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L’histoire des armées à l’épreuve des archives (second 20e-21e siècle)

Pages 5 à 20

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  • Hassine, J.
  • et Launay, M.
(2024). L’histoire des armées à l’épreuve des archives (second 20e-21e siècle) 20 & 21. Revue d'histoire, 164(4), 5-20. https://doi.org/10.3917/vin.164.0005.

  • Hassine, Jonathan.
  • et al.
« L’histoire des armées à l’épreuve des archives (second 20e-21e siècle) ». 20 & 21. Revue d'histoire, 2024/4 N° 164, 2024. p.5-20. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-vingt-et-vingt-et-un-revue-d-histoire-2024-4-page-5?lang=fr.

  • HASSINE, Jonathan
  • et LAUNAY, Maxime,
2024. L’histoire des armées à l’épreuve des archives (second 20e-21e siècle) 20 & 21. Revue d'histoire, 2024/4 N° 164, p.5-20. DOI : 10.3917/vin.164.0005. URL : https://shs.cairn.info/revue-vingt-et-vingt-et-un-revue-d-histoire-2024-4-page-5?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/vin.164.0005


Notes

  • [1]
    Omnia El Shakry, « “History without Documents”. The Vexed Archives of Decolonization in the Middle East », The American Historical Review, 120 (3), 2015, p. 920‑934.
  • [2]
    Antoine Meissonnier, « Les Archives judiciaires. Le passage au numérique », Les Cahiers de la justice, 2 (2), 2019, p. 337‑347 ; dossier « Les archives », Pouvoirs, 153, 2015 ; Noé Wagener, « Le régime juridique des archives publiques », in Marie Cornu, Christine Nougaret, Yann Potin, Bruno Ricard et Noé Wagener (dir.), 1979. Genèse d’une loi sur les archives, Paris, ISSP/Comité d’histoire du ministère de la Culture/La Documentation française, 2019, p. 359-375.
  • [3]
    Dans le cas de la déclassification des archives françaises du Centre d’expérimentation du Pacifique, il est ainsi intéressant de noter que celle-ci est « très inégalement appliquée par les administrations concernées : loyalement par le Service historique de la Défense (SHD) et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MAEE) ou l’ECPAD [Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense] ; avec mauvaise volonté pour la DGA [Direction générale de l’armement] et son département du suivi des centres d’expérimentations nucléaires ; par le mépris, de la part du CEA [Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives], qui se dérobe à ses devoirs constitutionnels ». Renaud Meltz, « Déclassifications. Quelles archives pour quelle histoire du CEP ? », Dictionnaire historique du CEP, en ligne. Voir également le cas des archives militaires égyptiennes abordé par Khaled Fahmy dans ce numéro (p. 141-156).
  • [4]
    Anaïs Fléchet et Augustin Jomier, « Introduction. Des archives sous tension », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 69, 2022, p. 7‑12.
  • [5]
    Jeanne Mallet, « Les dérogations générales. Mesures à étendre ou mesures exceptionnelles ? », La Gazette des archives, 255, 2019, p. 215-227.
  • [6]
    Sonia Combe, Archives interdites. L’histoire confisquée, Paris, La Découverte, 2010 ; Sophie Cœuré et Vincent Duclert, Les Archives, Paris, La Découverte, 2019 [3e éd.], p. 3.
  • [7]
    Olivier Forcade, Sébastien-Yves Laurent et Bertrand Warusfel, « Archives et politiques du secret. Ramener l’État à la raison démocratique », Esprit, 473, 2021, p. 99-109. L’Association des archivistes français a tenu une revue de presse et des ressources autour du débat sur l’accès aux archives classifiées sur son site web.
  • [8]
    Voir notamment le dossier dirigé par Anaïs Fléchet et Augustin Jomier, « Politiques des archives contemporaines », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 69, 2022, et l’article de Raphaëlle Branche et Gilles Morin, « Archives et sécurité nationale. Des fonds communicables, ou non, au bon vouloir des services », 20 & 21. Revue d’histoire, 152, 2022, p. 141‑146.
