Marc Bloch, Strasbourg et l’Alsace fin 19e siècle-1944
- Par Catherine Maurer
Pages 9 à 26
Citer cet article
- MAURER, Catherine,
- Maurer, Catherine.
- Maurer, C.
https://doi.org/10.3917/vin.169.0009
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- Maurer, C.
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- MAURER, Catherine,
https://doi.org/10.3917/vin.169.0009
Notes
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[1]
Sur l’attachement de Bloch à la France et ses liens avec les terres de l’Est, voir Olivier Lévy-Dumoulin, Marc Bloch, Paris, Presses de Sciences Po, 2025 [2e éd.], notamment p. 94-95, p. 133 et p. 268-270.
-
[2]
En essayant notamment de limiter le recours au regard rétrospectif de Lucien Febvre.
-
[3]
O. Lévy-Dumoulin, Marc Bloch, op. cit., p. 60.
-
[4]
Marc Bloch, L’Étrange Défaite. Témoignage écrit en 1940, Paris, Société des éditions Franc-tireur, 1946, p. 23.
-
[5]
Ibid.
-
[6]
Voir Étienne Bloch, Marc Bloch ( 1886 - 1944 ). Une biographie impossible, Limoges, Culture & patrimoine en Limousin, 1997.
-
[7]
Ibid., p. 23.
-
[8]
Ibid., p. 24 et Carole Fink, Marc Bloch. Une vie au service de l’histoire, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1997, p. 10.
-
[9]
É. Bloch, Marc Bloch ( 1886 - 1944 ), op. cit., p. 25 et C. Fink, Marc Bloch, op. cit., p. 12.
-
[10]
C. Fink, Marc Bloch, op. cit., p. 12.
-
[11]
Lettre de Marc Bloch à Lucien Febvre, 2 avril 1933, citée dans Annette Becker, « Préface », in Marc Bloch, L’Histoire, la guerre, la Résistance, édition établie par Annette Becker et Étienne Bloch, Paris, Gallimard, 2006, p. xlviii.
-
[12]
Gabriel Maugain, « Le jubilé de M. Chr. Pfister », Bulletin de la faculté des lettres de Strasbourg (désormais Bulletin), 2, 1er décembre 1927, p. 33-38, p. 37-38.
-
[13]
Voir Peter Schöttler, « Marc Bloch und Deutschland », in id. (Hrsg.), Marc Bloch. Historiker und Widerstandskämpfer, Francfort-sur-le-Main, Campus Verlag, 1999, p. 33-71, p. 35-43.
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[14]
C. Fink, Marc Bloch, op. cit., p. 73.
-
[15]
« Carnets et photographies de guerre 1914-1918 », contenus dans M. Bloch, L’Histoire, la guerre, la Résistance, op. cit., p. 169-252, p. 247.
-
[16]
L’historien de l’art François-Georges Pariset, alors lycéen à Strasbourg, se souvient d’avoir vu Bloch « non encore démobilisé, portant l’uniforme bleu horizon, très jeune capitaine ». François-Georges Pariset, « Du bon travail à Strasbourg », in Charles-Olivier Carbonell et Georges Livet (dir.), Au berceau des Annales : le milieu strasbourgeois. L’histoire en France au début du xx e siècle, Toulouse, Presses de l’Institut d’études politiques de Toulouse, p. 67-69, p. 68.
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[17]
C. Fink, Marc Bloch, op. cit., p. 77-78 et Françoise Olivier-Utard, Une université idéale ? Histoire de l’université de Strasbourg de 1919 à 1939, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2016, p. 40-42.
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[18]
Bloch assiste à la première assemblée générale de la faculté « provisoire » des lettres qui se tient le 30 janvier 1919. Outre Pfister qui préside, il n’y a alors que sept enseignants présents. Archives d’Alsace site de Strasbourg (désormais AAS) 154 AL 2/1, procès-verbaux des séances de l’assemblée de la faculté, janvier 1919-juin 1956 (désormais procès-verbaux assemblée), procès-verbal du 30 janvier 1919.
-
[19]
AAS 1740 W1, dossier de carrière de Marc Bloch (désormais dossier de carrière), décret du ministère de l’Instruction publique, 19 novembre 1919. Bloch est en fait officiellement chargé de cours à partir du 1er octobre 1919 (AAS 1740 W1, dossier de carrière, notice individuelle complétée de la main de Marc Bloch, 20 mars 1921).
