L’archéologie de la guerre : entre technique et idéologie générale
- Par Aurore Levasseur
Pages 55 à 66
Citer cet article
- LEVASSEUR, Aurore,
- Levasseur, Aurore.
- Levasseur, A.
https://doi.org/10.3917/strat.112.0055
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https://doi.org/10.3917/strat.112.0055
Les batailles et la guerre sont nées sans doute avec l’humanité même. (Louis Figuier, 1870).
Apparue, il y a moins d’une douzaine de milliers d’années, la guerre est peut-être (…) le produit de la civilisation. (M. Pathou-Mathis, 2013)
1 Qui sont les parents de la guerre ? Qui a donc pu donner naissance à ce phénomène ? Est-ce l’homme dès les premiers « homos sapiens » ? Ou la civilisation dès l’apparition de l’agriculture et de la sédentarisation au néolithique ? 100 000 ans séparent ces deux datations possibles de la guerre et de nombreux débats s’articulent autour de cette question encore aujourd’hui, ou devrais-je dire à nouveau aujourd’hui.
2 En effet, si la question de l’origine de la guerre se pose à nouveau aujourd’hui, c’est qu’elle a connu une occultation pendant près de 50 ans dont elle sort à peine. Dans les années 1960, les guerres et les violences pendant la Préhistoire ont disparu de toute recherche et de toute grille d’interprétation de données archéologiques. La guerre était devenue un tabou universitaire. La préhistoire ne pouvait être que pacifique. Ce refoulement ou cette occultation étaient d’autant plus surprenants, qu’à l’inverse, les romans, les films et les vulgarisateurs scientifiques faisaient état d’un homme sauvage, belliqueux et féroce. Un tournant a néanmoins eu lieu dans les années 1990, lorsque les études sur les conflits préhistoriques se sont multipliées, d’abord en Grande-Bretagne et aux États-Unis, puis plus largement en Europe.
3Il ne s’agit évidemment pas ici de diaboliser une discipline, l’archéologie, mais simplement de proposer un éclairage particulier sur le thème du conflit guerrier qui est central dans tous les récits humains dès l’invention de l’écriture, qui est fondateur des différentes époques humaines historiques et qui pourtant est absent des interprétations en Préhistoire.
4 Après la seconde guerre mondiale, le thème guerrier a donc disparu des interprétations des archéologues ; les fouilles autour de ce thème ne trouvaient plus de financement ; les armes n’étaient perçues que par le prisme du prestige ou du symbolique. La potentialité du conflit n’était plus évoquée, comme dans le cas du commerce et des échanges présentés comme tout à fait pacifiques. Les groupes proches ou lointains s’échangeaient objets, idées et femmes sans conflit. Aujourd’hui, ce pacifisme est remis en cause, dans son aspect global et systématique, notamment par L.H. Keeley qui inverse la réflexion, affirmant que les échanges peuvent tout aussi bien être le résultat de butins de guerre ou de pillages.
Photo : revue Nature – janvier 2016
5Ce qui est curieux dans ce phénomène qui a fait de la guerre un tabou aux premières heures de l’Homme, c’est qu’il fut :
- mondialisé : l’aveuglement autour des signes de violences guerrières se retrouve tant chez les chercheurs d’Europe, des États-Unis ou de Russie.
- persistant : la durée et la persistance de ce tabou pendant près de 40 ans le distingue d’un simple phénomène de mode ou de tendance.
- ciblé : il concerne les violences guerrières tant en préhistoire qu’en ethnologie. C’est donc le caractère « premier » ou « primitif », pré-civilisationnel qui confère à la présence ou à l’absence de guerre une dimension toute particulière. Comme le soulignait Pierre Clastres dans Archéologie de la violence, la guerre dans les sociétés primitives (p. 7) : « À s’en tenir, par conséquent, aux discours ethnologiques ou plus précisément à l’inexistence d’un tel discours sur la guerre primitive, le lecteur curieux ou le chercheur en sciences sociales en déduira à bon droit que la violence ne figure point sur l’horizon de la vie sociale des « Sauvages », que la guerre n’appartient pas au fonctionnement normal et habituel des sociétés primitives. La guerre est donc exclue du discours sur l’ethnologie».