  • [9]
    La nouvelle rédaction de l’IGI 1300, issue de l’arrêté du 13 novembre 2020, prévoyait dans son article 7.6.1 qu’« aucun document classifié, même à l’issue du délai de communicabilité de cinquante ans, ne peut être communiqué tant qu’il n’a pas été formellement démarqué par l’apposition d’un timbre de déclassification ». « De l’IGI 1300 à la loi PATR, ou comment restreindre l’accès aux archives publiques », La Contemporaine, 20 octobre 2021, en ligne.
  • [10]
    Le Conseil constitutionnel a néanmoins émis une réserve d’interprétation via sa décision 2021-822 DC du 30 juillet 2021. Les catégories de documents concernés sont au nombre de quatre : les archives relatives aux techniques des installations nucléaires, militaires, aux barrages hydrauliques de grande hauteur, aux locaux de mission diplomatique, aux détentions de personnes, etc. ; celles qui concernent la conception technique et les procédures d’emploi des matériels de guerre tant que ces matériels sont utilisés par les forces armées ; les procédures opérationnelles et les capacités techniques des services de renseignement qui conservent encore une valeur opérationnelle ; les documents relatifs à l’organisation, la mise en œuvre et la protection des moyens de la dissuasion nucléaire tant que ces moyens ont une valeur opérationnelle. Entretien avec Noé Wagener par Julia Bellot, « Archives. Le coup de force de l’été », L’Histoire, 10 septembre 2021, en ligne.
  • [11]
    Yvonnick Denoël et Renaud Meltz (dir.), Mensonges d’État. Une autre histoire de la V e  République, Paris, Nouveau Monde, 2023.
  • [12]
    Patrick Wachsmann, Les Libertés publiques, Paris, Dalloz, 2021, p. 17-18.
  • [13]
    Olivier Beaud, Le Savoir en danger. Menaces sur la liberté académique, Paris, PUF, 2021.
  • [14]
    Ibid.
  • [15]
    Pierre France, « Living Memories and State Archives: A False Absence. Top Civil Servants and Scotomisation of Public Archives in Lebanon », Égypte/Monde arabe, 22, 2020, p. 123-135.
  • [16]
    Olivier Poncet, « Archives et histoire. Dépasser les tournants », Annales. Histoire, sciences sociales, 74 (3), 2019, p. 711-743, p. 716.
  • [17]
    Isabelle Grangaud et M’hamed Oualdi, « Tout est-il colonial dans le Maghreb ? Ce que les travaux des historiens modernistes peuvent apporter », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 63, 2016, p. 133‑156.
  • [18]
    Ann Laura Stoler, Along the Archival Grain. Epistemic Anxieties and Colonial Common Sense, Princeton, Princeton University Press, 2009.
  • [19]
    Jean Allman, « Phantoms of the Archive. Kwame Nkrumah, a Nazi Pilot Named Hanna, and the Contingencies of Postcolonial History-Writing », The American Historical Review, 118 (1), 2013, p. 104‑129.
  • [20]
    « Après le tournant documentaire. Ce qui montre, ce qu’on montre », Annales. Histoire, sciences sociales, 2020, 75 (3), p. 425‑446.
  • [21]
    Arlette Farge, Dire et mal dire. L’opinion publique au xviii e  siècle, Paris, Seuil, 1992, p. 188.
  • [22]
    Sophie Cœuré, « Archives dans les guerres, guerres des archives aux xx e et xxi e siècles. Autorité, identité, vulnérabilité », Pouvoirs, 153, 2015, p. 25-36.
  • [23]
    Voir le colloque « Archives fantômes, fantômes d’archives : l’histoire des villes entre disparitions, dispersions, reconstitutions et restitutions documentaires » qui s’est tenu aux Archives nationales en novembre 2022 et dont l’argumentaire est disponible en ligne.