-
[20]
É. Bloch, Marc Bloch ( 1886 - 1944 ), op. cit., p. 59.
-
[21]
Bloch épouse Simonne Vidal le 19 juillet 1919 à Paris.
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[22]
É. Bloch, Marc Bloch ( 1886 - 1944 ), op. cit., p. 59.
-
[23]
Sur la localisation des universitaires strasbourgeois dans l’entre-deux-guerres, voir Jean-Luc Pinol, « Itinéraires résidentiels des universitaires strasbourgeois (1919-1939) », Les Annales de la recherche urbaine, 62-63, 1994, p. 157-168.
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[24]
Sur le débat qui aboutit au maintien au Palais universitaire, voir AAS 154 AL 2/1, procès-verbaux assemblée, procès-verbaux des 10, 23 et 25 janvier 1920.
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[25]
Sur le Seminar, voir Laurence Buchholzer, « Seminar », in Roland Recht et Jean-Claude Richez (dir.), Dictionnaire culturel de Strasbourg 1880 - 1930, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2017, p. 487-488.
-
[26]
F.-G. Pariset, « Du bon travail à Strasbourg », chap. cité, p. 68. Pariset a été le bibliothécaire de l’Institut d’histoire du Moyen Âge pendant deux ans.
-
[27]
AAS 154 AL 2/1, procès-verbaux assemblée, procès-verbal du 30 janvier 1919. Des indications régulières sur le budget des instituts figurent dans la correspondance et les notes du doyen de la faculté des lettres conservées aux archives d’Alsace (AAS 154 AL 4 – 9 1928-1935).
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[28]
Ce détail est donné dans C. Fink, Marc Bloch, op. cit., p. 81.
-
[29]
Ce registre est actuellement conservé par la bibliothèque de recherche d’histoire de l’université de Strasbourg.
-
[30]
Marc Bloch, « Institut d’histoire du Moyen Âge », Bulletin, 5, 1er mars 1923, p. 181-183, p. 181.
-
[31]
Ibid.
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[32]
Ibid., p. 183.
-
[33]
Dans le cadre de l’administration française, elle est devenue d’abord régionale et universitaire, puis nationale et universitaire, dénomination qu’elle a conservée jusqu’à aujourd’hui.
-
[34]
É. Bloch, Marc Bloch ( 1886 - 1944 ), op. cit., p. 60.
-
[35]
En 1919-1920, l’université compte 165 enseignants au total. Isabelle Laboulais et Laurence Buchholzer, « Pratiques d’institution. Le cas des réunions du samedi à la faculté des lettres de Strasbourg (1922-1941) », Revue d’histoire des sciences humaines, 46, 2025, p. 11-41, p. 13.
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[36]
Lucien Febvre, « L’histoire dans le monde en ruines », Revue de synthèse historique, 30, 1920, p. 1-15, p. 4-5.
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[37]
AAS 1740 W1, dossier de carrière, notice individuelle complétée de la main de Marc Bloch, 20 mars 1921.
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[38]
Henri Berr, « L’esprit de synthèse dans l’enseignement supérieur. L’Université de Strasbourg », Revue de synthèse historique, 32, 1921, p. 1-13, p. 7.
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[39]
AAS 154AL 3/1, procès-verbaux des séances du conseil de la faculté des lettres, octobre 1919-juin 1951 (désormais procès-verbaux du conseil), procès-verbal du 21 janvier 1921.
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[40]
AAS 1740 W1, dossier de carrière, décret du ministère de l’Instruction publique, 12 juillet 1921.
-
[41]
Le conseil restreint du 27 janvier 1927 propose la transformation de la chaire en exprimant le vœu que celle-ci soit confiée à Bloch (AAS 154 AL 3/1, procès-verbaux du conseil, procès-verbal du 21 janvier 1927).
-
[42]
AAS 1740 W1, dossier de carrière, décret de la présidence de la République, 18 octobre 1927. Bloch accède d’emblée à la troisième classe du corps des professeurs.
-
[43]
AAS 1740 W1, dossier de carrière, décret du ministère de l’Instruction publique, 17 mars 1931 et décret du ministère de l’Éducation nationale, 31 décembre 1936 ; AAS, 154 AL 8 1934, correspondance et notes du doyen de la faculté des lettres, ministère de l’Éducation nationale, facultés des lettres, tableaux de classement du personnel enseignant et des assistants au 1er janvier 1934, p. 11.
