Article de revue

L'amateur est l'acteur

Honor de cavalleria, Albert Serra, 2006

Pages 12 à 15

Citer cet article


  • Cantarella, R.
(2008). L'amateur est l'acteur Honor de cavalleria, Albert Serra, 2006. Vertigo, 33(1), 12-15. https://doi.org/10.3917/ver.033.0012.

  • Cantarella, Robert.
« L'amateur est l'acteur : Honor de cavalleria, Albert Serra, 2006 ». Vertigo, 2008/1 n° 33, 2008. p.12-15. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-vertigo-2008-1-page-12?lang=fr.

  • CANTARELLA, Robert,
2008. L'amateur est l'acteur Honor de cavalleria, Albert Serra, 2006. Vertigo, 2008/1 n° 33, p.12-15. DOI : 10.3917/ver.033.0012. URL : https://shs.cairn.info/revue-vertigo-2008-1-page-12?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ver.033.0012


Celui qui décide de jouer, amateur, semi-professionnel ou professionnel, cherche les façons de se frayer un chemin de construction pour transformer quelque chose, pour devenir celle ou celui qui va jouer un jeu. Même si ce jeu est une présence neutre ou l’exposition d’un modèle, il faut le décider, le préparer et l’enregistrer. Jouer, incarner, sentir le rôle, interpréter, autant d’expressions pour déterminer la fabrique de l’acteur. Où est le personnage dans cette chaîne de fabrication ? Est-ce le résultat de la fabrication ? Un texte de référence pour la théorie de l’interprétation s’intitule La Construction du personnage ; il est écrit par Constantin Stanislavski, confirmant que l’acteur au travail est un fabricant de personnages. Le savoir s’améliore par acquisition de techniques de mimesis de plus en plus précises afin que l’illusion soit telle que l’acteur pourra décider des variations de semblance entre un personnage fictif et celui qu’il va faire. Les verbes jouer, incarner, interpréter ou sentir seraient les moyens de représenter les fictions, de les activer, et les actants en sont les responsables. La théorie de la construction du personnage se ramifie en plusieurs écoles prolongeant la même idéologie de la « copie ressentie », permettant aux acteurs, grâce à un entraînement, de donner l’illusion d’un naturel appartenant à un personnage tout en maintenant la signature de celui qui construit, la personne sous le personnage. Une sorte de cumul entre l’ouvrier, l’artiste, l’architecte et le bâtiment…


Date de mise en ligne : 06/08/2014

https://doi.org/10.3917/ver.033.0012

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