  • [24]
    Arsène Altmeyer et Jean-Marc Villermet, J’ai été disciplinaire au fort d’Aiton, Bière, Cabédita, 2019. Voir aussi pour la Légion Bastien Touvon, Le Bagne de la Légion. Enquête sur la section d’épreuve de la Légion étrangère, Plouharnel, Éditions du Menhir, 2018.
  • [25]
    David Thomas, Simon Fowler et Valerie Johnson, The Silence of the Archive, Londres, Facet Publishing, 2017.
  • [26]
    Lusin Bagla, Sociologie des organisations, Paris, La Découverte, 2003, p. 6.
  • [27]
    Maud Chirio, La Politique en uniforme. L’expérience brésilienne, 1960 - 1980, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2016, p. 17.
  • [28]
    Christel Coton, Officiers. Des classes en lutte sous l’uniforme, Marseille, Agone, 2017.
  • [29]
    Florence Descamps, L’Historien, l’archiviste et le magnétophone. De la constitution de la source orale à son exploitation, Paris, Institut de la gestion publique et du développement économique, 2005 [2001].
  • [30]
    Pierre Bourdieu, « L’illusion biographique », Actes de la recherche en sciences sociales, 62, 1986, p. 69‑72 ; Jean-Claude Passeron, « Biographies, flux, itinéraires, trajectoires », Revue française de sociologie, 31 (1), 1990, p. 3‑22.
  • [31]
    Numéro spécial coordonné par Raphaëlle Branche et Julie Le Gac, « Combattants irréguliers », 20 & 21. Revue d’histoire, 141, 2019.
  • [32]
    Outre la conservation précaire des archives de mercenaires qui sont avant tout des hommes d’action sillonnant les continents, l’historien bute sur les délais d’ouverture des archives publiques. Le fonds privé de Bob Denard, composé de pièces administratives, de nombreuses photographies, d’échanges épistolaires et de centaines d’heures d’enregistrement audio, apparaît à ce titre comme un objet d’étude à part entière tant les déplacements et les épurations qu’il a subis informent sur les ressorts militaires et sur les liens entre certains États africains et les intérêts français. Walter Bruyère-Ostells, Dans l’ombre de Bob Denard. Les mercenaires français de 1960 à 1989, Paris, Nouveau Monde, 2014 ; Jean-Pierre Bat, « La garde présidentielle de Bob Denard. Un mercenariat à la française (1961-1989) ? », 20 & 21. Revue d’histoire, 141, 2019, p. 143-157.
  • [33]
    Michael Pollak, Une identité blessée. Études de sociologie et d’histoire, Paris, Métailié, 1993.
  • [34]
    Maxime Audinet et Colin Gérard, « Sous les radars. Crise, recomposition et clandestinisation du dispositif d’influence informationnelle de la Russie après l’invasion de l’Ukraine », Réseaux, 245, 2024, p. 113‑152 ; Anne Morelli, Principes élémentaires de propagande de guerre. Utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède…, Bruxelles, Éditions Labor, 2001 ; Mélina Breton et Marie Sortais, « La désinformation, une arme de guerre dans le monde contemporain. ENSSIB, 19 octobre 2023 », Bulletin des bibliothèques de France, 12 décembre 2023, en ligne.
  • [35]
    « Faire l’histoire du 21e siècle », 20 & 21. Revue d’histoire, 162, 2024, p. 5-12.
  • [36]
    S. Cœuré et V. Duclert, Les Archives, op. cit., p. 77.
  • [37]
    Christophe Prochasson, « L’enquêteur, le savant et le démocrate. Les significations cognitives et politiques de l’enquête », Mil neuf cent. Revue d’histoire intellectuelle, 22, 2004, p. 7-14.