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[44]
À la fin de 1932, l’« indemnité spéciale de fonction du personnel enseignant et scientifique de l’université de Strasbourg », qui représentait à l’origine une augmentation d’un tiers du salaire, est menacée d’une forte réduction, voire d’une suppression (AAS 154 AL 6 1932, correspondance et notes du doyen de la faculté des lettres, note sur l’indemnité de fonction de l’université de Strasbourg, s. d. ; courrier des doyens au recteur d’académie, 14 novembre 1932).
-
[45]
É. Bloch, Marc Bloch ( 1886 - 1944 ), op. cit., p. 145-147.
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[46]
Bulletin, 1, 1er novembre 1922, p. 47. Rappelons que la publication du Bulletin ne commence qu’en 1922.
-
[47]
Livret - guide de l’étudiant, 1er semestre 1923-1924, p. 46. Les mêmes enseignements sont proposés en 1924-1925.
-
[48]
Voir F.-G. Pariset, « Du bon travail à Strasbourg », chap. cité, p. 68 et Paul Leuilliot, « Témoignage d’un “fidèle” », in C.-O. Carbonell et G. Livet (dir.), Au berceau des Annales, op. cit., p. 70-74, p. 72-73.
-
[49]
Sur ce point, voir O. Lévy-Dumoulin, Marc Bloch, op. cit., p. 240.
-
[50]
« Notes bibliographiques sur les auteurs des programmes. Certificat d’histoire du Moyen Âge », Bulletin, 2, 1er décembre 1922, p. 91-92, p. 91.
-
[51]
Marc Bloch, « L’Allemagne de l’avènement d’Henri I à la mort de Frédéric Barberousse (919-1190) », Bulletin, 1, 1er novembre 1931, p. 23-26, p. 23. Dès 1922, Bloch avait fait des remarques similaires à propos de la connaissance de l’anglais.
-
[52]
C’est justement à partir de 1924 que ces volumes sont diffusés dans toute la France par l’intermédiaire des éditions Les Belles Lettres : I. Laboulais et L. Buchholzer, « Pratiques d’institution », art. cité, p. 22.
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[53]
Ces présentations de sources ne comportent aucune signature, mais elles sont très certainement dues à Bloch, du moins jusqu’à la nomination de Perrin en 1927.
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[54]
« Conseils aux étudiants d’histoire et de géographie », Bulletin, 1, 1er novembre 1923, p. 5-8, p. 6. L’article est signé par les « professeurs d’histoire et de géographie de la faculté des lettres », mais Bloch en est l’un des principaux rédacteurs.
-
[55]
Sur ces articles et plus largement la réflexion sur l’enseignement de l’histoire chez Bloch, voir O. Lévy-Dumoulin, Marc Bloch, op. cit., p. 240-243.
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[56]
Voir plusieurs annonces des « cours libres » dans AAS 154 AL 4-9 1928-1935, correspondance et notes du doyen de la faculté des lettres. Bloch effectue cependant deux « conférences de recherche », annoncées par voie d’affichage et sans doute destinées à un public élargi, aux premiers semestres 1932-1933 et 1933-1934.
-
[57]
O. Lévy-Dumoulin, Marc Bloch, op. cit., p. 216.
-
[58]
Bulletin, 3, 1er janvier 1923, p. 203 ; 3, 1er janvier 1927, p. 108 ; 7, mai-juin 1929, p. 272 ; AAS 154 AL 7 1933, correspondance et notes du doyen de la faculté des lettres, annonce de la soutenance de la thèse d’université le 23 juin 1933.
-
[59]
F. Olivier-Utard, Une université idéale ?, op. cit., p. 328-330.
-
[60]
Philippe Dollinger, « Marc Bloch et Lucien Febvre à Strasbourg (quelques souvenirs d’un de leurs étudiants) », in C.-O. Carbonell et G. Livet (dir.), Au berceau des Annales, op. cit., p. 65-67.
-
[61]
F.-G. Pariset, « Du bon travail à Strasbourg », chap. cité, p. 68.
-
[62]
P. Leuilliot, « Témoignage d’un “fidèle” », chap. cité, p. 73. Voir aussi les souvenirs d’Henri Brunschwig repris dans É. Bloch, Marc Bloch ( 1886 - 1944 ), op. cit., p. 62-63.
-
[63]
Ce décompte a été établi à partir de la bibliographie détaillée figurant dans Marc Bloch, Mélanges historiques, Paris, CNRS éditions, 2011 [1963], p. 1031-1108. Onze de ces comptes rendus concernent uniquement l’Alsace.
