Éditorial
- Par Martin Motte
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Citer cet article
- MOTTE, Martin,
- Motte, Martin.
https://doi.org/10.3917/strat.131.0007
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Beaucoup de militaires et de stratégistes doivent leur vocation, ou au moins une partie de leur vocation, à la pratique du jeu de guerre. Celui-ci ne date pas d’hier. Les figurines militaires, qui en ont sans doute été le premier support, remontent à l’Antiquité ; elles ont notamment marqué l’enfance d’un de Gaulle et plus encore d’un Churchill, pour nous en tenir à deux personnalités marquantes du xxe siècle. Les quinquagénaires d’aujourd’hui, quant à eux, ont connu la transition des figurines historiques en plastique souple – un jouet-phare des années 1960 et 1970 – aux wargames anglo-saxons puis aux simulations numériques. Il y eut dans tout cela du bon et du moins bon, d’où la nécessité, au fur et à mesure que les wargames gagnaient du terrain dans la formation des officiers, d’une réflexion critique couvrant tous les aspects du sujet : conception des jeux, définition exacte des objectifs poursuivis, intégration de l’intelligence artificielle, etc. C’est à une telle réflexion que se sont attelées en avril 2024 les premières Assises françaises d’étude du wargaming, dont le présent numéro de Stratégique prolonge les travaux. À ce dossier consistant – et passionnant –, nous avons adjoint en varia un non moins passionnant article sur la propulsion nucléaire dans les opérations spatiales : en l’absence d’expériences suffisamment probantes, son auteur conclut à la nécessité de recourir… à la méthodologie du wargaming ! C’est dire si le sujet est actuel…
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