7 Quelles sont donc les causes de ce tabou ?
8 Les causes sont multiples et de trois ordres : techniques d’abord, eu égard aux données relevées et à l’état des méthodes actuelles d’études des traces de violences guerrières ; mais également historiques selon la période plus ou moins chahutée dans laquelle vit l’archéologue ; et enfin idéologiques car un soubassement idéologique handicape la pensée du conflit en Préhistoire.
Facteurs techniques : des sources limitées à l’interprétation compliquée
9 La difficulté d’étudier la violence guerrière en archéologie de la Préhistoire s’explique en partie par le nombre limité de données et les limites des méthodes d’études des traces d’activités belliqueuses. D’abord, il n’y a pas de consensus autour de la définition de la guerre ; difficile donc de s’entendre ou de comparer ses thèses lorsque l’objet dont on parle n’est pas communément défini. Certains archéologues définissent la guerre en termes d’organisation de la violence, donc étatique, organisée militairement. D’autres considèrent que l’on ne peut parler de guerre qu’avec l’existence d’un armement spécifiquement adapté au combat, en particulier défensif. D’autres encore, adoptent une définition plus large qui est celle du conflit entre deux groupes. La guerre, pour beaucoup d’archéologues n’apparaît qu’à la fin du néolithique avec l’apparition d’une caste de guerriers puis avec un armement en bronze ou en fer. Le guerrier devient professionnel, spécialiste, parfois mercenaire. Ce sont bien au cours des périodes précédentes, paléolithique et mésolithique que l’existence de la guerre porte à débat.
10 Or, l’archéologie se heurte à des problèmes de données et d’interprétation.
11 Au niveau des données, les lieux de fouilles sont nécessairement limités géographiquement. Les fouilles de sites paléolithiques et néolithiques sont restreintes à quelques zones spécifiques dans le monde : en Europe (notamment Occidentale), au Proche-Orient et dans certaines parties des États-Unis. De plus, le nombre de sépultures avec mort violente est limité et trop faible pour une véracité statistique. En effet, plus la sépulture est ancienne, moins elle risque d’être bien conservée ou de bénéficier d’un traitement qui la conserve. Il est donc logique que la majorité des traces guerrières retrouvées date du néolithique récent, de l’âge de bronze ou du fer. Certains armements ont également certainement disparu, notamment ceux réalisés en matière végétale et qui n’ont pu traverser les âges : pièges, filets, épieux, bâtons de jet ou boomerangs...
12 Enfin, il y a certainement une sous-estimation des morts violentes par la difficulté d’identifier les blessures sur les parties molles du corps. Si les blessures par projectiles concernant les ossements présentant des armatures fichées sont enregistrées et décrites sans difficulté, il n’en est pas de même pour des armatures retrouvées près d’un os ou à l’intérieur d’un thorax. Dans une démarche d’exactitude scientifique, ces blessures ne sont généralement pas décomptées dans la liste des traumatismes balistiques.
13 C’est pourquoi les traumatismes sont certainement sous-évalués.
14 L’archéologie de la préhistoire, à défaut de sources écrites, s’appuie donc sur des vestiges matériels pour reconstituer le passé. La part de l’interprétation est importante.
15 Dans le cadre de la représentation de la guerre, il n’est pas suffisant de démontrer l’existence d’une mise à mort, encore faut-il en déterminer les raisons (accompagnement, justice, exécution de prisonniers, conflits armées, sacrifice, accidents…). Or, les squelettes isolés posent des problèmes d’interprétation, même avec des pointes de flèches fichées dans les os, car ils ne permettent pas toujours d’éliminer l’hypothèse de rixes ou d’accidents de chasse. Certains indices, comme les fractures du cubitus, permettent de déduire que le sujet a été frappé et qu’il a essayé de se protéger des coups à la tête par son avant-bras.
