Raymond et Michel Oliver, stars de la cuisine à la télévision de père en fils (1953-1985)
- Par Olivier Roger
Pages 49 à 61
Citer cet article
- ROGER, Olivier,
- Roger, Olivier.
- Roger, O.
https://doi.org/10.3917/telev.006.0049
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https://doi.org/10.3917/telev.006.0049
Notes
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[1]
La notoriété de La Cuisine des mousquetaires, largement due au relais assuré par le Zapping de Canal + auprès du grand public, explique que l’extrait lors duquel Maïté assomme des anguilles ait été publié par l’INA (Institut national de l’audiovisuel) sur la plateforme Youtube, dans la catégorie “INA Culte”. http://www.youtube.com/watch?v=8-lCVMAZBhM (consulté le 2 septembre 2014).
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[2]
Alors que la RTF (Radio Télévision Française) a été créée en 1949, la première émission de recettes française, Les Recettes de M. X, a été mise à l’antenne à la fin de l’année 1953.
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[3]
Pour un récit complet du parcours de Raymond Oliver, on pourra se référer aux mémoires qu’il a publiées (Raymond Oliver, Adieu fourneaux, Paris, Robert Laffont, coll. « Vécu », 1984, 301 p.) ainsi qu’à l’article d’Évelyne Cohen consacré à Art et magie de la cuisine. Évelyne Cohen, « Art et magie de la cuisine : la cuisine du Grand Véfour à la télévision ? », Sociétés & Représentations, n° 34, 2012, p. 114-116.
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[4]
Cette émission hebdomadaire qui entendait présenter des recettes sur un ton jovial était largement critiquée par le comité de télévision et par les téléspectateurs.
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[5]
« Le prédécesseur de Raymond Oliver jouait dans “Les cochons d’Inde” », Télé Magazine, n° 306, 3 septembre 1961, p. 17.
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[6]
Voir Jérôme Bourdon, Du service public à la téléréalité. Une histoire culturelle des télévisions européennes 1950-2010, Paris, INA, 2011, p. 35.
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[7]
Archives nationales (Pierrefitte-sur-Seine), 19900214/32. Réunion du Comité de télévision du 14 octobre 1954.
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[8]
Évelyne Cohen, « Art et magie de la cuisine : la cuisine du Grand Véfour à la télévision ? », loc. cit., p. 116.
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[9]
Raymond Oliver, Adieu fourneaux, op. cit., p. 295.
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[10]
« Visite chez Raymond Oliver, le “chef” de la T.V. », Radio Cinéma Télévision, n° 372, 3/03/1957, p. 6.
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[11]
À cette date, un programme nommé Aperçus gastronomiques est diffusé par la RTF, d’après la liste des “programmes après diffusion” établie quotidiennement par les chefs de chaîne et consultable à l’Inathèque.
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[12]
Gilles Delavaud et Denis Maréchal (dir.), Télévision : le moment expérimental, Rennes, Apogée, 2010, p. 18.
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[13]
Raymond Oliver et Catherine Langeais animent sur la première chaîne Art et magie de la cuisine de 1955 à 1966, La Cuisine pour les hommes en 1960-1961, La Recette du spectateur en 1962-1963 puis Cuisine à quatre mains de 1966 à 1968.
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[14]
« Les disparus de la télé », Télérama, n° 1256, 9 février 1974, p. 9.
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[15]
Selon les deux auteurs, “l’ère du marketing” en vient à succéder à la “télé des réalisateurs” à partir de la fin des années 1960. Guy Lochard et Laurent Boyer, Notre écran quotidien. Une radiographie du télévisuel, Paris, Dunod, 1995, p. 23.
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[16]
Pour un aperçu complet du parcours de Michel Oliver, on pourra consulter ses mémoires : Michel Oliver, Le Rire du chat qui pisse sur la braise, La Tour d’Aigues, éditions de l’Aube, 2010, p. 183.
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[17]
À partir de 1976, les grands chefs qui ont donné naissance à la “Nouvelle cuisine” apparaissent dans La grande cocotte puis La Cuisine légère, présentée par Michel Guérard, sur TF1.
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[18]
Michel Oliver, La Cuisine est un jeu d’enfants, Paris, Plon, 1963.
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[19]
Michel Oliver, Le Rire du chat qui pisse sur la braise, op. cit., p. 109-110.
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[20]
Ibid., p. 177.
-
[21]
« Les “chefs” se mettent à table », Télé 7 jours, n° 1128, 22 janvier 1983, p. 106.
