Le cours Lafayette à Lyon : urbanité et ville ordinaire
Pages 30 à 32
Citer cet article
- CHARBONNEAU, Jean-Pierre,
- Charbonneau, Jean-Pierre.
- Charbonneau, J.-P.
https://doi.org/10.3917/tu.019.0030
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- Charbonneau, J.-P.
- Charbonneau, Jean-Pierre.
- CHARBONNEAU, Jean-Pierre,
https://doi.org/10.3917/tu.019.0030
Le cours Lafayette est une large avenue menant du centre de Lyon à Villeurbanne. Il aurait pu être un grand site vivant, actif, donnant toute leur place aux piétons, aux commerces, aux échanges ; un lieu emblématique des quartiers traversés, un grand site urbain. Le résultat désespère : un transport en commun en site protégé occupe deux larges voies réservées aux bus (6,50m d’enrobé), s’y ajoutent une voie de desserte interne (4 m) en enrobé également et deux petits trottoirs dans l’espace disponible entre façades. Point d’arbres, même s’il est recommandé d’en planter pour lutter contre le réchauffement, les vélos iront avec les bus, et point d’urbanité dans cette avenue devenue une autoroute à transports publics, vide la plupart du temps : une coupure entre les quartiers traversés alors qu’elle aurait pu être un lien.
Conclusion rapide : ne pas laisser les sociétés de transports faire de l’aménagement. Elles favorisent naturellement leur intérêt, leur économie au détriment d’autres usages. Conclusion complémentaire : dans les espaces publics, de multiples logiques sont en jeu – les livraisons, les déplacements à vélo, à pied, en transports publics, en voiture, les pompiers, le nettoiement, les arbres, les bancs, les réseaux… Dans des espaces aux dimensions limitées (on ne va pas reculer les bâtiments), seuls les sujets fonctionnels ont leurs propres règles et exigent l’espace qui leur est nécessaire : « Une chaussée c’est 3,5m de large, deux bus qui se croisent c’est 6,50 m…
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