16 De surcroît, la menace peut être déduite de circonstances particulières mais l’ennemi et ses motivations restent inconnus : est-ce un membre du groupe, ou d’un groupe ennemi ? Certaines traces de violences collectives au paléolithique ne laissent guère de suspicion sur la confrontation belliqueuse. En termes de violence de masse, touchant indistinctement hommes, femmes et enfants, le site le plus connu est le site 117, au Soudan, à Djebel Sahara, datant de l’épipaléolithique final – 14 à -12 000 ans avant notre ère. Nombre d’adultes présentaient des fractures cicatrisées de leurs avant-bras, signes possibles de violences antérieures et déjà existantes. Ce massacre s’inscrit dans un contexte d’augmentation démographique, de sédentarisation et de revendication territoriale alors que sévit une phase d’aridification.
17 Concernant l’interprétation de ce qui a motivé le massacre, les méthodes actuelles permettent de constituer un faisceau d’indices pouvant guider des hypothèses. Un autre massacre plus récent (5 000 ans avant notre ère) a été trouvé à Talheim en Allemagne, il contient 34 corps. 18 adultes et 16 enfants ont été tués à coups de hache et jetés dans une grande fosse. Les crânes intacts montrent que les victimes avaient reçu des coups mortels portés par au moins 6 types de haches différentes selon l’analyse de Wahl et Kônig en 1987. Les femmes de l’une d’elles étant absentes, les archéologues supposent qu’elles ont été enlevées. Ce rapt est-il à l’origine de l’action violente ou est-ce une simple action au sein d’une guerre aux motivations différentes ?
18 Si l’interprétation des squelettes et sépultures se heurte à certaines limites, c’est également le cas dans l’art rupestre, dans lequel le thème de l’homme atteint de projectiles, blessé ou tué, sans être fréquent, est attesté au cours du paléolithique supérieur. Mais les données de l’art rupestre sont parfois ambiguës, l’interprétation peut être multiple.
19 La pensée de la guerre au paléolithique et au mésolithique se heurte donc à des limites techniques liées à la quantité et à la qualité des sources analysées. Néanmoins, les massacres et les squelettes impactés comme l’art rupestre et les comparaisons ethnologiques ne plaident pas pour un pacifisme absolu et généralisé du paléolithique. Ce n’est donc pas que le facteur technique qui peut expliquer l’occultation de l’étude de la guerre à la Préhistoire.
Facteur 2 : tirer les leçons de l’Histoire et éviter toute instrumentalisation
20 La deuxième hypothèse « historique » est celle de la peur de la récupération politicienne ou de l’instrumentalisation des hypothèses archéologiques dès la fin de la seconde guerre mondiale.
21 Que ce soit en archéologie au sujet des premiers hommes, ou en ethnologie concernant les peuples primitifs, la guerre demeure nettement un enjeu idéologique, soit dans l’interprétation que le scientifique en fait par rapport à sa vision politique et philosophique du monde, soit par la récupération politique ultérieure qui est faite des travaux scientifiques pour justifier une domination raciale, territoriale… C’était le cas au xxe siècle, avec l’exemple emblématique de l’Ahnenerbe pour justifier les thèses nazies par des recherches archéologiques aux représentations orientées. Les archéologues, pour se prémunir de toute dérive idéologique, ont pu être tentés de limiter la discipline à une démarche descriptive. Le thème de la violence guerrière en a pâti, disparaissant des champs conceptuels du monde archéologique pour quelques dizaines d’années.
22 De plus, cette disparition du thème guerrier, s’explique également par une réaction contre l’ancienne génération d’avant-guerre au sein de laquelle les fonctions militaires primaient sur toutes explications alternatives non militaires.
