[8]
Idem.
-
[9]
C. Vessilier, in Histoire littéraire de la France 1848-1913, sous la direction de C. Duchet, Messidor-Éditions sociales, 1977, p. 333.
-
[10]
E. Delahaye, Notes sur Rimbaud, Bibliothèque Doucet.
-
[11]
Lettre de Rimbaud à Demeny, 17 avril 1871.
-
[12]
A-J. Pernety, Dictionnaire mytho-hermétique, Bauche à Paris, 1758.
Le scénario était prémédité. Comme il l’avait décrit à Izambard dans sa dernière lettre, il vendit sa montre et prit un des derniers trains pour Paris. Ce samedi 25 février 1871, le temps était au froid, ciel bleu, avec une moyenne de 4° dans la journée.
Il débarqua à Paris, gare de Strasbourg, libre cette fois dans une ville aux arrêts. Les Prussiens encerclaient la ville, l’armistice n’avait interrompu que le blocus et les bombardements. Ce séjour commença pour Arthur sous de bonnes augures : le 26, la prison de Mazas, où il avait eu si peur, fut forcée et tous les prisonniers libérés. Mais dans la même journée, on apprit que, dans le cadre des négociations, Thiers avait dû accepter l’entrée des troupes dans Paris. Ce fut un coup au cœur des Parisiens. Dans la nuit, on sonna le tocsin et les gardes nationaux se rassemblèrent. Quarante mille manifestants remontèrent les Champs-Élysées depuis la Concorde pour signifier leur opposition. Dès le 27, des affiches signées du ministre de l’Intérieur Ernest Picard furent collées sur les murs de la ville : le 1er mars, trente mille soldats allemands défilèrent dans un quartier limité entre la Seine, le faubourg Saint-Honoré et l’avenue des Ternes, autant dire sur les Champs-Élysées, la plus belle avenue. La ville était lugubre, il faisait froid, il n’y avait plus rien à manger, on avait même abattu tous les animaux du Jardin des Plantes. Pour le chauffage, faute de gaz et de charbon, on débitait les arbres des bois de Boulogne et de Vincennes…
Date de mise en ligne : 22/05/2026
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