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[22]
Guy Lochard et Laurent Boyer, Notre écran quotidien. Une radiographie du télévisuel, op. cit., p. 29.
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[23]
Raymond Oliver, Art et magie de la cuisine, Paris, Del Duca, 1955, 307 p.
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[24]
« Il y a du peintre, du poète, de l’artiste dans le cuisinier, n’en déplaise aux uns et aux autres ! ». Ibid., préface.
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[25]
Évelyne Cohen, « Catherine Langeais », dans Agnès Chauveau, Yannick Déhée (dir.), Dictionnaire de la télévision française, Paris, Nouveau Monde éditions, 2007, p. 309.
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[26]
Dominique Mehl, La Fenêtre et le Miroir. La télévision et ses programmes, Paris-Lausanne, Payot, 1992, p. 67.
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[27]
Le chef accomplit fréquemment des préparations sophistiquées, qu’il réalise avec une grande rapidité et dextérité et en utilisant du matériel professionnel. C’est par exemple le cas de l’omelette norvégienne (présentée en mai 1957 et en septembre 1962) ou des pommes soufflées (en octobre 1955 et mai 1959, notamment).
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[28]
Télé Magazine, n° 16, 12 février 1956, p. 11.
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[29]
« Glaçage de gâteau », Art et magie de la cuisine, 7 février 1955. 27’16’’
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[30]
« Timbale Mona Lisa », Art et magie de la cuisine, 8 avril 1963. 0’48’’
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[31]
Télérama, 7 mai 1961, p. 15.
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[32]
« La nouvelle cuisine de Raymond Oliver : un cadeau des téléspectateurs », Télé Magazine, n° 207, 11 octobre 1959, p. 74.
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[33]
En 1960, un article de Télé Magazine annonce un changement de registre du répertoire culinaire de l’émission : « notre maître queux, modifiant sa formule, présente à ses fidèles téléspectatrices des recettes plus simples que naguère ». « Faites votre canard à l’orange avec… du veau », Télé Magazine, n° 223, 31 janvier 1960, p. 29.
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[34]
« Recette du spectateur », Art et magie de la cuisine, 16 avril 1962. Les références des émissions sont transcrites telles qu’elles sont référencées dans les bases de données de l’Inathèque de France.
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[35]
Raymond Oliver possédait une vaste collection de livres de cuisine (plus de 6 000 ouvrages), à l’origine d’une grande connaissance de l’histoire de la cuisine dont témoigne son interview dans l’émission suivante : « Raymond Oliver », Bibliothèque gourmande, France Culture, 24/06/2012 [rediffusion du 1/07/1969].
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[36]
« Poulet Marengo », Cuisine à quatre mains, 17 novembre 1967.
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[37]
Dominique Mehl, La Fenêtre et le Miroir. La télévision et ses programmes, Paris, Payot, 1992, p. 69-70.
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[38]
Michel Oliver, Le Rire du chat qui pisse sur la braise, op. cit., p. 194.
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[39]
« La pâte feuilletée : le crabe en feuilleté au curry », La Vérité est au fond de la marmite, 15 novembre 1980.
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[40]
« Éclairs au chocolat », La Vérité est au fond de la marmite, 10/11/1979,12:28:45.
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[41]
Michel Oliver, Le Rire du chat qui pisse sur la braise, op. cit., p. 184-185.
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[42]
« Michel Oliver est devenu un “super chef” pour être digne de son grand-père », Télé 7 jours, n° 1069, 22 novembre 1980, p. 121.
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[43]
« L’on a envie de pénétrer dans cette cuisine […] et de s’attabler avec lui [Michel Oliver] pour “une bonne bouffe” ». « Les “chefs” se mettent à table », Télé 7 jours, n° 1128, 22 janvier 1983, p. 106.
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[44]
Selon Pascale Pynson, la vogue des meubles en bois dans les années 1980 s’explique par le fait qu’ils incarnent une image de tradition rassurante et évocatrice du passé familial. Pascale Pynson, La France à table, Paris, La Découverte, 1987, p. 203.
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[45]
« La daube », La Vérité est au fond de la marmite, 24/09/1978, 11:59:17.
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[46]
« TF1 Hebdo », n° 14, 2 avril 1983, p. VII.
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[47]
Ainsi peut-on voir Yves Lecoq faire de nombreuses imitations en costume (émission du 6 octobre 1984) ou bien Jean Lefebvre raconter des anecdotes humoristiques liées au livre dont il est venu faire la promotion (émission du 4 mai 1985).