  • [38]
    Les savoirs profanes désignent, par opposition avec les savoirs produits par les professionnels ou par les académiques, des savoirs concrets acquis par l’action, le vécu, par l’expérience locale, personnelle ou encore militante. Les sciences sociales ont désormais plutôt tendance à remettre en question la coupure nette entre savoirs experts et savoirs profanes. Pour une proposition de définition, voir Jérôme Lamy, « Savoirs militants. Essai de définition historique et sociologique », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, 138, 2018, p. 15-39.
  • [39]
    Dipesh Chakrabarty, Provincialiser l’Europe. La pensée postcoloniale et la différence historique, trad. de l’anglais par Olivier Ruchet et Nicolas Vieillescazes, Paris, Éditions Amsterdam, 2009.
  • [40]
    Corinne Delmas, Sociologie politique de l’expertise, Paris, La Découverte, 2011 ; Jérôme Lamy, « Gouverner par l’expertise scientifique et technique. Note critique », Cahiers droit, sciences & technologies, 8, 2019, p. 149-165.
  • [41]
    Scarlett Salman et Sezin Topçu, « Expertise profane », in Emmanuel Henry, Claude Gilbert, Jean-Noël Jouzel et Pascal Marichalar (dir.), Dictionnaire critique de l’expertise. Santé, travail, environnement, Paris, Presses de Sciences Po, 2015, p. 164-172.
  • [42]
    Yann Bérard et Renaud Crespin, « Situation d’expertise », in E. Henry, C. Gilbert, J.-N. Jouzel et P. Marichalar (dir.), Dictionnaire critique de l’expertise, opcit., p. 294-299.
  • [43]
    Jean-Marc Regnault, La Bombe française dans le Pacifique. L’implantation, 1957 - 1964, Papeete, Scoop, 1993.
  • [44]
    Bruno Barrillot, Les Essais nucléaires français, 1960 - 1996 . Conséquences sur l’environnement et la santé, Lyon, Centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits, 1996 ; id., Les Irradiés de la République. Les victimes des essais nucléaires français prennent la parole, Bruxelles/Lyon, Complexe/Observatoire des armes nucléaires françaises, 2003.
  • [45]
    Vincent Jauvert, « Quand la France testait des armes chimiques en Algérie », Le Nouvel Observateur, 23 octobre 1997 ; id., « Sahara. Les cobayes de Gerboise verte », Le Nouvel Observateur, 11 février 1998.
  • [46]
    Yannick Barthe, Les Retombées du passé. Le paradoxe de la victime, Paris, Seuil, 2017.
  • [47]
    Sébastien Philippe et Tomas Statius, Toxique. Enquête sur les essais nucléaires français en Polynésie, Paris, PUF/Disclose, 2021.
  • [48]
    Renaud Meltz et Alexis Vrignon (dir.), Des bombes en Polynésie. Les essais nucléaires français dans le Pacifique, Paris, Vendémiaire, 2022. Voir aussi le dispositif de recherche sous la double tutelle du Centre national de la recherche scientifique et de l’université de la Polynésie française, le suivi ouvert des sociétés et de leurs interactions (SOSI) « Observatoire des héritages du Centre d’expérimentation du Pacifique (CEP) », piloté par Renaud Meltz.
  • [49]
    Numéro spécial coordonné par Monique J. Beerli et Nora El Qadim, « Des mobilisations transnationales par et pour les archives », Critique internationale, 102, 2024.
  • [50]
    Voir par exemple les initiatives menées par les chercheurs des programmes ANR Shakk et de l’ERC Dream qui portent respectivement sur la révolution et la guerre en Syrie depuis 2011, les révolutions arabes de 2011 et les mouvements contestataires dans le monde arabe au 20e siècle.
