Catherine Belkhodja
- Par Luc Chessel
Page 65
Citer cet article
- CHESSEL, Luc,
- Chessel, Luc.
- Chessel, L.
https://doi.org/10.3917/ver.046.0065
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- Chessel, Luc.
- CHESSEL, Luc,
https://doi.org/10.3917/ver.046.0065
Avec Level Five (1996), Catherine Belkhodja et Chris Marker avaient discrètement révélé que ce sont les muses qui font l’histoire entre les murs des chambres, qu’elles font les films quand les hommes font la guerre. Les encyclopédies ne retiennent d’elles que leurs apparitions publiques : quand soudain, par accident dans la vie secrète des œuvres, s’offrent au monde un visage, un geste. Les muses, comme on dit, font des apparitions, qu’elles-mêmes savent compter avec précision sur les doigts de leurs mains. Elles savent rire quand les exégètes minorent leur rôle. Elles savent pleurer quand on les force avidement à se souvenir.
Catherine Belkhodja, tulle rouge et cheveux feu, cherchant dans les rues de Belleville un refuge pour la parole, s’amusait ce jour-là de ce savoir. Elle nous a livré trois fragments en vue de nous éclairer sur son travail avec Chris Marker, travail qu’inaugura L’Héritage de la chouette (1987)…
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