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Régionalismes et littérature : les Terres-Froides (Isère) au milieu du XXe siècle d'après le roman de Michel Picard, À Pierre fendre (2005)

Pages 203 à 253

Citer ce chapitre


  • Chauveau, J.-P.
(2007). Régionalismes et littérature : les Terres-Froides (Isère) au milieu du XXe siècle d'après le roman de Michel Picard, À Pierre fendre (2005) Dans
  • P. Rézeau
Richesses du français et géographie linguistique : Volume 1 (p. 203-253). De Boeck Supérieur. https://doi.org/10.3917/dbu.rezea.2007.01.0203.

  • Chauveau, Jean-Paul.
« Régionalismes et littérature : les Terres-Froides (Isère) au milieu du XXe siècle d'après le roman de Michel Picard, À Pierre fendre (2005) ». Richesses du français et géographie linguistique Volume 1, De Boeck Supérieur, 2007. p.203-253. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/richesses-du-francais-et-geographie-linguistique-1--9782801114063-page-203?lang=fr.

  • CHAUVEAU, Jean-Paul,
2007. Régionalismes et littérature : les Terres-Froides (Isère) au milieu du XXe siècle d'après le roman de Michel Picard, À Pierre fendre (2005) In :
  • RÉZEAU, Pierre,
Richesses du français et géographie linguistique Volume 1. Louvain-la-Neuve : De Boeck Supérieur. Champs linguistiques, p.203-253. DOI : 10.3917/dbu.rezea.2007.01.0203. URL : https://shs.cairn.info/richesses-du-francais-et-geographie-linguistique-1--9782801114063-page-203?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dbu.rezea.2007.01.0203


Notes

  • [1]
    Lors d’un entretien, le 18 octobre 2006, M. Michel Picard m’a fait part des remarques qui lui sont venues à la lecture d’une première version de cet article. Cela a permis de très utiles précisions, la correction de quelques erreurs et a confirmé la localisation proposée. J’exprime à M. Picard mes vifs remerciements pour l’intérêt qu’il a porté à ce travail.
    La région du Bas-Dauphiné, connue sous le nom des Terres-Froides s’étend, dans le département de l’Isère, du Grand-Lemps à Bourgoin-Jallieu, dans une boucle formée par la Bourbre, affluent du Rhône. Elle constitue une ligne de partage des eaux entre le Rhône au nord et à l’ouest et l’Isère au sud.
  • [2]
    Les données sont attribuées à la Lorraine après comparaison avec MichelLorr 1807, RoquesNancy 1979, LanherLitLorr 1990, MichelNancy 1994, ColinCoinches 2000, Benoit-MichelMetz 2001. Elles le sont au Dauphiné après comparaison avec OffnerGrenoble 1894, VincenzCombeL 1974, ManteIzeron 1982, TuaillonVourey 1983, ArmanetVienne 1984/1989, MartinPellMeyrieu 1987, DufroidVienne 1989, DucMure 1990, BlancVilleneuveM 1993. Les données de ces deux aires sont séparées par le signe ?.
  • [3]
    Dans les articles lexicographiques qui suivent, les abréviations utilisées sont celles du FEW, sauf celles des ouvrages portant sur les régionalismes du français qui sont empruntées au DRF.
  • [4]
    Références fournies par Françoise Henry, que je remercie vivement, et qui me signale que ce mot se rencontre sous la plume d’autres botanistes que les Lyonnais, par exemple dans la traduction parisienne d’Eloy Maignan, Commentaires tres excellens de l’hystoire des plantes, composez premierement en latin par Leonarth Fousch, medecin tres renomme […], Paris, 1549, chapitre CCLXIII : « Vulgairement elle [la plante appelée en latin aphaca] se dict Dent de lyon : pource qu’elle ha la feuille dentelee, et comme dechiquetee par le bors ».

D’un auteur né à Nancy en 1931, ce roman raconte l’histoire d’un jeune garçon, nommé Pierre, d’une douzaine d’années, accueilli par un couple d’agriculteurs dans un village de trois cents habitants non localisé (dans le canton du Grand-Lemps, dans le département de l’Isère, selon une communication de l’auteur) , pendant la dernière guerre. Le récit relate son initiation à la vie campagnarde. Mais, petit à petit, en contrepoint, se reconstitue la vie antérieure d’un jeune citadin, qui a passé sa petite enfance dans une ville du nord de la France, au sein d’une famille de commerçants aisée et aimante. On finit par apprendre ce que soupçonne sa famille d’accueil et qu’il garde secret : que ses parents et grand-parents ont été arrêtés sur la Côte d’Azur, où la famille s’était repliée, puis qu’ils ont été déportés. Les enfants, le jeune garçon et sa sœur, étaient à l’école quand sa famille a été appréhendée ; ils ont donc échappé à la rafle. Un réseau de résistance les a d’abord cachés sur place, puis ils ont été envoyés à la campagne et confiés à deux familles d’agriculteurs. Le récit, ce sont les éclats disloqués de cette jeune vie brisée qui s’entremêlent, se répondent et s’opposent, de façon de plus en plus nette à mesure que le jeune garçon parvient à surmonter le traumatisme de l’arrestation de ses parents et à refaire l’unité de sa vie et de sa personne, à ne plus être ce petit Pierre fendu en deux qu’évoque le titre.
Comparé aux quelques excellents recueils qui ont décrit les régionalismes oraux de l’Isère, un tel livre à première vue ne semble pas présenter les meilleures conditions pour recueillir des régionalismes…


Date de mise en ligne : 01/04/2010

https://doi.org/10.3917/dbu.rezea.2007.01.0203

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