VHS
Souvenirs de formations toxiques
- Par Toni Giranby
Pages 87 à 97
Citer cet article
- GIRANBY, Toni,
- Giranby, Toni.
- Giranby, T.
https://doi.org/10.3917/ver.044.0087
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- Giranby, T.
- Giranby, Toni.
- GIRANBY, Toni,
https://doi.org/10.3917/ver.044.0087
Notes
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[1]
Cette retransmission, régulièrement commémorée par les médias sportifs (voir France Football, juillet 2012, vendu avec édition d’un DVD du match), a la particularité d’avoir été « rejouée » dans quantité d’œuvres culturelles (livres, chorégraphies, films, chansons, bandes dessinées, art contemporain, etc.).
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[2]
Et obligeant les dirigeants des deux pays, François Mitterrand et Helmut Schmidt, à écrire un discours commun pour relativiser l’événement.
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[3]
Images où une lettre électronique « R » s’incrustait, pour prévenir qu’il s’agissait non pas tant d’un défilement plus lent, mais surtout d’une action « rediffusée à l’instant ». Information désormais désuète : tout événement sportif diffusé est de fait un spectacle hybride, mélange de direct et de replay instantané, de remake incorporé.
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[4]
Alan Clarke, 1982.
- [5]
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[6]
De l’album Zoolook, Jean-Michel Jarre, 1984.
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[7]
John Badham, 1983.
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[8]
Sam Raimi, 1981.
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[9]
Jean-Yves Jouannais, Des nains, des jardins. Essai sur le kitsch pavillonnaire, Hazan, 1996, p. 69.
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[10]
Contrairement à ceux de la pellicule, désormais reproduits informatiquement : rayures, arrêts moteur et collures sont devenus autant d’artifices cosmétiques garantissant une histoire aux images.
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[11]
Histoire(s) du cinéma, Jean-Luc Godard, 1998.
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[12]
Revolution (2012), Falling Skies (2011) ou Terra Nova (2011) font tous l’apologie de familles militarisées.
Lorsque je m’assieds dans une salle encore vide du cinéma Gaumont-Labège, au cœur d’une ZAC de la banlieue toulousaine, j’ai en tête deux messages reçus coup sur coup : le SMS d’un ami et un e-mail de ma sœur. Chacun évoque le film que je m’apprête à voir là, film qui leur a fait penser à moi avec bienveillance. Il s’agit de Super 8, de J. J. Abrams. Je n’en sais quasiment rien, si ce n’est qu’un groupe d’enfants réalisant des films fantastiques amateurs y traversent des aventures extraordinaires. C’est la dernière semaine d’exploitation. La salle est quasi déserte. J’ai la tête vide. J’ai travaillé toute la journée, dans des locaux à proximité.
Je suis monteur de films documentaires, en province. J’ai quarante ans, je suis cinéphile. Les deux messages reçus faisaient référence à mon adolescence que j’ai longtemps crue particulière : à l’âge de quatorze ans, je me suis mis à réaliser en vidéo de nombreux courts métrages amateurs, de genre fantastique, dans une autarcie infantile sans ambition, presque comme les adolescents du film à venir. La salle s’est un peu remplie. Le film va commencer. Et Super 8 me plonge dans un état de colère froide, qu’il sera compliqué de ramener à une tristesse banale, les jours suivants. Je suis irrité par la fausse candeur du film, avec la sensation d’avoir été pris à témoin d’une représentation de maîtrise glorieuse, augmentée par une délocalisation temporelle malhonnête. Les héros, enfants de 1979, y font preuve d’une maturité et d’un sens de la repartie très contemporains…
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