Sourire en coin et ombres chinoises
Entretien avec Jean-François Stévenin
- Propos recueillis par Hervé Aubron
- et Cyril Neyrat
Pages 71 à 73
Citer cet article
- Propos recueillis par AUBRON, Hervé
- et NEYRAT, Cyril,
- Propos recueillis par Aubron, Hervé.
- et al.
- Propos recueillis par Aubron, H.
- et Neyrat, C.
https://doi.org/10.3917/ver.033.0071
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- Propos recueillis par Aubron, H.
- et Neyrat, C.
- Propos recueillis par Aubron, Hervé.
- et al.
- Propos recueillis par AUBRON, Hervé
- et NEYRAT, Cyril,
https://doi.org/10.3917/ver.033.0071
Notes
-
[1]
Il s’agit du troisième court métrage de Pierre Zucca, intitulé L’Enfant et réalisé en 1972. Thomas Sagamore Stévenin, comédien lui aussi, est né en 1974.
-
[2]
Moyen métrage tourné pour la télévision en 1982, avec Jean-François Stévenin et Victoria Abril.
-
[3]
Stévenin tourne actuellement dans le prochain film de Werner Schroeter.
Avant de devenir deux des grands cinéastes méconnus de leur génération, Jean-François Stévenin et Pierre Zucca ont travaillé ensemble sur les films de leurs glorieux aînés : Rivette, Truffaut. Tout semble opposer Passe-montagne et Rouge-gorge, la dérive dionysiaque de l’un et le dessin apollinien de l’autre. Pourtant, Stévenin nous l’a dit, c’est bien l’essentiel qu’ils partagent : un regard de biais, une stylisation discrète, une élégance musicale.
Dès que j’ai commencé le cinéma, bing, Zucca était là. Les souvenirs se mélangent, mais j’ai dû le rencontrer sur Out 1, de Rivette, en 1969. Et alors qu’a priori, Klossowski, tout ça, c’est loin de moi, tout a été tout de suite très simple entre nous. Des rapports de plateau, d’amitié, très simples, à l’opposé de tout intellectualisme ou pose d’artiste. On s’est tout de suite branché, mais alors vraiment... Par exemple, c’est grâce à Zucca que j’ai pu envisager d’avoir un enfant. Jusque-là, je me disais « pas d’enfant ». J’avais choisi le cinéma, donc pas mal d’incertitude. Je n’étais déjà pas sûr de pouvoir continuer à travailler là-dedans, alors avoir un enfant... Et Zucca avait un enfant, Jérôme, qu’on appelait « le p’tit bouchon ». Il s’en occupait vraiment. Il l’emmenait le matin à l’école, le faisait manger, pouvait arrêter de bosser pendant six mois pour être avec son môme. Je me disais « c’est possible de vivre comme ça, tout en étant photographe de plateau ? », c’est-à-dire avec des cachets pas très élevés. Oui, c’est possible…
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