Entretien avec Akaji Maro à propos de Sion Sono
S'il n'était pas devenu réalisateur, il aurait pu devenir un criminel
- Entretien réalisé par Stéphane Du Mesnildot
- et Aya Soejima
Pages 125 à 127
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- Entretien réalisé par DU MESNILDOT, Stéphane
- et SOEJIMA, Aya,
- Entretien réalisé par Du Mesnildot, Stéphane.
- et al.
- Entretien réalisé par Du Mesnildot, S.
- et Soejima, A.
https://doi.org/10.3917/ver.044.0125
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- Entretien réalisé par Du Mesnildot, S.
- et Soejima, A.
- Entretien réalisé par Du Mesnildot, Stéphane.
- et al.
- Entretien réalisé par DU MESNILDOT, Stéphane
- et SOEJIMA, Aya,
https://doi.org/10.3917/ver.044.0125
Notes
-
[1]
Poète né en 1907, influencé par le dadaïsme et le symbolisme. Traducteur de littérature française, en particulier de Rimbaud et Gide, il meurt à l’âge de trente ans.
Né en 1948, Akaji Maro est une figure majeure de la danse contemporaine avec sa troupe Dairakudakan (« le grand vaisseau du chameau »). Commençant sa carrière dans les années 1960 aux côtés du créateur du « butô des ténèbres » Tatsumi Hijikata, Akaji Maro devient une icône de l’avant-garde, autant par sa présence scénique puissante que par un caractère volontiers humoristique. On peut le voir notamment dans Le Journal d’un voleur de Shinjuku (1968) de Nagisa Oshima aux côtés du peintre Tadanori Yokoo et du metteur en scène de théâtre Juro Kara. Si ses apparitions au cinéma sont nombreuses, sa collaboration la plus suivie est avec Sion Sono. Il joue le tueur à gage fatigué et suicidaire de The Room (Heya, 1992), un inspecteur dans Suicide Club (2001), son propre rôle dans Utsushimi (1999) et le père du héros de Into a Dream (Yume no naka e, 2005).Quand avez-vous rencontré Sion Sono et en quelles circonstances ?
C’était en 1993, pour me proposer de jouer dans The Room. Il est apparu soudain à mon bureau. Je me suis demandé à quel genre de sans-abri j’avais affaire. Mais son apparence m’a fait penser à Chuya Nakahara, le poète : il ne me déplaisait pas. Un manteau dans le style d’avant-guerre, un chapeau melon noir, les pieds nus dans des geta (tongs traditionnelles en bois). Comme c’était en plein hiver et qu’il faisait un froid de canard, je l’ai invité à entrer et lui ai servi du saké.Quel genre de garçon était-il ?
Il rigolait en faisant « ké, ké, ké » et son sourire était plutôt mignon…
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