Article de revue

Déconstruire la « race »

Dedebant Christèle, Le Bagne des Annamites. Les derniers déportés politiques en Guyane, Arles, Actes Sud, 2024, 336 p., 24 €

Pages 213 à 215

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  • Tracol, S.
(2024). Dedebant Christèle, Le Bagne des Annamites. Les derniers déportés politiques en Guyane, Arles, Actes Sud, 2024, 336 p., 24 € 20 & 21. Revue d'histoire, 163(3), 213-215. https://doi.org/10.3917/vin.163.0213.

  • Tracol, Samuel.
« Dedebant Christèle, Le Bagne des Annamites. Les derniers déportés politiques en Guyane, Arles, Actes Sud, 2024, 336 p., 24 € ». 20 & 21. Revue d'histoire, 2024/3 N° 163, 2024. p.213-215. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-vingt-et-vingt-et-un-revue-d-histoire-2024-3-page-213?lang=fr.

  • TRACOL, Samuel,
2024. Dedebant Christèle, Le Bagne des Annamites. Les derniers déportés politiques en Guyane, Arles, Actes Sud, 2024, 336 p., 24 € 20 & 21. Revue d'histoire, 2024/3 N° 163, p.213-215. DOI : 10.3917/vin.163.0213. URL : https://shs.cairn.info/revue-vingt-et-vingt-et-un-revue-d-histoire-2024-3-page-213?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/vin.163.0213


Christèle Dedebant, autrice d’une thèse de doctorat sur la condition féminine au Pakistan en 2001, et aujourd’hui journaliste pour le magazine Géo, propose un ouvrage hybride, à l’image de son parcours professionnel et académique. Si la diversité des sources et de la bibliographie mobilisées donne corps au parcours des déportés, à leurs conditions d’incarcération et à leur vie civile après la fermeture des bagnes, l’ouvrage cède à des travers journalistiques nombreux, qui ne rendent pas grâce au considérable travail d’enquête déployé par l’autrice. Malgré ses imperfections, le livre comble néanmoins un des nombreux vides historiographiques de l’histoire des bagnes guyanais. Depuis longtemps identifié et circonscrit – un premier article paraît en 1979 –, le convoi unique de déportés politiques « annamites » qui gagne la Guyane en 1931 méritait sans aucun doute la publication d’un ouvrage.
Le récit de Christèle Dedebant débute le 10 février 1930, avec la révolte de la garnison de Yên Bái, à 150 kilomètres au nord de Hanoï. Celle-ci donne l’occasion au pouvoir colonial de réprimer le mouvement nationaliste indochinois organisé au sein du parti Việt Nam Quốc Dân Đảng (VNQDD) : ceux qui ne sont pas condamnés à mort sont enfermés au bagne colonial de Poulo Condore. Dans le même temps, le gouverneur Bernard Siadous impose un programme de réforme ambitieux en Guyane. Le bagne est alors en sursis, depuis que l’enquête menée par Albert Londres en 1924 a démontré aux yeux de l’opinion publique la faillite morale et économique de la colonisation pénitentiaire…


Date de mise en ligne : 30/12/2024

https://doi.org/10.3917/vin.163.0213

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