23 Prôner l’altruisme et la coopération, thèmes de recherches très en vogue aujourd’hui ne présente pas le même risque de récupération. Si le constat de Marylène Patou Mathis sur l’homme naturellement empathique peut être tout à fait exact, en revanche les conclusions tirées me semblent erronées. En Préhistoire, les preuves de l’altruisme ou de dispositifs coopératifs sont multiples que ce soit chez les Néandertaliens ou les Homo Sapiens. Néanmoins, que l’homme ait démontré sa capacité affective ou altruiste ne prouve pas une quelconque disposition au pacifisme entre groupes.
24 La thèse que le contexte historique dans lequel évolue l’archéologie, notamment sa dimension guerrière ou non influence si profondément les recherches est à questionner. C’est pourtant, une des hypothèses communément admises pour expliquer cette occultation du thème guerrier, formulée par J. Guilaine et J. Zammit : les archéologues européens et américains vivaient en paix depuis la fin de la seconde guerre mondiale, dans une culture de paix très marquée (fondation de l’Europe, ONU et UNESCO..), ce qui a contribué à faire émerger une image plus calme de l’évolution de la société.
25 À mon sens, l’influence des guerres contemporaines sur la conception des violences guerrières préhistoriques est à minorer. En effet, les guerres se sont poursuivies pendant ces décennies, guerres particulièrement violentes et qui ont, pour certaines, suscité une véritable opposition populaire (Algérie, Viêt-Nam, Indochine…). De surcroît, la guerre froide, certes n’était pas une guerre ouverte et sanglante, néanmoins, la menace pesant sur chacun des deux blocs était réelle et perçue comme tel par les populations. Enfin, si l’influence des guerres contemporaines était si déterminante dans l’interprétation des préhistoriens, nul doute, qu’après 2001, les massacres préhistoriques aient été assimilés à du terrorisme, le mode opératoire de la terreur et de la sidération semblant étrangement similaires dans les deux cas. Or, aucun préhistorien n’a tenté ce rapprochement ou ce parallélisme. À mon sens, c’est donc moins l’absence de guerre contemporaine qui explique la disparition des études sur les guerres préhistoriques ; que sa disparition volontaire, enfouie dans l’inconscient, connotée trop négativement et donc rendue taboue. Je considère que l’influence d’idéologies, notamment communistes, explique davantage le refoulement du thème des violences préhistoriques, que l’époque relativement pacifiée dans laquelle évoluaient les préhistoriens.
Facteur 3 : influence d’une idéologie pacifiste et du communisme primitif
26 Dans les années 1960-1970, le pacifisme et le développement des mouvements d’extrême-gauche font du thème de la violence guerrière un repoussoir. En effet, dès les années 1960, l’antimilitarisme a influencé la culture populaire et la culture alternative. Cela s’est traduit, au niveau des sociétés occidentales, par différents mouvements qui se sont développés comme celui « peace and love », qui connut un retentissement certain en Europe comme aux États-Unis et qui a pu influencer toute une génération de chercheurs. Comme le souligne, Tony Pollard et Iain Banks : « cette attitude a pu naître à la fin des années 1960 ou 1970, quand la génération “flower power” se développa. C’est peut-être une simplification, mais pour les 30 ans qui suivirent, le sujet (les conflits et les guerres) était tout simplement devenu démodé ». Le militantisme pacifiste qui se développa alors, eu un impact sur les courants de l’archéologie, plus important que sur les sociétés d’alors. En effet, les universités, dans lesquelles étaient formées et enseignaient les préhistoriens, étaient des hauts lieux de la contestation et de l’antimilitarisme (confondu alors à tort avec le pacifisme). De plus, se développèrent des mouvements d’extrême-gauche, anti-capitalistes, anti-hiérarchiques, anti-étatiques… Ils ont eu en commun de souscrire à l’idée d’un communisme primitif, un communisme des premiers temps pendant la Préhistoire, pendant lequel toute violence était absente. En effet, il n’y a pas de guerre s’il n’y a pas d’État (mouvements anarchistes ou libertaires), s’il n’y a pas d’économie capitaliste (mouvements marxistes), s’il n’y a pas de propriété (mouvements communistes).