  • [51]
    Adélie Chevée et Léo Fourn, « Des archives syriennes déplacées. La production de récits alternatifs par une pratique professionnelle transnationale », Critique internationale, 102, 2024, p. 69‑92 ; Mathilde Zederman, « Mettre en mots et en cartons le passé militant. La fabrique des archives des mobilisations tunisiennes en exil comme champ de luttes », Critique internationale, 102, 2024, p. 49‑68.
  • [52]
    Lokman Slim a été assassiné dans le Sud du Liban le 4 février 2021.
  • [53]
    Sur la primauté de fait de la présidence de la République concernant les questions militaires et sur ses conséquences en matière de secret défense, voir Sandrine Cursoux-Bruyère, « L’armée française et le secret. Contribution à l’étude d’un régime juridique dérogatoire », Les Cahiers de droit, 56 (3-4), 2015, p. 355-388.
  • [54]
    Voir par exemple Groupe Grothendieck, L’Université désintégrée. La recherche grenobloise au service du complexe militaro - industrie l, Grenoble, Le Monde à l’envers, 2021.
  • [55]
    Georges Duby, Le Dimanche de Bouvines (27 juillet 1214), Paris, Gallimard, 1973.
  • [56]
    John Keegan, Anatomie de la bataille. Azincourt 1415, Waterloo 1815, la Somme 1916, Paris, Robert Laffont, 1993.
  • [57]
    Stéphane Audoin-Rouzeau, Combattre. Une anthropologie historique de la guerre moderne, xix e - xxi e  siècle, Paris, Seuil, 2008.
  • [58]
    Bruno Cabanes (dir.), Une histoire de la guerre. Du xix e  siècle à nos jours, Paris, Seuil, 2018 ; Hervé Drévillon et Olivier Wieviorka (dir.), Histoire militaire de la France, 2 vol., Paris, Perrin, 2018 ; Louis Gautier (dir.), Mondes en guerre, t. 4 : Guerre sans frontières, 1945 à nos jours, Paris, Passés composés, 2021. Pour un bilan historiographique, voir Walter Bruyère-Ostells, « De l’histoire-bataille à l’histoire du phénomène guerrier. Accorder une juste place à l’étude des acteurs militaires », Revue historique des armées, 308, 2023, p. 4-16.
  • [59]
    Preuve de ce dynamisme, la création en 2024 de la revue Bellica. Guerre, histoire et sociétés, qui entend dépasser les limites chronologiques, géographiques et disciplinaires afin d’« envisager les relations entre combattants et non-combattants ou pour développer une histoire au ras du sol, sensible aux représentations, aux émotions et aux pratiques de la guerre ». Simon Cahanier, Benjamin Deruelle, Émilie Dosquet, Guillaume Pinet et Quentin Verreycken, « Éditorial », Bellica. Guerre, histoire et sociétés, 1, 2024, en ligne.
  • [60]
    Numéro spécial coordonné par Matthieu Rey, « Militaires et pouvoirs au Moyen-Orient », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 124, 2014, p. 3.
  • [61]
    Abdelkader Yefsah, Le Processus de légitimation du pouvoir militaire et la construction de l’État en Algérie, Paris, Anthropos, 1982.
  • [62]
    Alain Rouquié, L’État militaire en Amérique latine, Paris, Seuil, 1982.
  • [63]
    Thomas C. Bruneau, Carolyn Halladay et Florina Cristiana Matei (eds), The Routledge Handbook of Civil - Military Relations, Londres, Routledge, 2013 ; Patricio Silva (ed.), The Soldier and the State in South America. Essays in Civil - Military Relations, New York, Palgrave Macmillan, 2001.
  • [64]
    Steven A. Cook, Ruling But Not Governing. The Military and Political Development in Egypt, Algeria, and Turkey, Baltimore, The Johns Hopkins University Press, 2007 ; Morris Janowitz, Military Institutions and Coercion in the Developing Nations, Chicago, University of Chicago Press, 1977.
