Article de revue

L'Or du temps

Outsiders, Francis Ford Coppola (1982)

Pages 39 à 43

Citer cet article


  • Uzal, M.
(2011). L'Or du temps Outsiders, Francis Ford Coppola (1982) Vertigo, 41(3), 39-43. https://doi.org/10.3917/ver.041.0039.

  • Uzal, Marcos.
« L'Or du temps : Outsiders, Francis Ford Coppola (1982) ». Vertigo, 2011/3 n° 41, 2011. p.39-43. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-vertigo-2011-3-page-39?lang=fr.

  • UZAL, Marcos,
2011. L'Or du temps Outsiders, Francis Ford Coppola (1982) Vertigo, 2011/3 n° 41, p.39-43. DOI : 10.3917/ver.041.0039. URL : https://shs.cairn.info/revue-vertigo-2011-3-page-39?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ver.041.0039


Notes

  • [1]
    Nous nous référons ici à la première version du film, avant que Coppola ne le remonte en 2005.
  • [2]
    Traductions : M.U. – sauf mention contraire.
  • [3]
    Traduction extraite de la version étudiée.

Outsiders débute là où il s’achève, dans la chambre de Ponyboy Curtis, au moment où l’adolescent commence la rédaction d’un épisode de sa jeune existence. Cette ouverture et le générique qui suit associent constamment la mélancolie du souvenir à la tombée du jour : la pièce éclairée par la lumière orangée d’un crépuscule, un coucher de soleil dessiné sur la couverture du cahier de Ponyboy, la première phrase de son récit évoquant la « lumière brillante du soleil », les photos du générique montrant des paysages industriels colorés par des effets sépia tandis que Stevie Wonder chante Stay Gold : « Tu pensais que tout était éternel / Mais, comme dans le ciel, / Rien de ce qui est en or / Ne dure... » Loin de ces crépuscules parfaits, c’est lors d’une nuit venteuse que commence le récit, cette nuit où Johnny tue d’un coup de couteau un membre de la bande adverse parce que celui-ci s’acharnait à enfoncer la tête de Ponyboy dans l’eau d’une fontaine. Avec l’aide de Dallas, Johnny et Ponyboy se cachent dans une église abandonnée. Un soir, alors qu’ils regardent ensemble le soleil se lever, Ponyboy récite un poème de Robert Frost dont s’inspire la chanson du générique : « Nature, tes premiers verts sont ors. / Ta fraîcheur est un trésor. / Ta feuille précoce est fleur. / Mais ne le restera qu’une heure. / Puis, la feuille devient feuille. / Et l’Éden en chagrin se recueille. / Ainsi, l’aube disparaît. / Rien ne reste de l’or à jamais. » Johnny est touché, les deux amis constatent qu’ils ne peuvent partager de telles choses qu’ensemble…


Date de mise en ligne : 03/06/2014

https://doi.org/10.3917/ver.041.0039

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