27 L’influence de ce communisme primitif a été très importante sur les interprétations données par les archéologues, notamment concernant les violences guerrières, ontologiquement impossibles dans ce cadre.
28 L’Angleterre moins concernée par les soubresauts du printemps 1968, réhabilita le thème de la violence guerrière en Préhistoire à la fin des années 1970, redonnant peu à peu une acceptabilité universitaire aux travaux sur la violence guerrière. L’éloignement émotionnel des événements de 1968 puis la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide ont remis en cause en Europe le dogme ancré du communisme primitif excluant la guerre ou le conflit violent en Préhistoire. La vision absolument pacifique de ce communisme primitif se troubla, d’autant que l’Europe de l’Ouest accueilli de plus en plus d’archéologues des pays satellites de la Russie malmenés par le régime, ce qui permit une prise de conscience de leurs collègues européens et une prise de distance vis-à-vis des thèses marxistes-léninistes. Les violences guerrières des temps premiers furent à nouveau questionnables. Le tabou était levé.
29 Si le tabou est levé, le débat est toujours vif. L’enjeu dans l’idée que la guerre n’apparaît qu’avec l’existence de la propriété, du stockage, de la richesse et de l’État est crucial. Il s’agit de prouver que l’ordre capitaliste n’est plus éternel. Ce débat, qui pourrait sembler terminé depuis la fin des années 1980, est toujours d’actualité. Ainsi dans la Revue Internationale du 29 octobre 2012 , qui est la revue du courant communiste international, peut-on lire : « Les découvertes successives ont repoussé encore et encore plus loin dans le passé les origines de l’Homme, si bien que maintenant nous savons que non seulement la propriété privée n’est pas un fondement éternel de la société mais qu’elle est, au contraire, une invention relativement récente puisque l’agriculture – et donc la propriété privée et la division de la société en classes – ne datent que de 10 000 ans environ. (…). Il est clair aujourd’hui que la partie de loin la plus longue de l’histoire humaine n’est pas celle de la lutte des classes, mais d’une société sans classes, communiste : c’est ce qu’on appelle le communisme primitif. »
30 Pour conclure, la pensée de la guerre à la préhistoire ne se limite donc pas à des données techniques. Son occultation dans les années 1950 à 1990 s’explique par son historicisation et son association à un certain type de société capitaliste, étatique, hiérarchique.
31 Aujourd’hui, le thème n’est plus tabou mais l’idéologie forte qui lui est opposée est celle de la non-naturalisation de la guerre : l’homme n’est pas un être pour la guerre, c’est un être pour l’altruisme et l’empathie.
32 La question de la guerre, comprise, soit comme une conséquence d’un certain type de société à une période historique, soit comme un universel humain, est donc toujours vivace et représente l’enjeu conscient ou non, des études des traces guerrières en particulier au paléolithique et au mésolithique. Penser autrement la guerre en Préhistoire, c’est adopter un regard lucide sur les techniques et les idéologies influant les jugements afin de ne pas handicaper la pensée de la guerre, de ne pas en faire un phénomène tout culturel ou tout naturel, les deux aspects s’irriguant l’un l’autre, à l’instar de la complexité de l’homme vue par Edgar Morin :
L’homme est un être culturel par nature parce qu’il est un être naturel par culture.
Edgar Morin, Le Paradigme perdu, 1973.
Mots-clés éditeurs : archéologie, communisme, guerre, idéologie, marxisme, marxisme guerre, préhistoire
Date de mise en ligne : 17/11/2016
https://doi.org/10.3917/strat.112.0055