-
[64]
Marc Bloch, « Christian Pfister, 1857-1933, sa vie, ses œuvres », Revue historique, 172, 1933, p. 548-570.
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[65]
Marc Bloch, « Fustel de Coulanges, historien des origines françaises », L’Alsace française, 19, 1930, p. 206-209.
-
[66]
Marc Bloch, « J. HUIZINGA, Herbst des Mittelalters. Studien über Lebens- und Geistesformen des 14. und 15. Jahrhunderts in Frankreich und in den Niederlanden, Munich, Drei-Maeken-Verlag, 1928 in-8c, XII-554 p., 16 pl. », Bulletin, 7, 1928, p. 33-35.
-
[67]
Cette régularité concerne surtout les années 1920. Sur les réunions du samedi, voir I. Laboulais et L. Buchholzer, « Pratiques d’institution », art. cité.
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[68]
On suit ici essentiellement les comptes rendus des réunions publiés dans le Bulletin à partir de 1922. On sait néanmoins que Bloch a assisté à certaines réunions avant 1922.
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[69]
Voir I. Laboulais et L. Buchholzer, « Pratiques d’institution », art. cité, p. 19.
-
[70]
« Réunions du samedi. Samedi 17 mars (Histoire sociale) », Bulletin, 5, 1er mars 1923, p. 193-194.
-
[71]
« Réunions du samedi. Samedi 24 novembre (Histoire sociale) », Bulletin, 3, 1er janvier 1924, p. 88-89.
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[72]
« Réunions du samedi. Samedi 7 mars (Linguistique. Orientalisme et archéologie) », Bulletin, 6, 1er avril 1925, p. 239-242.
-
[73]
« Réunions du samedi. Histoire sociale (5 décembre) », Bulletin, 3, 1er janvier 1926, p. 82-83.
-
[74]
« Réunions du samedi. Histoire sociale (20 novembre 1926) », Bulletin, 3, 1er janvier 1927, p. 99-100.
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[75]
« Réunions du samedi. 7 décembre 1929. Histoire économique et sociale », Bulletin, 5, mars 1930, p. 183.
-
[76]
Voir Bryce Lyon, Henri Pirenne. A Biographical and Intellectual Study, Gand, E. Stoy-Scientia, 1974, p. 338-339 et Bryce et Mary Lyon (eds), The Birth of Annales History. The Letters of Lucien Febvre and Marc Bloch to Henri Pirenne ( 1921 – 1935 ), Bruxelles, Commission royale d’histoire, 1991.
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[77]
Lettre de Lucien Febvre à Henri Pirenne, 26 avril 1921, citée dans B. et M. Lyon (eds), The Birth of Annales History, op. cit., p. 4. Trois jours plus tard, Bloch, qui n’est encore que chargé de cours, envoie également un bref courrier à Pirenne pour appuyer la demande de Febvre.
-
[78]
Lettre de Marc Bloch à Lucien Febvre, 22 août 1928, dans Bertrand Müller (dir.), Marc Bloch, Lucien Febvre, Correspondance, t 1 : 1928 - 1933, Paris, Fayard, 1994, p. 48-56, p. 50. D’après Bloch lui-même, la formule citée aurait été approuvée par « le Herr Kollegue [sic] » Hermann Aubin, directeur de la Vierteljahrsschrift für Sozial - und Wirtschaftsgeschichte.
-
[79]
B. Müller (dir.), Marc Bloch, Lucien Febvre, Correspondance, op. cit.
-
[80]
« À nos lecteurs », Annales d’histoire économique et sociale, 1, 1929, p. 1-2.
-
[81]
Sa première candidature au Collège de France a lieu en novembre 1928. Grâce à la relative aisance financière de l’université de Strasbourg, Bloch peut aussi faire plusieurs séjours à l’étranger, notamment à l’occasion du congrès international des sciences historiques qui se tient à Oslo en 1928, séjour dont il rend compte à la « réunion du samedi » de décembre 1929.
-
[82]
Date de la première réunion.
-
[83]
Date de la dernière réunion avant le départ de Bloch de l’université de Strasbourg (à laquelle il n’est pas présent).
-
[84]
Date de la première réunion après la titularisation de Bloch comme « professeur sans chaire ».
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[85]
AAS 154 AL 2/1, procès-verbaux assemblée, procès-verbal du 30 janvier 1919.
