Article de revue

Inquiète traversée de temps légers

Entretien avec Virginie Thévenet

Pages 63 à 70

Citer cet article


  • Entretien réalisé par Brinig, A.
  • et Dacheux, M.
(2012). Inquiète traversée de temps légers Entretien avec Virginie Thévenet. Vertigo, 44(3), 63-70. https://doi.org/10.3917/ver.044.0063.

  • Entretien réalisé par Brinig, Anthony.
  • et al.
« Inquiète traversée de temps légers : Entretien avec Virginie Thévenet ». Vertigo, 2012/3 n° 44, 2012. p.63-70. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-vertigo-2012-3-page-63?lang=fr.

  • Entretien réalisé par BRINIG, Anthony
  • et DACHEUX, Michaël,
2012. Inquiète traversée de temps légers Entretien avec Virginie Thévenet. Vertigo, 2012/3 n° 44, p.63-70. DOI : 10.3917/ver.044.0063. URL : https://shs.cairn.info/revue-vertigo-2012-3-page-63?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ver.044.0063


De 1984, nous parviennent Les Nuits de la pleine lune qui, semble-t-il par une parfaite conjonction entre la démarche de cinéma d’Éric Rohmer et le réel visé et enregistré, cristallisent un état historique, instillé autant dans les corps et les psychés que dans les signes culturels : aménagement urbain (ville nouvelle de Marne-la-Vallée), modes vestimentaires, décoration (reproductions de Mondrian), musique (pop électronique d’Ellie et Jacno). Rencontre du hasard et de la précision maniaque de Rohmer, le « contemporain » se figure simplement comme ce qui est là, à ce moment-là, et résiste à tout exotisme ou mythologie : distance, empathie et curiosité de Rohmer qui permettent à la quête contradictoire de stabilité et de légèreté suivie par Pascale Ogier de raconter précisément un nœud psychologique propre à son époque.Il y a fort à croire que cette tâche ne se mène pas sans alliés. Virginie Thévenet, présente dans Les Nuits de la pleine lune, a été une de ces complices, collaboratrice déjà pour Perceval le Gallois en 1978 et actrice également dans Le Beau Mariage en 1982. À l’exception de Vincent mit l’âne dans un pré (et s’en vint dans l’autre) de Pierre Zucca (1976), la filmographie de Virginie Thévenet est d’ailleurs essentiellement constituée de « seconds rôles », marquée par une appétence pour des cinéastes de la Nouvelle Vague, ou post-Nouvelle Vague : Pascal Thomas (Les Zozos, 1972), François Truffaut (L’Argent de poche, 1975), Jean Eustache (Une sale histoire, 1977), Claude Chabrol …


Date de mise en ligne : 01/04/2014

https://doi.org/10.3917/ver.044.0063

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