Brève histoire de correspondances
- Par Bernard Benoliel
Pages 84 à 88
Citer cet article
- BENOLIEL, Bernard,
- Benoliel, Bernard.
- Benoliel, B.
https://doi.org/10.3917/ver.046.0084
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- Benoliel, Bernard.
- BENOLIEL, Bernard,
https://doi.org/10.3917/ver.046.0084
Notes
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[1]
« Jeune, dure et pure ! Une histoire du cinéma d’avant-garde et expérimental en France » (3 mai-2 juillet 2000), sous la direction de Nicole Brenez et Christian Lebrat.
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[2]
SLON – Société pour le lancement des œuvres nouvelles (coopérative initiée par Marker, devenue ISKRA en 1974) – a sonorisé, intertitré en français et, pour la première fois en France, distribué Le Bonheur, le 1er décembre 1971. Voir l’entretien avec Inger Servolin, p. 74.
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[3]
Ami de Chris Marker et, à l’époque, projectionniste à la Cinémathèque française.
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[4]
Georges Binetruy, Henri Traforetti, ouvriers bisontins et « medvedkiniens », formés début 1968, avec d’autres, à la technique du cinéma au cours d’ateliers pratiques menés pendant les week-ends par des techniciens parisiens (Jacques Loiseleux, Ethel Blum, Antoine Bonfanti, Bruno Muel, Valérie Mayoux, Jacqueline Meppiel…) : « Depuis quelque temps déjà, des équipes de cinéastes venaient à Besançon nous révéler les secrets de la Beaulieu, du Pentax et du Nagra » (Pol Cèbe, 1969).
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[5]
À bientôt, j’espère a été projeté le 27 avril 1968 à la salle des fêtes de Palente-Les Orchamps (quartier ouvrier de Besançon). Le débat qui s’ensuivit (enregistré par Bonfanti, intitulé depuis La Charnière) fut critique, les cinéastes considérés comme des « romantiques », et Marker de répondre à des spectateurs dont certains allaient le prendre au mot – avec son aide active : « on sera toujours au mieux des explorateurs bien intentionnés, plus ou moins sympathiques, mais de l’extérieur et, de même que pour sa libération, la représentation et l’expression du cinéma de la classe ouvrière seront son œuvre elle-même ».
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[6]
Le fond de l’air est rouge (1re partie : « Les mains fragiles » ; 2e partie : « Les mains coupées »), Chris Marker (1977-2008).
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[7]
Inger Servolin, animatrice de SLON-ISKRA de sa création jusqu’aux années 2000 (voir l’entretien avec Inger Servolin, p. 74). Christian Corouge, ouvrier, medvedkinien de Sochaux et auteur avec Michel Pialoux de Résister à la chaîne. Dialogue entre un ouvrier de Peugeot et un sociologue (Agone, 2011), aboutissement d’un travail en commun commencé dans les années 1980.
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[8]
La réponse à la lettre vint dès le lendemain et par fax, du fait d’un problème de connexion Internet.
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[9]
Entretien retranscrit dans L’Image, le monde n° 3, automne 2002.
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[10]
À bientôt, j’espère (40 minutes) dure un quart d’heure de plus dans sa « version ORTF 2001 », qui comprend le débat ayant suivi et « encadré » la diffusion du film à la télévision, le 5 mars 1968 (voir entretien avec Inger Servolin, p. 74).
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[11]
Anatoli Lounatcharski (1875-1933), intellectuel et révolutionnaire, commissaire à l’Instruction de 1917 à 1929.
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[12]
Chris Marker, à propos de l’ensemble des contenus du DVD (texte du livret).
En mai et juin 2000, je découvrais comme d’autres à la Cinémathèque des Grands Boulevards nombre de films relevant pour certains d’une conception élargie du cinéma expérimental : une déferlante très programmée et l’occasion d’étonnements mémorables. Entre autres celui de la vision de plusieurs films des groupes Medvedkine de Besançon et de Sochaux (1967-1974), un singulier collectif d’ouvriers cinéastes : Classe de lutte, Nouvelle Société no 5, 6 et 7, Rhodia 4 × 8, Sochaux 11 juin 68, Avec le sang des autres. Il me restait à en connaître d’autres (La Charnière, Les Trois Quarts de la vie, Week-end à Sochaux) et deux des plus beaux : Le Traîneau-Échelle et Lettre à mon ami Pol Cèbe, redécouverts et programmés en mars 2001 par Nicole Brenez dans le cadre d’une « carte rouge à ISKRA », toujours dans cette salle du métro Bonne-Nouvelle. Quelques années auparavant, j’avais vu À bientôt, j’espère (1967) de Chris Marker et Mario Marret, mais comme un film « séparé », sans faire le lien alors avec ce qu’il avait initié, les films Medvedkine justement, et qui réapparaissait de fait à sa place, la première, et comme l’étincelle (iskra, en russe) qui avait mis le feu aux poudres ou le feu à la tête à quelques-uns – Classe de lutte (1969) ayant été réalisé pour lui répondre.
En charge de la programmation du Festival du film de Belfort en 2001, je décidai de montrer lors de l’édition de l’année suivante tous les films Medvedkine, avec le double désir de les projeter en Franche-Comté même et, plus encore, quel que soit le lieu ou la région, de les faire découvrir à d’autres…
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