-
[86]
AAS 154 AL 2/1, procès-verbaux assemblée, procès-verbal du 2 février 1922. Le compte rendu ne mentionne pas d’intervention de Bloch qui est néanmoins présent.
-
[87]
AAS 154 AL 2/1, procès-verbaux assemblée, procès-verbal du 30 juin 1936. Le « professeur d’histoire à Oxford » n’a pu être identifié.
-
[88]
AAS 154 AL 3/1, procès-verbaux du conseil, procès-verbal du 7 mai 1927.
-
[89]
AAS 154 AL 3/1, procès-verbaux du conseil, procès-verbal du 19 mai 1928. Le conseil du 24 novembre 1928 indique que « 7 étudiants ont pu être envoyés dans l’intérieur grâce à l’appui financier de diverses personnalités ». Les archives conservent la trace de ces voyages qui, dans les premiers temps, ont fait l’objet de récits détaillés de la part de leurs bénéficiaires.
-
[90]
AAS 154 AL 3/1, procès-verbaux du conseil, procès-verbal de 1933, jour et mois indéterminés.
-
[91]
AAS 154 AL 3/1, procès-verbaux du conseil, procès-verbal du 3 juin 1933. Peu après le conseil, un courrier de Perrin informe le doyen que Bloch et lui-même ont procédé au « dépouillement des cours et notes, qui provenant de la succession de M. Pfister, ont été remis à la faculté des lettres » (AAS 154 AL 7 1933, correspondance et notes du doyen de la faculté des lettres, courrier du 30 novembre 1933).
-
[92]
AAS 154 AL 3/1, procès-verbaux du conseil, procès-verbal du 13 décembre 1935.
-
[93]
AAS 154 AL 7 1933, correspondance et notes du doyen de la faculté des lettres, courrier du 5 novembre 1933.
-
[94]
É. Bloch, Marc Bloch ( 1886 - 1944 ), op. cit., p. 60.
-
[95]
B. Müller (dir.), Marc Bloch, Lucien Febvre, Correspondance, op. cit., p. 84.
-
[96]
Ibid., p. xxi et Philippe Dollinger, « Fritz Kiener », dans le Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, Strasbourg, Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace, 1993, p. 1955 (également disponible en ligne).
-
[97]
É. Bloch, Marc Bloch ( 1886 - 1944 ), op. cit., p. 60.
-
[98]
En 1931, sur la « notice individuelle périodique » de Bloch, Maugain avait porté l’appréciation suivante : « Professeur des plus consciencieux dont l’ascendant sur les étudiants est incontestable. Le nombre et la valeur de ses publications attestent d’autre part sa grande valeur scientifique. » En 1934, l’appréciation va dans le même sens : « Professeur des plus sérieux, jouit d’une grande autorité. » (AAS, 1740 W1, dossier de carrière, notices individuelles périodiques, année scolaire 1930-1931, signée le 12 juillet 1931, et 1933-1934, signée le 21 février 1934).
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[99]
AAS 154 AL 2/1, procès-verbaux assemblée, procès-verbal du 30 juin 1936. Voir aussi O. Lévy-Dumoulin, Marc Bloch, op. cit., p. 83-84.
-
[100]
En janvier 1934, Bloch demande au doyen Maugain de reporter ses cours de la semaine en raison des « démarches qu’impose [sa] candidature à la succession de Jullian » (AAS 154 AL 8 1934, correspondance et notes du doyen de la faculté des lettres, courrier de Marc Bloch au doyen).
-
[101]
O. Lévy-Dumoulin, Marc Bloch, op. cit., p. 216-217 et AAS 154 AL 2/1, procès-verbaux assemblée, procès-verbaux des 13 février et 14 avril 1937.
-
[102]
AAS 1740 W1, dossier de carrière, décret du président de la République, 30 janvier 1938.
-
[103]
M. Bloch, L’Histoire, la guerre, la Résistance, op. cit., p. 47.
-
[104]
Lettre de Marc Bloch à Lucien Febvre, 5 septembre 1939, citée dans ibid., p. 50.
-
[105]
Voir Jean Bourcart, « La “drôle de guerre” de Marc Bloch à Molsheim, septembre-octobre 1939 », Annuaire 2025, Molsheim, Société d’histoire et d’archéologie de Molsheim et environs, p. 37-46.
-
[106]
Voir M. Bloch, L’Histoire, la guerre, la Résistance, op. cit., p. 51-53.
-
[107]
Lettre de Marc Bloch à Lucien Febvre, 8 septembre 1940, citée dans ibid., p. 59.
