Article de revue

« Ouvrir les maternelles aux pédopsychiatres... »

Pages 7 à 10

Citer cet article


(2006). « Ouvrir les maternelles aux pédopsychiatres... » Spirale - La grande aventure de bébé, no 37(1), 7-10. https://doi.org/10.3917/spi.037.07.

« “Ouvrir les maternelles aux pédopsychiatres...” ». Spirale - La grande aventure de bébé, 2006/1 no 37, 2006. p.7-10. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-spirale-2006-1-page-7?lang=fr.

2006. « Ouvrir les maternelles aux pédopsychiatres... » Spirale - La grande aventure de bébé, 2006/1 no 37, p.7-10. DOI : 10.3917/spi.037.07. URL : https://shs.cairn.info/revue-spirale-2006-1-page-7?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/spi.037.07


1« ... et former le corps enseignant à la pédopsychiatrie afin de détecter le plus tôt possible tous troubles ou difficultés de l’enfant. »

2Ces lignes rapportent la proposition 14 du Rapport préliminaire de la commission Prévention du Groupe d’études parlementaire sur la sécurité intérieure (gesi), présidé par Jacques Alain Bénisti, député du Val-de-Marne, rapport remis à Dominique de Villepin, alors ministre de l’Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales, en octobre 2004. Depuis, le ministre de l’Intérieur est devenu Premier et celui qui officiait à l’Économie, aux Finances et à l’Industrie est de nouveau l’hôte de la place Beauvau. Depuis, l’expertise collective de l’inserm sur les troubles des conduites chez l’enfant et l’adolescent, parue en septembre 2005, a fait couler beaucoup d’encre (cf. l’édito de Spirale 35) et les pétitions ont fleuri à son encontre : l’appel « Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans » (hhttp:// www. pasde0deconduite. ras. eu. org/ index. php?petition=3D3) a recueilli plus de 110 000 signatures en quelques semaines, et initié tout un mouvement, sans précédent, de professionnels de la petite enfance, de la santé, de l’éducation, du secteur social, mais aussi de parents et de citoyens, sensibles à ces questions. Ce printemps, nombre d’initiatives seront proposées contre les projets gouvernementaux sur la prévention de la délinquance.

3Spirale vous engage à vous associer à ces manifestations et autres réalisations.

4Consultez régulièrement le site :

5http:// www. pasde0deconduite. ras. eu. org/

6et n’oubliez pas : demain se construit aujourd’hui.

7Allez, va ! Je ne résiste pas à vous faire partager la nouvelle courbe de l’évolution version gesi. Cette courbe a disparu du rapport définitif d’octobre 2005, transmis au ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, Nicolas Sarkozy (hhttp:// www. pasde0deconduite. ras.eu.org/IMG/pdf/BENISTI_rapport_definitif.pdf). Elle était présente dans le rapport préliminaire d’octobre 2004 (hhttp:// www. pasde0deconduite. ras. eu.org/IMG/pdf/rapport_preliminaire_BENISTI_2004.pdf ou hhttp:// www. syndicat-magistrature. org/ Crew/ Doc/ 328= rapport_BENISTI_prevention. pdf).

8Elle se passe de commentaires, même si le législateur a jugé utile d’en associer certains, ici repris.

9Bonne lecture et que le débat s’engage, ici et ailleurs, pour les bébés d’aujourd’hui qui seront, ne l’oublions jamais, les adultes de demain.

10Vive le printemps des poètes !

11Et n’oubliez pas, en sortant, d’ouvrir la cage aux oiseaux… Les pédopsychiatres, en gros minets, fouinant dans les cours de maternelles, à la recherche des Titi déviants, je trouve ça de très bon ton en ces temps de parano ambiante sur la grippe aviaire !

Description de l'image par IA : Courbe évolutive d'un jeune avec des problèmes d'écarte du droit chemin pour s'enfoncer dans la délinquance.

12Explications au verso.

Explications de la courbe évolutive d’un jeune qui au fur et à mesure des années s’écarte du « droit chemin » pour s’enfoncer dans la délinquance

Si les actions de prévention veulent être efficaces, elles doivent impérativement commencer dès les prémices de déviances, c’est-à-dire dès le plus jeune âge. Tout le monde s’accorde à dire que si les remèdes ne sont pas appliqués à ce moment précis du comportement déviant de l’enfant, cette dérive ne cessera de s’accentuer. Il sera de plus en plus difficile d’y remédier et d’y apporter des solutions.
Les actions à promulguer entre 3 et 6 ans ou entre 6 et 12 ans sont nettement moins lourdes à mettre en œuvre que celles qui devront être mises en place à l’adolescence. Plus les comportements déviants seront résolus tôt, moins nous auront à déployer de mesures drastiques à la fin de l’adolescence. Pour cela, il faut une mobilisation de tous les acteurs en contact avec les jeunes, en priorité bien sûr les parents mais également les équipes éducatives, les professionnels sociaux et médicaux. Si l’un de ces acteurs est défaillant, alors c’est l’ensemble du dispositif qui en pâtie. Chacun à son niveau a une part de responsabilité dans l’évolution du comportement de l’adolescent. Bien sûr, si le comportement déviant de l’enfant n’est pas corrigé suffisamment tôt, alors des mesures plus radicales seront nécessaires, et dans l’intérêt de l’intéressé, et dans celui de son environnement proche ou immédiat. Le relais qui devra s’instaurer entre le jeune, le corps enseignant, les parents et les professionnels devra permettre de résoudre les difficultés occasionnées. Un contact direct avec le jeune devra être instauré de gré ou par la contrainte avec une personne formée à cet effet pour le soigner ou lui faire choisir un autre chemin que celui qu’il est en train de prendre.

Date de mise en ligne : 01/04/2006

https://doi.org/10.3917/spi.037.07