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[48]
Le rôle dévolu à Michel Oliver rejoint en bien des points la description de celui des animateurs de variétés que dressent Sabine Chalvon-Demersay et Dominique Pasquier dans « Le langage des variétés », Terrain [En ligne], 15 octobre 1990, http://terrain.revues.org/2980.
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[49]
Selon Isabelle Gaillard, en 1954, à peine 1 % des foyers français possède une télévision. En 1968, ils sont plus de 50 %. Isabelle Gaillard, La Télévision : histoire d’un objet de consommation (1945-1985), Paris, CTHS/INA, 2012, p. 30, 125.
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[50]
Malgré l’augmentation du nombre de téléspectateurs et de l’offre de programmes, Art et magie de la cuisine a continument rencontré de bons taux d’audience : en 1955, l’émission est suivie par 63 % des possesseurs de télévision, et par 30 % des téléspectateurs en 1963 et 1964. Archives nationales (Pierrefitte-sur-Seine), 19890447/2, sondages de la RTF.
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[51]
« La télévision en vacances : où vont-ils ? », Télé Magazine, n° 33, 10 juin 1956, p. 17.
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[52]
« Ces grands restaurateurs qui jugent Oliver », Télé 7 jours, n° 136, 27 octobre 1962, p. 59.
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[53]
« Catherine Langeais, Raymond Oliver : Art et magie de la retraite », Télé 7 jours, n° 1247, 21 avril 1984, p. 108-109.
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[54]
Sabine Chalvon-Demersay et Dominique Pasquier, Drôles de stars. La télévision des animateurs, Paris, Aubier, 1990, p. 30.
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[55]
Ibid., p. 25.
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[56]
« La télé a donné un “chef” à deux millions de Français », Télé Magazine, n° 90, 14 juillet 1957, p. 2-5.
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[57]
Couverture de Télé Magazine, n° 283, 26 mars 1961.
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[58]
Voir aussi l’interview de l’épouse de Raymond Oliver : « Raymond a une recette pour tout, même pour le bonheur », Télé 7 jours, n° 45, 28 janvier 1961, p. 63-65.
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[59]
Évelyne Cohen, « Art et magie de la cuisine : la cuisine du Grand Véfour à la télévision ? », loc. cit., p. 123.
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[60]
Raymond Oliver, Art et magie de la cuisine, op. cit.
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[61]
Raymond Oliver, La Cuisine pour les hommes, Paris, Éditions du Pont Royal, 1958, 318 p.
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[62]
http://jeuxsoc.fr/jeu/artma.0.0 (consulté le 3 juin 2014).
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[63]
Michel Oliver, Mes recettes à la télé, Paris, Plon, 1980, 419 p., puis Mes nouvelles recettes à la télé, Paris, Plon, 1982, 463 p., et Mes dernières recettes à la télé, Paris, Plon, 1980, 496 p.
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[64]
Rapport du CEO (Centre d’études d’opinion) EQ/83/42 : « Audience de la radio et de la télévision. 1976-1982 ». Archives de l’Ina, Fonds Jacques Durand : les publics, « Audiences : évolutions 1949-1989 / SOFRES : Panel Radio-TV1972-1973 ».
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[65]
Télé 7 jours, 22 novembre 1980.
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[66]
Il était connu de 70 % des Français, contre 69 % qui connaissaient Paul Bocuse. Voir Michel Oliver, Le Rire du chat qui pisse sur la braise, op. cit., p. 192.
Présentateurs d’émissions de cuisine durant deux âges successifs de la télévision française, Raymond Oliver (1909-1990) et son fils Michel (né en 1932) ont connu des parcours différents avant d’intégrer le système médiatique. La manière dont ont été conçus les programmes qu’ils animaient a déterminé le rôle que les deux cuisiniers professionnels jouaient à l’écran, entre figure d’autorité sur le plan culinaire pour l’un, animateur de télévision et simple amateur de cuisine pour l’autre. Leur exposition médiatique a fait des Oliver de véritables vedettes dont l’image associe l’univers de la télévision à celui de la grande cuisine. Aussi peut-on considérer que Raymond et Michel Oliver sont deux acteurs majeurs de l’évolution du genre de l’émission de cuisine dont les itinéraires sont emblématiques des transformations du fonctionnement de la télévision et de son rapport au public depuis les années 1950 jusqu’au milieu des années 1980.
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