-
[108]
AAS 1740 W1, dossier de carrière, courrier du recteur de l’académie de Strasbourg au doyen de la faculté des lettres de Strasbourg, 24 octobre 1940.
-
[109]
C. Fink, Marc Bloch, op. cit., p. 224. Il s’agit peut-être surtout de l’accueil des médiévistes, en particulier Boutruche.
-
[110]
AAS 1740 W1, dossier de carrière, décision du recteur de l’académie de Strasbourg, 10 décembre 1940. Le 18 janvier 1941, le secrétariat d’État à l’Instruction publique précise que le traitement de Bloch devra « lui être versé en totalité par l’université de Strasbourg, à charge pour elle d’en exiger ultérieurement le remboursement » (AAS 1740 W1, dossier de carrière, courrier du recteur de l’académie de Strasbourg au doyen de la faculté des lettres de l’université de Strasbourg, 20 janvier 1941).
-
[111]
AAS, 1740 W1, dossier de carrière, courrier du recteur de l’académie de Strasbourg aux doyens des facultés de l’université de Strasbourg, 10 décembre 1940.
-
[112]
C. Fink, Marc Bloch, op. cit., p. 227-229.
-
[113]
AAS 154 AL 3/1, procès-verbaux du conseil, procès-verbal du 11 juillet 1941.
-
[114]
IbidAprès avoir renoncé à un départ pour les États-Unis et souhaitant un poste sous un meilleur climat que celui de Clermont, Bloch est affecté le 15 juillet à l’université de Montpellier en dépit de l’hostilité d’Augustin Fliche, doyen de la faculté des lettres.
-
[115]
AAS, 1740 W1, dossier de carrière, courrier du secrétaire de la faculté des lettres de l’université de Paris au doyen de la faculté des lettres de Strasbourg, 3 février 1944.
-
[116]
É. Bloch, Marc Bloch ( 1886 - 1944 ), op. cit.
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[117]
C. Fink, Marc Bloch, op. cit., p. 267.
-
[118]
Pour le terme « Strasbourg », l’index du premier tome de l’édition de la correspondance entre Marc Bloch et Lucien Febvre, qui compte 500 pages de lettres, n’indique que 14 occurrences (B. Müller (dir.), Marc Bloch, Lucien Febvre, Correspondance, op. cit., p. 549).
-
[119]
É. Bloch, Marc Bloch ( 1886 - 1944 ), op. cit., p. 60.
-
[120]
Voir notamment Lucien Febvre, « Souvenirs d’une grande histoire. Marc Bloch et Strasbourg », in Faculté des lettres de l’université de Strasbourg, Mémorial des années 1939 - 1945, Paris, Les Belles Lettres, 1947, p. 171-193.
-
[121]
Voir notre communication « Appeler “Marc Bloch” l’Université de Strasbourg » à la deuxième journée d’étude ENS-PSL/IHMC « Marc Bloch, l’historien dans la cité », 14 novembre 2025 (disponible en ligne).
La majeure partie de la vie professionnelle de Marc Bloch s’est déroulée à l’université de Strasbourg ; il y a élaboré une part importante de son œuvre. Il semblait donc légitime de s’interroger en historien sur la nature de ses liens avec la province dont sa famille était originaire et sur sa pratique professionnelle dans cette ville. Les sources primaires mobilisées proviennent des archives de la faculté des lettres de Strasbourg et de son Bulletin. Trois aspects sont abordés : les origines alsaciennes et les liens de Marc Bloch avec l’Alsace avant 1919 ; sa carrière universitaire strasbourgeoise de 1919 à 1936 ; ses liens avec Strasbourg et l’Alsace de 1936 à sa mort en 1944.
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Mots-clés éditeurs : Alsace, histoire, Marc Bloch, Strasbourg, université
Marc Bloch, Strasbourg and Alsace in the Late 19th Century to 1944
Marc Bloch spent most of his professional life at the University of Strasbourg, where he produced a significant portion of his oeuvre. It therefore seems legitimate to examine, from a historical perspective, the nature of his ties to the province where his family came from as well as his professional practice in Strasbourg. The primary sources used come from the archives of the Faculty of Arts of Strasbourg and its Bulletin. Three aspects are addressed: Marc Bloch’s Alsatian origins and ties to Alsace before 1919; his occupation as a university professor in Strasbourg from 1919 to 1936; and his ties to Strasbourg and Alsace from 1936 until his death in 1944.
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