Vincent Goulet, Médias et classes populaires, Paris, INA éditions, 2010, 339 p.
- Par Philippe Lavat
Pages 173f à 187f
Citer cet article
- LAVAT, Philippe,
- Lavat, Philippe.
- Lavat, P.
https://doi.org/10.3917/telev.002.0171f
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- Lavat, Philippe.
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https://doi.org/10.3917/telev.002.0171f
Dans cette étude approfondie sur les usages ordinaires de l’information, Vincent Goulet nous emmène dans la cité de Génicart, à Lormont, petite commune de la banlieue bordelaise. La genèse de cet ouvrage, qui est originairement une thèse de sociologie, est particulièrement attachée à ce quartier, dans lequel l’auteur a vécu durant trois années.
L’ouvrage se décline en trois grandes parties. La première est consacrée aux diverses formes de sociabilité populaire et à la circulation des informations. La seconde traite des fonctions identitaires et sociales des informations. La troisième partie, enfin, aborde la problématique de la construction du jugement et de la compétence politique, qui entrent en jeu dans l’appréhension des informations.
On pourrait appréhender, si l’on entretenait quelque préjugé négatif quant aux approches sociologiques des phénomènes médiatiques, de se trouver vite confronté à une kyrielle de chiffres et d’analyses statistiques… Mais (fort heureusement), ce n’est pas cette voie qui a été retenue. L’auteur, comme le précise Patrick Champagne dans la préface du livre, s’attarde de préférence sur la description des interactions dans l’espace public, dans une perspective qui n’est pas sans rappeler parfois les travaux d’Erving Goffman. De cette minutieuse ethnographie naît une description très vivante du quartier, et de ses habitants.
De cette enquête empirique naissent nombre de réflexions sur les habitudes – les habitus – de gens du quartier, eu égard à divers médias : presse, radio, internet, et une place encore prépondérante accordée à la télévision…
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