Aux innocents les mains pleines
Bienvenue Mister Chance, Hal Ashby (1979)
- Par Jean Breschand
Pages 97 à 102
Citer cet article
- BRESCHAND, Jean,
- Breschand, Jean.
- Breschand, J.
https://doi.org/10.3917/ver.040.0097
Citer cet article
- Breschand, J.
- Breschand, Jean.
- BRESCHAND, Jean,
https://doi.org/10.3917/ver.040.0097
Notes
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[1]
« Hitler était beaucoup plus séduisant que Churchill, […] il avait plus de cheveux et racontait des blagues plus drôles ».
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[2]
Le « joyeux drille qu’était Hitler ».
-
[3]
« Vous voyez, ma tête est dans le foulard. »
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[4]
« Elle est partie ! »
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[5]
« J’ai besoin de te voir, lis ça » in Roger Lewis, The?Life?and?Death?of?Peter?Sellers, 1995, Arrow Books, 2004, p. 813 (livre éponyme d’un film de Stephen Hopkins, sorti en 2004).
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[6]
Kosinski cité dans Roger Lewis, ibid., p. 815.
-
[7]
Nick Dawson, Being?Hal?Ashby.?Lifeof?a Hollywood?Rebel, University of Kentucky Press, 2009, p. 211.
-
[8]
La?Présence?[trad. Paule Gertrand], Paris, Flammarion, 1971.
Le 19 décembre 1979 sort aux États-Unis, pour les fêtes de Noël, le nouveau film de Hal Ashby, Being There (Bienvenue Mister Chance). Ce nom semble aujourd’hui oublié, mais, pour un spectateur averti, il évoquait immédiatement Harold et Maude (1971), Shampoo (1975) et surtout Coming Home (1978), un drame du retour du Viêt Nam qui venait de rafler trois Oscars (Jane Fonda et Jon Voight pour les meilleurs acteurs, et Robert C. Jones pour le meilleur scénario). Bref, l’une des meilleures signatures du Nouvel Hollywood.
Un homme se réveille dans une grande maison vide. Comme s’il était chez lui. Jusqu’à ce que l’on comprenne que ce drôle de particulier téléphage fait partie du personnel, qu’il est le jardinier, et que le maître de maison est allé ad?patres. Mis à la porte par les avocats chargés de la succession, Chauncey Gardiner qui littéralement n’est personne, n’a aucune existence au regard de la loi, est une sorte de plante de serre, d’enfant domestiqué grandi à l’ombre de quatre murs au cœur de Washington, D.C. Du jour au lendemain, le voilà qui marche, valise à la main, impeccable dans un des costumes vieux jeu de feu son patron, à travers les rues d’une ville à la fois familière – il en a un savoir télévisuel – et étrangère – il n’en a aucune expérience pratique. Sa relation au monde est parfaitement déréalisée. C’est devant un magasin de téléviseurs dont l’un lui renvoie son image inversée qu’il rencontre accidentellement Eve Rand (Shirley MacLaine), qui, soucieuse de n’avoir pas blessé avec le pare-chocs de sa limousine cet homme tranquillement guindé, le conduit jusque chez elle…
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