À moto, à vélo ou en Cadillac
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Citer cet article
- BELKHODJA, Catherine,
- Belkhodja, Catherine.
- Belkhodja, C.
https://doi.org/10.3917/ver.046.0066
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- Belkhodja, Catherine.
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J’ai rencontré Chris pour la première fois en 1973, lors d’un stage de cinéma d’une semaine, organisé par Dominique Païni et Peuple et Culture en partenariat avec Interfilm à Marly-le-Roi. Cette association proposait aux jeunes une initiation au cinéma avec une excellente programmation, dont Le Château de l’araignée et quelques films de Chris Marker : L’Ambassade, Puisqu’on vous dit que c’est possible, Le Joli Mai… Chris avait accepté de présenter ses films et de répondre à nos questions. C’était le temps où on pouvait encore facilement le rencontrer. Par la suite, il est devenu beaucoup plus sauvage. Nous avions longuement parlé à la sortie de la séance, puis il avait disparu sur sa moto, dans la quatrième dimension, pour une bonne dizaine d’années. Bien plus tard, j’ai su qu’il avait noté notre rencontre sur son petit carnet : il m’a cité la date exacte. J’étais époustouflée qu’il se souvienne des détails de notre conversation. Celle-ci l’avait beaucoup marqué, m’a-t-il dit. À l’époque, j’étais très jeune et je n’avais pas osé lui demander ses coordonnées. Comme je n’avais ni téléphone, ni adresse fixe, lui non plus ne savait pas où me joindre.
Nous nous sommes retrouvés grâce à l’émission de télévision « Taxi ». Après mon DEA de philosophie, j’avais intégré Gamma TV et on m’avait proposé d’inaugurer la nouvelle émission de Philippe Alfonsi avec un de mes reportages en Algérie. Philippe était enthousiaste et avait dit : banco ! Mais il tenait aussi absolument à ce que je présente l’émission…
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