  • [65]
    Voir par exemple Saphia Arezki, De l’ALN à l’ANP. La construction de l’armée algérienne ( 1954 - 1991 ), Paris, Éditions de la Sorbonne, 2022 ; Mehmet A. Birand, Shirts of Steel. An Anatomy of the Turkish Armed Forces, Londres, I.B. Tauris, 1991.
  • [66]
    Comme en témoignent les deux numéros spéciaux de Vingtième Siècle. Revue d’histoire : « L’Amérique latine des régimes militaires » (2010) coordonné par Stéphane Boisard, Armelle Enders et Geneviève Verdo, et « Militaires et pouvoirs au Moyen-Orient » (2014) coordonné par Matthieu Rey.
  • [67]
    Raphaëlle Branche, La Torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie, 1954 - 1962, Paris, Gallimard, 2001 ; Jean-Charles Jauffret, La Guerre d’Algérie. Les combattants français et leur mémoire, Paris, Odile Jacob, 2016 ; Marius Loris Rodionoff, Désobéir en guerre d’Algérie. La crise de l’autorité dans l’armée française, Paris, Seuil, 2023.
  • [68]
    Dominique Guillemin, « Les opérations extérieures de la Marine nationale sous la Ve République, 1958-2011 », thèse en histoire sous la direction de Martin Motte, Université Paris sciences et lettres, 2022 ; Maxime Launay, « Une armée nouvelle ? La gauche et l’armée française (1968-1985). Antimilitarisme, libertés publiques et défense nationale », thèse en histoire sous la direction de Olivier Dard, Sorbonne Université, 2022.
  • [69]
    Marc Bloch, Apologie pour l’histoire ou Métier d’historien, Paris, Armand Colin, 1997 [1949], p. 59.
  • [70]
    Nicolas Offenstadt, « Chapitre 7. Un exemple de champ renouvelé : histoires de guerres, histoires de paix », in id., L’historiographie, Paris, PUF, 2011, p. 98-108.
  • [71]
    Par chose militaire, nous entendons, à la suite de Laure Bardiès, « les armées, régulières ou irrégulières, les combattants irréguliers organisés en petits groupes, mais également l’action militaire, en particulier sous ses formes guerrières ». Laure Bardiès, « La sociologie française et la chose militaire. Une tradition antipolitique », Revue française de science politique, 67 (5), 2017, p. 879-898, p. 881.
  • [72]
    La recherche historique sur ces thématiques bénéficie à ce titre en France d’importants efforts impulsés par le ministère des Armées à travers la Direction de la mémoire, de la culture et des archives (DMCA) et le Service historique de la Défense (SHD) qui gèrent la politique archivistique et mémorielle des armées, proposent des contrats de financement et délivrent des prix pour les jeunes chercheurs. Le conseil scientifique de la recherche historique de la défense joue pour sa part un rôle d’évaluation, de conseil et d’expertise pour le compte du ministère.
  • [73]
    Jean-Pierre Bat et Nicolas Courtin (dir.), Maintenir l’ordre colonial Afrique et Madagascar, xix e - xx e  siècles, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2012 ; Emmanuel Blanchard, « Ordre colonial », Genèses, 86, 2012, p. 2‑7 ; Romain Tiquet, « Maintien de l’ordre colonial et administration du quotidien en Afrique », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 140, 2018, p. 3‑13.
  • [74]
    François Buton, André Loez, Nicolas Mariot et Philippe Olivera, « L’ordinaire de la guerre », Agone, 53, 2014, p. 7‑10.
  • [75]
    Gilles Bataillon, « Analyser le chaos », Cultures & conflits, 24‑25, 1997, en ligne.
  • [76]
    Mathieu Marly, Distinguer et soumettre. Une histoire sociale de l’armée française ( 1872 - 1914 ), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2019 ; Odile Roynette, « Bons pour le service ». L’expérience de la caserne en France à la fin du xix e  siècle, Paris, Belin, 2000.
  • [77]
    R. Tiquet, « Maintien de l’ordre colonial et administration du quotidien en Afrique », art. cité, p. 12.
  • [78]
    François Hartog, Régimes d’historicité. Présentisme et expériences du temps, Paris, Seuil, 2003.
  • [79]
    S. Arezki, De l’ALN à l’ANP, op. cit.
  • [80]
    Tewfik Aclimandos, « Nasser, Amer et leur armée », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 124, 2014, p. 57‑72.
  • [81]
    Hicham Bou Nassif, « Turbulent from the Start. Revisiting Military Politics in Pre-Baʿth Syria », International Journal of Middle East Studies, 52 (3), 2020, p. 469‑488.
  • [82]
    Raoul Girardet (dir.), La Crise militaire française, 1945 - 1962 . Aspects sociologiques et idéologiques, Paris, Armand Colin, 1964.
  • [83]
    Grégory Daho, La Transformation des armées. Enquête sur les relations civilo - militaire s en France, Paris, Éditions de la MSH, 2016.
  • [84]
    Matthieu Chillaud, Les Études stratégiques en France sous la V e  République. Approche historiographique et analyse prosopographique, Paris, L’Harmattan, 2020.
  • [85]
    Guillaume Ancel, Saint - Cyr , à l’école de la Grande Muette, Paris, Flammarion, 2024.
  • [86]
    Jean Fleury, Faire face. Mémoires d’un chef d’ état - major de l’Armée de l’air, Paris, Jean Picollec, 1997 ; Jacques Lanxade, Quand le monde a basculé, Paris, NiL éditions, 2001 ; Maurice Schmitt, De Diên Biên Phu à Koweit City, Paris, Grasset, 1992 ; Henri Bentégeat, Les Ors de la République. Souvenirs de 7 ans à l’Élysée, Paris, Perrin, 2021 ; Bernard Rogel, Un marin à l’Élysée, Paris, Tallandier, 2023.
  • [87]
    On renverra là aussi aux témoignages de Guillaume Ancel publiés aux Belles Lettres et aux controverses que ces prises de parole ont suscitées : Vent glacial sur Sarajevo (2017), Rwanda, la fin du silence (2018) et Un casque bleu chez les Khmers rouges (2021).

Dans un article paru en 2015 dans The American Historical Review, Omnia El Shakry s’interroge sur la façon d’écrire l’histoire postcoloniale des États du Moyen-Orient malgré l’impossibilité d’accéder à leurs archives. Consciente des difficultés propres à cette « histoire sans documents », l’historienne insiste sur la nécessité de recourir à des alternatives documentaires, tout en invitant à faire de l’obstruction de l’archive une énigme historio­graphique en soi. Si les archives des armées de la période postcoloniale ne posent pas toutes les mêmes défis, leurs conditions d’accès n’en restent pas moins plus complexes que pour d’autres archives publiques. Les archives militaires ne sont bien sûr pas les seules à avoir des restrictions de communicabilité dans les pays où ces dernières existent et sont appliquées. En France, la communication des archives qui relèvent du secret de la défense nationale est soumise à un délai d’au moins cinquante ans, tandis que le délai est porté à soixante-quinze ans pour les archives de la justice et à vingt-cinq ans pour celles relatives au secret médical à partir du décès de l’intéressé. Ce numéro postule toutefois l’existence de difficultés propres aux archives militaires. Cette « spécificité militaire », pour détourner l’expression consacrée, implique parfois le verrouillage partiel ou total des archives, une certaine inertie dans leur communication ou des entraves matérielles, telles l’absence de salle de consultation et d’inventaires. Le traitement particulier de ces archives s’explique aussi bien par leur sensibilité réelle que par les réticences des institutions militaires à reverser leurs documents, y compris lorsque la loi le prévoi…


Date de mise en ligne : 04/04/2025

https://doi.org/10.3917/vin.164.0005

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